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mardi 24 juin 2008

Les couleurs de la Honte, le temps qui passe.


1 an et demi, 18 mois… 547 jours, 13 140 heures, plus de 788 000 minutes… je vous laisse compter et je reviens…

Si vous êtes né hors des frontières de la toute puissante Europe et qu’un petit tour par chez nous vous tente, voilà ce que vous risquez d’avoir le temps de compter privé de votre liberté sans même avoir été jugé.
Pourquoi les "bien nés" européens peuvent-ils librement mettre le pied sur tous les continents, faire leur marché des richesses du monde, creuser des trous où bon leur semble pour voir ce qu’il y a dessous, débarquer par avions entiers tartinés de crème solaire en tongs et minishorts voir les "autochtones", "indigènes", "aborigènes", si exotiques pendant les vacances ?
Et pourquoi l’inverse n’est-il pas concevable ?
"Mais voyons ma brave dame la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde !"
Cette phrase justifie la rétention sans jugement d’hommes, de femmes et d’enfants. Des êtres humains qui ont tout investi, tout risqué, tout quitté pour venir voir si ici c’est vraiment le paradis…
"Liberté, Egalité, Fraternité". Ces mots ne valent pas pour tous ? Qu’ai-je donc appris à l’école de la république ? "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit"
Ces immigrants sont-ils vraiment la menace ultime ou des boucs émissaires de gouvernements qui protègent des patrons voyous et demandent à leurs électeurs de regarder vers le sud pour faire diversion ?
C’est un vieux truc de prestidigitateur, avec la main droite les médias montrent l’immigration alors qu’avec la main gauche le président ouvre discrètement la porte à Bouygues, Monsanto, Total, et consorts.
Pour vous faire une idée de ce qu’on ne montre jamais (pas assez télégénique, manque d’adrénaline, pas de bagarres ni d’insultes), je vous propose un petit tour dans les métros et les trains aux premières heures du matin : 5, 6 heures. La France qui se lève tôt est colorée, métissée, magnifique et c’est aussi ça la France.
788 000 minutes de la honte pour le pays des droits de l’Hommes, je n’ai qu’une seule chose à dire : je ne suis pas d’accord, le préalable à la détention est le jugement.

lundi 26 novembre 2007

Le goût amer du chocolat équitable


Ce soir au dessert : chocolat lait au miel Alter Eco (commerce équitable). L’avantage de ces produits : il y a toujours un peu de lecture au dos. Mais cette fois-ci la surprise fut de taille, on peut lire : Sucre de canne* (Costa Rica), beurre de cacao* (Ghana), poudre de lait entier, miel (Guatemala), pâte de cacao (Bolivie), noisettes moulues, poudre de lait écrémé, matières grasses de lait, extrait de vanille. Chocolat fabriqué en Suisse.

Ce chocolat a fait le tour du monde en pièces détachées avant de nous arriver. En plus seuls 80,6% du produit est issu du commerce équitable, d’où viennent le 19,4% qui restent ? Pourquoi est-ce un pays "riche" comme la Suisse qui a le privilège de faire la transformation (seule opération à forte valeur ajoutée).

Est-ce ça là une démarche équitable ? C’est mieux que rien, bien sur, mais tant qu’à afficher des valeurs, il serait intéressant qu’elles tiennent un peu la route en grattant.

Je note qu’on nous parle du Guatemala et de la Bolivie dans le petit texte au dos du chocolat mais que le Costa Rica et le Ghana sont oubliés. En France la règle veut que les aliments soient cités dans l’ordre de la plus grande quantité utilisée à la plus faible. Les productions Ghanéenne(s) et Costaricienne(s) sont-elles moins "vendables"? Elles sont pourtant plus importantes que la Bolivienne et la Guatémaltèque. L’usine Suisse on ne nous en parle pas non plus.

Attention, ne me faites pas écrire ce que je n’ai pas dit, je suis POUR le commerce équitable des matières premières… mais un peu plus de transparence, de cohérence sociale et écologique ferait du bien à ce marché en pleine expansion.

vendredi 15 juin 2007

Politique, image et rien...


Le train, le vélo, le jet privé…. Trouvez l’intrus… Tic, tac, tic, tac, tic, tac...
Et bien c’est à M. Juppé qu’il faut poser la question : il fait campagne en vélo devant un parterre de photographes puis il fonce faire un discours pour l’inauguration du TGV-Est. Le TGV est le moyen transport idéal pour limiter son empreinte écologique. D’ailleurs nous sommes nombreux à prioriser ce moyen de transport quand cela est possible. Félicitations MM. Juppé et Fillon, vous faites la promotion de cette nouvelle ouverture vers l’Est !
En même temps, c’est bien gentil le train mais c’est tout de même moins sympa qu’un petit décollage en jet privé. C’est d’ailleurs ce que se sont dits nos deux compères qui ont été en avion faire le discours d’inauguration du TGV. Alors, juste une requête : les photos sur vos vélos et les bonnes idées télégéniques… à d’autres. Chez DéDé ça ne prend pas. Ca met même très en colère. Comme le disait si bien notre ancien président : "La maison brûle et"... on souffle dessus pour que ça prenne! Les grands effets d’annonce c’est bien mais la pédagogie par l’exemple commence par être un ministre du Développement Durable irréprochable…

jeudi 7 juin 2007

Lamentables Infos du Matin...


Petit déjeuner avec la radio… je sais, il y a mieux mais bon, comme ça j’ai les oreilles ouvertes sur le monde enfin c’est ce que je croyais jusqu’à ce matin.
Au milieu des nouvelles du jour, le décès de 4 personnes dans l’incendie de leur maison… Encore une fois, un fait divers se glisse au milieu des informations, des évènements comme celui-ci arrivent, malheureusement, tous les jours. Le summum de l’horreur arrive avec le témoignage de la voisine qui raconte au micro du journaliste avide de "SCOOP" l’agonie et le désespoir de cette mère qui tente de sauver ses enfants (sachant qu’ils vont tous décéder).
Là, je m’insurge, je m’énerve, que cherchent les journalistes ? Que cherchent les directeurs de programmes ? Que cherchent les auditeurs qui écoutent sans bouger le récit d’une femme traumatisée par ce qu’elle vient de vivre ??? Qu’est ce que cette information apporte à ceux qui écoutent écoute la radio ???? En quoi cette information peut-elle aider à mieux comprendre le monde, les enjeux ? En quoi est-ce une Information ?
Je suis choquée par le traitement médiatique des faits divers qui viennent combler les plages horaires d’information. Ne se passe-t-il vraiment rien en France et dans le Monde ou préfère-t-on nous faire croire que ça c’est important ? C’est vrai, raz le bol de l’écologie, des guerres, de l’économie… alors un peu de proximité macabre… "CA AURAIT PU ÊTRE VOUS, TREMBLEZ AUDITEURS DONT LA VIE NE TIENT QU’A 1 FIL, OUBLIEZ VOS REVOLTES, SOYEZ SAGES, LA VIE EST TROP COURTE ET EN PLUS ELLE PEUT SE FINIR DANS D’ATROCES SOUFFRANCES…PENSEZ-Y LA PROCHAINE FOIS QU’IL VOUS VIENDRA A L’ESPRIT DE PARLER DE SUJETS PLUS PROFONDS QUE LE FILM D’HIER SOIR OU LA DERNIER MATCH DE FOOT".
Je m’éloigne du développement durable… mais pas tant que ça. Je pense que le développement durable s’inscrit dans une approche systémique dans laquelle les médias ont, quoi qu’on en pense, un rôle important à jouer. Ils tiennent les rênes de l’information.

jeudi 17 mai 2007

Les boules... de Noël.


Au lendemain des saints de glace, les petits français commencent à se demander ce qu’ils vont offrir à leur chère et tendre Maman pour la fête des mères… pendant ce temps, avec une saison d’avance, les supermarchés passent leurs commandes de Noël.
Pour faire une boule de Noël, une de celles qu’on pose avec délice sur le sapin avec plein de petits miroirs… les petites mains sont bien plus efficaces et moins chères que les grandes. Les boules ne doivent pas être trop coûteuses, elles ne sont que des accessoires, les cadeaux fabriqués en Chine voleront la vedette aux petites sphères dès que le Père Noël sera passé. Si chaque français regardait à deux fois avant d’acheter ses décorations de Noël… et que par magie, ceux qui auraient oublié ce détail voyaient se refléter dans ces milliers de miroirs les visages des enfants qui ont perdu leur jeunesse à fabriquer nos objets de consommation futile. Et dire qu’en Inde on ne fête même pas Noël…

lundi 23 avril 2007

OGM : Canada, un exemple à ne pas suivre.


Un de mes premiers billets dénonçait l’oubli du principe de précaution. Depuis, j’ai vu de nombreux reportages, lu de nombreux articles alors naïvement, je pensais que tout le monde avait réalisé le risque potentiel des cultures en plein champs. Et puis de discussion en débat, de brunchs en dîners, je me rends compte que le message a du mal à passer. Serait-il brouillé par des communiqués qui émanent des semenciers organisés en puissants lobbys ?
Je sais que la preuve par l’image est loin d’être une preuve irréfragable mais l’exemple de l’invasion de Monsanto au Canada présente une autre facette des problèmes liés aux OGM. Après notre santé, celle des animaux, l’utilisation de plus en plus importante de Roundup (désherbant appartenant à Monsanto), la dépendance totale des agriculteurs vis-à-vis des semenciers on connaissait… il y a maintenant : la contamination générale des cultures et les "milices" déversent des produits chimiques sur les champs qui ne leurs appartiennent pas, qui dressent des amendes aux agriculteurs contaminés… (voir le reportage ci-après) Mais où va-t-on ? Peut-on laisser toutes ces menaces prendre racine en France ? Le moratoire sur les cultures en plein champs me semblent être un impératif non négociable ! ! !

Et puis qui sait, ce que l'avenir nous réserve... cliquez ici juste pour rire

jeudi 19 avril 2007

DéDé voit tout rouge...


Il y a quelques temps que je n’ai pas écrit. La raison est assez simple : au-delà des coups de gueule de DéDé, ce blog se veut être à mon image : optimiste…
Bien que les arbres soient en fleurs et que le soleil nous fasse le plaisir de son retour, je ne sais plus vraiment…
Sommes-nous si nombreux à y croire, à agir en conscience… je ne parle pas d’être parfait, juste conscient, éveillé.
J’ai l’impression lorsque je sors du microcosme DD, tout le monde a toujours une très bonne raison de faire le contraire du minimum.
Les lumières se croient à Versailles, les robinets jouent les grandes eaux en circuit ouvert, les ordures s’enfuient des bacs de recyclage pour mourir en paix : incinérées, les voitures accélèrent bruyamment pour exister et les multinationales qui licencient annoncent toujours d’aussi beaux résultats …
Le citoyen et le consommateur ne se rencontrent pas comme Dr Jekyll et M. Hyde. Le citoyen serait presque prêt à changer ses habitudes mais le consommateur voit son plaisir dans le temps court.
Se lever de son fauteuil pour éteindre la veille de la télé, pour quoi faire ? C’est tellement plus facile de pointer la "zappette" sans se poser de question…
J’entends de plus en plus : "ils nous saoulent avec le développement durable, ils en font trop". A cela j’ai envie de hurler : "continuez à mettre vos enfants au chômage en exigeant de vos placements de rendements à 2 chiffres, continuez à consommer de l’énergie nucléaire avec des ampoules qui se prennent pour des chauffages, continuez à confondre vos robinet avec des sources inépuisables et puis tant que vous y êtes, écrivez un mot pour vos petits enfants et arrières petits enfants, qu’ils sachent que la soif de vivre dans l’opulence est plus importante que les quelques efforts à consentir."
AVOIR mais…à quel prix ? Le moins cher possible : un Tee-shirt distribué dans un évènement sportif : moins de 1€ … ça servira de chemise de nuit… fait par Qui ? Où ? Dans quelles conditions de sécurité ? Qui pose la question ? Personne, il faut bien que les participants en aient pour leur argent mais je repose la question : A quel prix ? Le tribu est payé de l’autre côté de la planète, nos enfants vont à l’école et les accidents du travail sont bien couverts…
Chez DéDé ne passent que les convaincus est-ce que ça vaut le coup de continuer… on ne sait jamais, quelqu’un pourrait s’égarer sur la toile et…
J’hésite.

mardi 20 mars 2007

Frontières fermées à double tour


La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, 28 aout 1789, 617 mots pour préserver l’intégrité des Hommes.
Mais aujourd’hui, en France, si vous passez le pas d’une banque pour ouvrir un compte et que vous "avouez" n’avoir pas de papiers, vous sortez de cet établissement (la Société Générale pour ne pas la citer) escorté par des policiers et menotté.
Ces femmes, ces hommes cherchent des conditions de vie meilleures pour eux-mêmes et pour leurs enfants. Oui, ils sont
en situation illégale sur le sol français, oui, nous ne pouvons accueillir tout le monde mais est-ce une raison pour les traiter comme des délinquants ? Quand vous vivez depuis plusieurs années dans un pays, que vous y travaillez que vous y dépensez votre argent, que vos enfants y sont scolarisés, est-ce normal d’avoir peur chaque jour ?
Les plus hauts murs du monde ne nous protègeront jamais de l’incroyable force de vie qui pousse ces hommes et ces femmes à tout laisser et à partir pour l’inconnu.
NOUS, nos prêts, nos commandes massives de matières premières brutes payées à des prix dérisoires, notre surconsommation de tout et surtout d’inutile, nous sommes responsables de ce monde scindé en deux, de ces milliards de personnes qui rêvent d’une vie acceptable et comment le leur reprocher ?
Ouvrons les yeux, il y a des pays en guerre, des pays dans lesquels on torture, des pays frappés par la famine, des pays rongés par des pandémies, des pays pauvres… derrière ce mot "pays" si pratique, il y a des hommes, des femmes et des enfants qui subissent tout cela au quotidien.
C’est loin ? Une ou deux, allez quatre ou cinq heures tout au plus en avion, le temps de deux films regardés bien installés sur nos canapés moelleux et nous pourrions y être, ce n’est pas loin, eux feront des heures, des jours, des semaines, parfois des mois de marche, de bateau, ballotés au fond de remorques de camions pour toucher le sol français. Là ils vont travailler, faire tout ce qu’ils peuvent pour survivre et envoyer de l’argent à leur famille, raser les murs, ne jamais rien demander, se faire tous petits… pour rester quelques jours de plus ici, en France, jusqu’au jour où, parfois des années après, le gouvernement Français leur offre leur premier cadeau : le billet de retour en avion…
Alors OUI, elle est belle la Tour Eiffel, notre drapeau bleu blanc rouge, nos chères petites têtes blondes, nos inscriptions "Liberté, Egalité, Fraternité" sur les frontons des mairies et des écoles, OUI nous sommes des privilégiés, est-ce une raison pour regarder les hommes, les femmes et les enfants "étrangers" comme des menaces ? Si nous n’avions pas amassé tant de belles choses, nous n’aurions pas si peur de les perdre et nous ouvrir à l’autre ne se limiterait à pas le toiser comme un animal au zoo, bien installé dans le fauteuil du salon au travers de l’écran de télévision, là où il ne risque pas de se matérialiser…
Ces femmes, ces hommes, ces enfants qu’on appelle pudiquement "sans-papiers" ils ont un prénom, une histoire, des joies, des peines, et surtout, nous aurions pu naître à leur place.

J’ai lu dernièrement un livre magnifique :
Eldorado de Laurent Gaudé…


Signez la pétition...

lundi 5 mars 2007

Stop aux échantillons! -et aux publicités polluantes-


Plus de set en papier sur mon plateau à la cantine, viande seulement deux fois par semaine et après une longue "bataille", il y a enfin des infusions bio à la cafet’ ; il va même y avoir du café équitable dans les machines et il paraît que les gobelets biodégradables sont à l’étude… sans oublier le commando "extinction des feux" qui passe tous les midis éteindre les lampes de ceux qui n’ont toujours pas compris que leurs ordinateurs ne font pas de photosynthèse même pendant l’heure du déjeuner… C’est un travail de longue haleine pour faire changer un tout petit peu les choses dans l'entreprise. Ceci étant, rien ne vaut, selon moi, la voie pacifique, avec le sourire ça prend du temps mais je suis sûre qu'à terme ça paie plus.
Même si il y a des jours comme aujourd’hui où j’ai vraiment envie de m'énerver : ce midi, alors que je salue la caissière comme tous les midis, elle me glisse subrepticement un sachet plastique. Dans ce sachet, une magnifique pub’ pour Canderel sur papier blanchit, glacé, encres couleurs (pas besoin de faire un dessin) avec deux échantillons de sucre (enfin du faux sucre) dont voici la composition : aspartame, acésulfame-k, dextrose, arôme naturel de vanille, dioxide silicium (argghhhhhhhhh pas très nature tout ça).
Sur six collègues à table, seules deux personnes les ont conservés, les autres ont jeté le plastique, le papier et les échantillons directement à la poubelle. Reste à savoir si les deux qui les ont conservé vont vraiment les essayer ou si c’est juste pour le plaisir d’avoir un cadeau.
Ce qui me révolte c’est la débauche de matériel on ne peut plus non écologique utilisée par les marques pour se faire connaître. L’appel au boycott en France est un délit alors je ne fais pas d’appel, mais à partir d’aujourd’hui, JE boycotte chaque marque qui me donnera des échantillons sans me demander mon avis (ce qui fut le cas de midi).
En même temps, échantillon ou pas échantillon, sur ce coup la, la composition écrite sur le sachet aurait suffit pour me faire prendre mes jambes à mon cou devant le linéaire ;-)

jeudi 1 mars 2007

Tout schuss ! neige artificielle et additifs...

Le ski... les cheveux dans le vent frais, les promenades en télésiège et le vin chaud dégusté au zinc d’un petit chalet accroché à la montagne. Quel plaisir… mais voilà, la terre se réchauffe alors : plus de neige. Le blanc immaculé a fait place à la soupe marron alors c’est ski nautique et quand on plonge ça fait plouf, va-t-on devoir d’y habituer ? Certains prennent leur mal en patience et trouvent d’autres attraits à nos magnifiques montagnes tandis que d’autres boudent les stations. Pour remédier à cela certaines communes s’endettent pour longtemps en investissant dans des canons à neige. Comme vous le savez, il faut que la température soit basse pour faire de la neige (même avec des canons) et comme la température monte, les apprentis sorciers ont eu la bonne idée de mettre des additifs (protéines cryogènes fabriquée par les bactéries). Concrètement, rien ne montre que ces additifs peuvent avoir des effets pathogènes sur l’Homme ou des effets négatifs sur la nature mais aucune loi n’encadre l’ajout d’additif dans les neiges artificielles et les skieurs ne sont pas franchement informés de la situation. En bref : pour continuer à skier on utilise de l’énergie, on pompe de l’eau et en plus on pollue… tout ça ne devrait pas arranger les problèmes de biodiversité que rencontrent les écosystèmes montagnards. Enfin, si vous voulez éviter tout cela, vous pouvez faire du ski en plein désert à Dubaï sous un dôme. Après-tout… ça refroidi ça ne réchauffe pas… à méditer ou à éviter… ils sont fous ces terriens !
Quoi qu’il en soit bonnes vacances ! (à ceux qui en ont... ce qui n'est pas mon cas pour cette fois
PS : n’oubliez pas de vérifiez que vous n'êtes pas sous un canon à neige avant de faire dégouliner votre sirop d’érable brulant sur la neige… un délice !
PS 2 : il fait un temps magnifique en Bretagne.

vendredi 16 février 2007

Les noms des responsables


Les entreprises, le système, l’Etat, ces entités ont-elles la faculté de penser par elles-mêmes ? Comment oublier que derrière ces mots il y a des Hommes. Des individus qui pensent, qui ont leur libre arbitre, qui ont des droits et des devoirs. Chaque entreprise a son ou ses dirigeants, ses salariés, éventuellement ses actionnaires et ses membres du conseil d’administration. Les Etats ont leurs ministres, chef d’Etat, etc. Utiliser les termes génériques, ne pas nommer c’est libérer l’individu de son devoir. Une entreprise en temps que personne physique n’a pas de morale. La seule raison pour laquelle elle a été créée c’est d’engranger des bénéfices. Le problème de la personnalité morale c’est qu’elle protège les agissements des personnes physiques qui la dirigent. On peu poursuivre en justice une entreprise, c’est déjà plus difficile de lui demander de faire des travaux d’intérêts généraux en réparation… alors le seul moyen de la punir c’est de la faire payer, donc de limiter ses bénéfices. Cette "punition" responsabilise-t-elle vraiment les dirigeants ? Ainsi, certains calculent qu’il coûte moins cher de payer une hypothétique amende pour déballastage sauvage que de payer le nettoyage des cuves par une entreprise spécialisée dans des conditions sanitaires acceptables pour le personnel et l’environnement… voilà comment des quantité astronomiques de produits pétroliers (plusieurs millions de tonnes par an dans le monde) se retrouvent dans les océans et parfois, au hasard des courants, sur les côtes. Avec l’argent on achète tout y compris la liberté des personnes physiques influentes parfaitement au courant des décisions immorales qu’elles prennent en sacrifiant les indigents et les générations futures sur l’autel du profit. Ces assassins se cachent derrière une personne morale qui sera liquidée si d’aventure le scandale était trop bruyant.


Alors si on arrêtait de dire Total, Trafigura, Mosanto, et qu’on nommait les responsables des décisions catastrophiques par leur nom et leur prénom… ils réfléchiraient peut être à plusieurs fois avant de prendre leurs décisions. Il en va de même pour les actionnaires qui se noient dans la masse des assemblées générales mais qui sont tout aussi responsables (en tant que propriétaires) des impacts de leurs pépites qui font des miracles en bourse mais au détriment de qui ?

Dessin de Jean Louis Brahem.

jeudi 15 février 2007

Le CO2 dans les profondeurs.


J’avais prévu un post avec un film, encore un ;-)… je vais le poster après car je le trouve vraiment intéressant mais au hasard de mes lectures, un truc me titille, me donne envie d'écrire un billet d’humeur.

L’objet de ma colère est la phrase suivante : "le stockage du CO2 dans des formations géologiques pourrait représenter 15 à 55 % de la totalité des réductions d'émissions requises (entre 220 et 2 200 milliards de tonnes de CO2) d'ici à 2100 pour pouvoir stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère."(1)

Je suis pour le principe de chercher à stocker le CO2 mais cela ne doit pas remplacer une politique mondiale de diminution des gaz à effet de serre (GES) d’autant que "l'incertitude concernant le comportement du CO2 dans les structures géologiques pendant des milliers d'années. Une fois séquestré, le principal risque est la fuite du CO2, accompagnée d'une pollution locale due à un taux de CO2 excessif."(2) Super ! Un nouveau cadeau empoisonné pour les générations futures… au point où elles en sont.

De plus, le CO2 produit en sus pour capter le CO2 est à prendre en compte (10% à 40% d’énergie en plus pour une centrale avec capteur de CO2 en l'état actuel des connaissances) tout comme le CO2 généré par le transport et la compression du gaz. Les quantités annoncées par Total font froid dans le dos et les chantiers de R&D se multiplient.

Alors un stockage d’urgence (et dans les anciens réservoirs de gaz uniquement) pourquoi pas mais ce n’est pas LA solution miracle pour continuer à rejeter toujours plus de CO2 !!!

Les générations futures ne sont pas là pour se défendre mais nous avons le devoir de faire entendre leurs voix.

(1) Rapport du GIEC 2005

(2) Actu environnement

mercredi 7 février 2007

Le principe de précaution aux oubliettes



Emission de "90 minutes" diffusée sur Canal+ en 2005


http://video.google.fr/videoplay?docid=-8996055986353195886

Ce reportage m’a fait perdre les dernières traces de confiance que j’avais en notre classe dirigeante. J’entends d’ici les voix qui disent que ce reportage ne prouve pas la toxicité du maïs transgénique. Je suis d’accord mais il démontre au moins une chose : le principe de précaution n’a pas voix au chapitre quand des sommes astronomiques sont en jeu.

Les OGMs, pourquoi pas… Après tout, ils peuvent être des usines à médicaments ou que sais-je encore… mais je ne comprends pas que l’Etat, sans avoir mené lui-même TOUTES les investigations nécessaires, autorise la culture en plein air d’aliments transgéniques. Les cas de contamination sont de plus en plus nombreux et les agriculteurs bio ou conventionnels n’ont aucun moyen de se protéger de cette menace.

A part les labels bio, nous ne pouvons pas savoir si les animaux que nous mangeons ont été nourris aux OGMs. Quand à leur présence dans les produits végétaux, il faut décortiquer les étiquettes pour les traquer.

Alors maintenant que je sais la viande, le maïs, le soja, le tabac, la chicorée, le coton possiblement transgéniques… que j’apprends aussi les huîtres sont triploïdes (trois chromosomes par paire)…

Ma question est la suivante : comment être sur que nous ne risquons pas un nouveau loupé du principe de précaution ???

Dessin de Sophie Diet