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mercredi 25 juillet 2007

Je Grennelle, Tu Grenelles, Il Grenelle, Nous Grenellons...

Le Grenelle de l’environnement… Il y a les "pour", les "septiques", les "anti" et les autres.

Qu’est ce que le Grenelle de l’environnement ?
C’est une négociation / consultation qui met toutes les parties prenantes autour de la table pour discuter Développement Durable. L’Etat dans le rôle du chef d’orchestre en la personne de Jean-Louis Borloo assisté de Dominique Bussereau et de Nathalie Kosciusko-Morizet.
Chaque partie prenante forme un collège : l’Etat, les collectivités locales, les ONG, les employeurs et les salariés.
Le sujet est "découpé" en cinq groupes de travail :
1) Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie
2) Préserver la biodiversité et les ressources naturelles
3) Instaurer un environnement respectueux de la santé
4) Adopter des modes de production et de consommation durables
5) Construire une démocratie écologique
6) Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l’emploi et à la compétitivité.
Dans chaque groupe, des représentants de chaque collège siègent pour l’élaborer ensemble des propositions d’action qui seront ensuite soumises à une consultation du public ; fin octobre aura lieu le "Grenelle" qui actera les décisions.

Qui sont les ONG du Grenelle Officiel ?
Le collège des ONG est formé de : WWF, Greenpeace, Amis de la Terre, Ecologies sans frontière, Réseau Action Climat, France Nature Environnement, ROC, LPO, Fondation Nicolas Hulot.
Que disent-elles?

- Il faut tirer un maximum de ce temps pour parler et agir en faveur de l'écologie en France.
- Il existe des luttes entre les ONG car les places dans les groupes de travail sont chères.
- L’Etat a rajouté un collège supplémentaire appelé "personnes morales associées" dans lequel siègent des personnes choisies par l’Etat (ce collège est flou et diminue le temps de parole des ONG).
- Les ONG ne sont pas d’accord entre elles sur les mesures à demander mais elles travaillent pour arriver à une unité de parole.
- Nous allons organiser des "Grenelle-citoyens" pour recueillir les doléances des français.
Les ONG créent des blogs : Grenellorama de l'Alliance pour la planète ; FNE

Qui sont les Anti-Grenelle ?
Casseurs de pub,
EESDS, La confédération paysanne, Alternatives non-violentes, Le Sarkophage, Université Populaire de Lyon, Alter Ekolo, CRIIAD
Que disent-ils ?

- C’est de l’écologie spectacle.
- Le Grenelle est une vitrine pour le gouvernement qui va instrumentaliser des enjeux environnementaux pour des raisons politiques.
- Certains thèmes seront interdits au Grenelle de l'Environnement officiel
- Les ONG ne sont pas représentatives de tous les mouvements environnementaux français.
Les "anti-Grenelle" organisent un "Contre Grenelle" le 6 octobre à Lyon.

L’Etat a créé un site officiel… à qui profite tout cela ? Si la mobilisation citoyenne est forte, on peut espérer que le DéDé sorte gagnant.




vendredi 27 avril 2007

A ne rater sous aucun pretexte :

Dans la lignée de "Notre Pain Quotidien", "We Feed the World" va plus loin ou plutôt prend un angle différend. Le documentaire se fait pédagogue, il nous fait toucher du doigt, les aberrations du système de la mondialisation et de la marchandisation à tout va.
Ce film devrait être présenté à toutes les personnes influentes de ce monde, à tous les enfants qui sont les futurs acteurs de ce monde mais aussi aux adultes qui vont chaque jour faire leurs courses avec leur casquette de consommateur insouciant.
Chaque séquence de ce film explique la mise en marche de rouleau compresseur qu’est la mondialisation et comment la faim dans le monde, la pauvreté ont été organisées par les sociétés riches pour que les entreprises (et au final leurs actionnaires) s’enrichissent au dépend de la protection élémentaire des individus. Rapporteur spécial de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU pour le droit à l’alimentation, Jean Ziegler nous dit : "L’agriculture mondiale actuelle peut nourrir sans problème 12 milliards d’individus. Autrement dit, chaque enfant qui, aujourd’hui, meurt de faim, est en fait assassiné".

Alors que dire ? Rien…je reste sans voix. Enfin, si, juste une chose, pour ceux qui pensent que tout est loin qu’ici ça va bien… le film commence par un marin pêcheur de Concarneau, un ville que je connais bien, et là on découvre comment, dans quelques années, quelques mois, voire dans quelques heures quand vous irez faire vos courses, quels types de poissons atterrissent finalement dans votre assiette… et ça fait peur !

Ce film c’est donc l’histoire de la faim, de la fin et du début… le début d’une prise de conscience, le début d’une touche d’espoir, certains y croient et j’en fais partie !


lundi 23 avril 2007

OGM : Canada, un exemple à ne pas suivre.


Un de mes premiers billets dénonçait l’oubli du principe de précaution. Depuis, j’ai vu de nombreux reportages, lu de nombreux articles alors naïvement, je pensais que tout le monde avait réalisé le risque potentiel des cultures en plein champs. Et puis de discussion en débat, de brunchs en dîners, je me rends compte que le message a du mal à passer. Serait-il brouillé par des communiqués qui émanent des semenciers organisés en puissants lobbys ?
Je sais que la preuve par l’image est loin d’être une preuve irréfragable mais l’exemple de l’invasion de Monsanto au Canada présente une autre facette des problèmes liés aux OGM. Après notre santé, celle des animaux, l’utilisation de plus en plus importante de Roundup (désherbant appartenant à Monsanto), la dépendance totale des agriculteurs vis-à-vis des semenciers on connaissait… il y a maintenant : la contamination générale des cultures et les "milices" déversent des produits chimiques sur les champs qui ne leurs appartiennent pas, qui dressent des amendes aux agriculteurs contaminés… (voir le reportage ci-après) Mais où va-t-on ? Peut-on laisser toutes ces menaces prendre racine en France ? Le moratoire sur les cultures en plein champs me semblent être un impératif non négociable ! ! !

Et puis qui sait, ce que l'avenir nous réserve... cliquez ici juste pour rire

dimanche 18 mars 2007

Plein d'idées Ciné... pour changer.


C’est presque le printemps mais comme il n’y a plus de saison ma brave dame, il pleut… alors quoi de mieux que de se poser quelques heures dans les salles obscures qui fêtent le printemps du cinéma à 3€50 la place.
J’avais très envie de voir le documentaire "notre pain quotidien" de Nikolaus Geyrhalter. En un mot : Impressionnant. 1h32 sans parole, des images qui racontent la vie et la mort de ce que nous avons dans les assiettes, à voir absolument… mais pas seul, le film idéal pour compléter ce tableau c’est "Volarem rien foutre al païs", un bijou un brin militant contre l’aliénation des travailleurs, le contraste entre les deux films fût d’autant plus saisissant que j’ai vu les deux à la suite.
Qu’en ai-je retenu ? En vrac, comme ça : je ne suis pas (encore) végétarienne, mais plus question de manger de la viande industrielle, un délire pour les animaux qui n’est en rien justifié car nous n’avons pas besoin d’être aussi carnivore. La viande à bas prix peut être aisément remplacée par de la viande plus chère mais bien traitée et consommée en plus petite quantité. Quoi d’autre ? Ah oui, j’avais un rêve : savoir monter et démonter un moteur de voiture… drôle de rêve pour une citadine de mon espèce qui n’a jamais possédé rien d’autre qu’un vélo et une carte orange. J’ai compris pourquoi ce rêve : pour échapper à la dépendance que m’infligent les constructeurs en tout genre. Je m’explique : il y a plein de trucs que je ne sais pas faire, je suis dépendante des producteurs de tout et rien pour ma survie. Pas question donc de me rebeller, de sortir du système puisque je ne saurais pas (encore) assurer ma propre survie. D’où l’idée que si un jour je sais monter un moteur de voiture, faire un peu de plomberie et une once de jardinage, avec de la bonne volonté et en me retroussant les manches je pourrai bâtir une maison en bois avec des toilettes sèches, de l’eau du puit… ou lala, je divague… mais qui sait, rendez-vous dans quelques années ;-)
Enfin, si demain vous avez quelques heures de libres, ça vaut le détour !




Et puis pour changer des sorties sérieuses, passez voir Alex Lutz au point virgule, un jeune qui promet, une galerie de portraits très justes, on plonge littéralement dans le spectacle, une délicieuse soirée !

mardi 6 mars 2007

DéDéménagement

Il y a deux ans, à cette période je me promenais dans le nord du Laos. J’y ai vu le déménagement le plus écolo qu’il m’ait été donné d’observer. Le dégagement de CO2 est nul, aucun carton pour gonfler les poubelles et surtout une superbe solidarité qui me fait rêver…
Bon c’est vrai qu’à mon dernier déménagement nous étions une dizaine (merci beaucoup à ceux qui se reconnaîtront -surtout que c’était les mêmes un an avant) mais j’ai aussi reçu un paquet de bonnes excuses et autres emplois du temps surbookés (un dimanche pluvieux ;-)…
Voilà, comment sans grosse machine, mais avec un soupçon de bonne volonté et l’envie de faire, on peut déplacer des montagnes… ou des maisons.



dimanche 25 février 2007

DéDé s'emballe

Un petit film sympatique du dimanche après-midi en forme de devinette.


A peine rentrée du magasin et déjà la poubelle se remplit. C’est désespérant, il a fallut hisser les courses au bout de mes petits bras jusqu’au cinquième étage pour les redescendre aussitôt. Je pense par exemple aux cartons qui entourent les desserts frais, pas besoin de les refroidir, alors c’est direct poubelle.
Il y a aussi les multiples sachets fraîcheur, quel gâchis, je finis toujours par manger l’intégralité des gâteaux en deux temps trois mouvements et même si je suis sage, la boite en fer fait très bien l’affaire pour les conserver quelques jours. J’entends souvent depuis que j’ai ouvert le blog : "on ne peut pas y faire grand chose"… et bien si tous les consommacteurs décident de ne pas acheter ce qui est sur-emballé, les marketeurs arrêteront d’imaginer des suremballages inutiles et le tour sera joué.
J’ai abandonné mes céréales préférées, celles avec des petits copeaux de chocolat, un vrai délice, mais il y a le sac, et par-dessus l’énorme carton pour faire croire qu’il y en a beaucoup. J’en ai trouvé des un peu différentes mais elles sont juste dans un sachet. Je ne vous cache pas que mon rêve serait que tous les mangeurs de céréales au chocolat délicieuses fassent comme moi… les fabricants seraient obligés de revoir leur copie et j’aurais ainsi le plaisir d’en acheter de nouveau. Le top c’est les aliments en vrac, on prend ce dont on a besoin dans un sachet le plus souvent en papier.
Il y a aussi les sacs plastiques, un vrai fléau pour les animaux marins et les paysages du monde entier. Par exemple, dans le nord du Pérou, sur la panaméricaine en plein désert, la route et bordée de sacs plastiques déposés là par le vent, une vraie calamité. Il paraîtrait même que les sacs plastiques accélèrent le développement de la malaria dans certaines zones en bouchant les canalisations, l’eau stagne et favorise la ponte des moustiques. Pour remédier à ça j’ai trouvé un truc bien plus facile à trimballer partout que les gros sacs plastiques réutilisables : un sac tout fin en coton bio non blanchit (pour faire du coton non bio on utilise une quantité astronomique de produits phytosanitaires et pour le blanchir c’est du chlore tout ça n’est pas très écologique) une fois plié je l’oublie au fond de mon sac à main, c’est super pratique au quotidien et c’est toujours ça de gagné pour les réserves mondiales de pétrole ;-)… non, je voulais dire pour la nature bien sûr.

jeudi 15 février 2007

Un oeil averti sur le thermomètre.


Voici une interview très instructive de Valérie Masson-Delmotte, climatologue et membre du GIEC au sujet du réchauffement de la panète. 18 minutes pour comprendre l'état actuel des connaissances sue les évolutions climatiques.






Dessin de Jean Louis Brahem.

mercredi 14 février 2007

DéDé ou la révolution énergétique


Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas, it's not too late.
Voici le message de
Greenpeace qui propose la révolution énergétique.
Des mots d'adultes dans la bouche d'un enfant, du marketing... mais c'est bien l'avenir de cet enfant que nous mettons entre parenthèses si nous ne faisons rien.

DéDé romantique...enfin presque


L'île aux fleurs, un bien joli titre qui fait penser à ce jour de célébration commerciale que même l'archevêché de Paris a fêté cette année… C’est le nom du lieu choisi par Jorge Frutado pour illustrer l’étrangeté du fonctionnement de la société. (12')






L' ile aux fleurs


Parfois un peu simpliste, les images sont un peu passées mais je les trouve néanmoins criantes de vérité.