dimanche 18 mars 2007

Plein d'idées Ciné... pour changer.


C’est presque le printemps mais comme il n’y a plus de saison ma brave dame, il pleut… alors quoi de mieux que de se poser quelques heures dans les salles obscures qui fêtent le printemps du cinéma à 3€50 la place.
J’avais très envie de voir le documentaire "notre pain quotidien" de Nikolaus Geyrhalter. En un mot : Impressionnant. 1h32 sans parole, des images qui racontent la vie et la mort de ce que nous avons dans les assiettes, à voir absolument… mais pas seul, le film idéal pour compléter ce tableau c’est "Volarem rien foutre al païs", un bijou un brin militant contre l’aliénation des travailleurs, le contraste entre les deux films fût d’autant plus saisissant que j’ai vu les deux à la suite.
Qu’en ai-je retenu ? En vrac, comme ça : je ne suis pas (encore) végétarienne, mais plus question de manger de la viande industrielle, un délire pour les animaux qui n’est en rien justifié car nous n’avons pas besoin d’être aussi carnivore. La viande à bas prix peut être aisément remplacée par de la viande plus chère mais bien traitée et consommée en plus petite quantité. Quoi d’autre ? Ah oui, j’avais un rêve : savoir monter et démonter un moteur de voiture… drôle de rêve pour une citadine de mon espèce qui n’a jamais possédé rien d’autre qu’un vélo et une carte orange. J’ai compris pourquoi ce rêve : pour échapper à la dépendance que m’infligent les constructeurs en tout genre. Je m’explique : il y a plein de trucs que je ne sais pas faire, je suis dépendante des producteurs de tout et rien pour ma survie. Pas question donc de me rebeller, de sortir du système puisque je ne saurais pas (encore) assurer ma propre survie. D’où l’idée que si un jour je sais monter un moteur de voiture, faire un peu de plomberie et une once de jardinage, avec de la bonne volonté et en me retroussant les manches je pourrai bâtir une maison en bois avec des toilettes sèches, de l’eau du puit… ou lala, je divague… mais qui sait, rendez-vous dans quelques années ;-)
Enfin, si demain vous avez quelques heures de libres, ça vaut le détour !




Et puis pour changer des sorties sérieuses, passez voir Alex Lutz au point virgule, un jeune qui promet, une galerie de portraits très justes, on plonge littéralement dans le spectacle, une délicieuse soirée !

3 commentaires:

Titus a dit…

Tu m'as vraiment donné envie de vois ces films...
Et je suis bien d'accord avec toi au sujet de la consommation de viande. Moins, mais de meilleure qualité; je crois que plus ça ira, et plus il faudra appliquer ce principe !

Stéphane a dit…

Bonjour Gaëlle,
Oui je sais, deux bonjours dans la même journée...Mais bon comme tu l'as dit "au plaisir".

Alors ma p'tite dame on se souvient plus qu'en mars sont les giboulés!

Au fait pour la mécanique auto: en fait je partage le même rêve que toi "savoir monter et demonter" une voiture. Sauf que dans mon cas j'ai accès quand je le veux à ce savoir en la personne de mon père, et j'apprends petit à petit. C'est la même chose en ce qui concerne la plomberie, l'électricité, l'électro-ménager, le batiment...(Attention je ne suis aucunement praticien de ces métiers, dommage, mais grace à quelques amis,il n'est pas nécessaire de savoir tout faire)
Bref beaucoup de ce qui peut rendre une personne (je préfère "un homme" c'est plus humain) libre.
J'emploie "libre" légèrement, cette liberté a le goût de la sueur, de l'ami qui va t'aider à couper ton bois de chauffage ou à déménager parce que c'est ton ami. Elle a le goût des mains sales...
Pas le goût de la main propre à laquelle tu tends ta carte bleue (ce n'est d'ailleurs plus à une main qu'on tend notre carte mais à un combiné pas trop éloigné du gobelet trayeur dans lequel la vache par le pis se fait pomper le lait) chez Norauto, Speedy ou quelconque mécanicien auto. Pas d'autonomie exacerbée toutefois : on a quand même parfois besoin d'acheter une pièce mécanique et tout le monde n'a pas un ami ou un père qui peut monter la pièce , sans compter la possession des outils.

Je comprend ce malaise, ça m'énerve aussi cette dépendance organisée. Restons dans le monde mécanique puisque nous avons commencé par lui:
-La plainte : "on ne peut même plus faire sa vidange soi-même et bientôt même plus changer des plaquettes de frein car les clefs de démontage ne sont pas disponibles dans le commerce ou ne sont pas largement diffusée ou correspondent à des modèles que la caisse à outil du citoyen lambda ne possède pas (il a dans sa caisse un jeu de clef de 10, 11, 12, 13... mais pas de bol ses plaquettes ne se démontent qu'avec une clef étoilée ou pour autre chose il lui faudra une clef de 12 et demi, 13 et demi). Et oui petit consommateur familier de Leroy Merlin et fan des emissions de bricolage sur M6, "Tu ne répareras pas toi-même ta voiture, ni ta machine à laver, ni ton sèche -cheveux...", "Tu paieras pour cela les services d'un professionnel qualifié". Quel commandement émancipateur.

Salut, je m'arrête ici pour l'instant. J'ai du boulot.

Gaëlle B a dit…

Stéphane,
Tes informations sont précieuses, je n'avais même pas conscience (pour ne pas avoir essayé) des problèmes de clés, qui finalement vont dans le même sens que le reste.
Bonne journée de travail, j'y retourne moi aussi ;-)