mercredi 11 avril 2012

KAIZEN : La changement pas à pas...


Je réactive ce blog pour vous annoncer la naissance d'un nouveau magazine que j'adore déjà : Kaizen

Kaizen est un mot japonais qui signifie “changement bon”. Mais c'est également une méthode : celle de l’amélioration continue. La perspective de changer brutalement réveille nos peurs et attise nos résistances. Commencer par un petit pas, puis en faire un second et se mettre alors en marche, chaque jour, peut nous conduire à de grandes transformations. 

Pour aider ce magazine à continuer, la meilleure solution : s'abonner !

Dans tous les bons kiosques, sur Internet : http://www.kaizen-magazine.fr/

Bonne lecture.

mercredi 29 octobre 2008

Nouveau livre : La Maison Ecologique


De magnifiques photos, plein de bonnes idées et surtout des guides techniques super clairs... Il est enfin arrivé, LE Livre indispensable pour "découvrir ou re-découvrir une vaste palette de matériaux et de techniques qui permettent de se fabriquer un nid douillet sain et dont la conception préserve l'environnement."
Plus de 200 pages de photos, de dessins et de texte pour présenter les divers matériaux écologiques à travers leurs usages dans le bâtit et dans la décoration. Une super idée de cadeau pour tous les rêveurs qui dessinent et re-dessinent 1000 fois les plans de leur future maison (ça c’est moi) ou pour les bricoleurs qui pourront y dégoter plein de bonnes idées.
Oups et avec tout ça, j’en oublie de vous donner le titre : "La Maison Ecologique, un choix d’avenir" de Kristell Menez et Pascal Greboval publié chez Rustica Editions.
Comme le liens vers le blog de Pascal (oui, oui, lui-même, the Pascal du livre) était déjà là, dans la marge à droite >>>>>>>>>>>>>>>>>>
dans "copinnage" mais que vous n’avez peut être jamais cliqué, je vous le remet ici.



jeudi 26 juin 2008

Boisson magique reine des étés chauds.


La boisson du petit gaulois, celle dans laquelle Obélix est tombé quand il était petit… je l’ai retrouvée ! Dans la vraie vie, elle a un drôle de nom : Kéfir de fruit (il faut préciser car son cousin le Kéfir de Lait lui dispute la place).
Un druide pas très breton m’a livré sa recette : un récipient qui ferme, une figue, le jus d’un demi citron, 2 cuillères de sucre non raffiné, 1 litre d’eau et surtout… des grains de Kéfir !
Tout cela don
ne en deux jours une boisson légèrement pétillante et désaltérante faite maison, un peu comme une limonade mais avec un truc en plus. Le sucre permet la fermentation, il disparaît donc de la boisson finale. A boire sans modération !

Maintenant que je vous ai mis l’eau à la bouche, il s’agit de trouver des grains de Kéfir car ils sont introuvables en magasin… Ces ferments se multiplient au fur et à mesure qu’ils travaillent. L’heureux propriétaire peut ensuite en offrir autour de lui et rendre tout son entourage accro au Kéfir (message personnel pour Patrick grâce à qui je suis tombée dedans il y a quelques mois : MERCI !).
Vous savez ce qu’il vous reste à faire : dégoter un ami, une voisine, un collègue qui en élève en secret dans sa cuisine et vous en faire offrir ! Une boisson écolo, pas chère, délicieuse qui créé du lien entre les Hommes, le rêve !
Pour en savoir plus, vous pouvez faire un tour du côté de ce site, il regorge de bonnes idées : http://cfaitmaison.com/
Après il y a mille variantes, Internet regorge de recettes diverses et variées, un délicieux moyen de se faire plaisir à l’apéro sous le parasol les doigts de pieds en éventail !

mardi 24 juin 2008

Les couleurs de la Honte, le temps qui passe.


1 an et demi, 18 mois… 547 jours, 13 140 heures, plus de 788 000 minutes… je vous laisse compter et je reviens…

Si vous êtes né hors des frontières de la toute puissante Europe et qu’un petit tour par chez nous vous tente, voilà ce que vous risquez d’avoir le temps de compter privé de votre liberté sans même avoir été jugé.
Pourquoi les "bien nés" européens peuvent-ils librement mettre le pied sur tous les continents, faire leur marché des richesses du monde, creuser des trous où bon leur semble pour voir ce qu’il y a dessous, débarquer par avions entiers tartinés de crème solaire en tongs et minishorts voir les "autochtones", "indigènes", "aborigènes", si exotiques pendant les vacances ?
Et pourquoi l’inverse n’est-il pas concevable ?
"Mais voyons ma brave dame la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde !"
Cette phrase justifie la rétention sans jugement d’hommes, de femmes et d’enfants. Des êtres humains qui ont tout investi, tout risqué, tout quitté pour venir voir si ici c’est vraiment le paradis…
"Liberté, Egalité, Fraternité". Ces mots ne valent pas pour tous ? Qu’ai-je donc appris à l’école de la république ? "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit"
Ces immigrants sont-ils vraiment la menace ultime ou des boucs émissaires de gouvernements qui protègent des patrons voyous et demandent à leurs électeurs de regarder vers le sud pour faire diversion ?
C’est un vieux truc de prestidigitateur, avec la main droite les médias montrent l’immigration alors qu’avec la main gauche le président ouvre discrètement la porte à Bouygues, Monsanto, Total, et consorts.
Pour vous faire une idée de ce qu’on ne montre jamais (pas assez télégénique, manque d’adrénaline, pas de bagarres ni d’insultes), je vous propose un petit tour dans les métros et les trains aux premières heures du matin : 5, 6 heures. La France qui se lève tôt est colorée, métissée, magnifique et c’est aussi ça la France.
788 000 minutes de la honte pour le pays des droits de l’Hommes, je n’ai qu’une seule chose à dire : je ne suis pas d’accord, le préalable à la détention est le jugement.

dimanche 22 juin 2008

Rêve de rencontre...


- J’ai fait un rêve !
- Un rêve, me direz-vous, mais pourquoi le raconter à tout le monde ?
- Tout simplement car tout le monde était là ! Eux, toi, les amis, les voisins, les collègues, et tous les autres…
- Tout le monde, dans un rêve, mais ce n’est pas possible, les nuits sont bien trop courtes et la terre bien trop grande pour que tout le monde soit dans ton rêve.
- Je te promets, il y avait la petite dame d’en dessous, le papi du bistrot du coin de la rue, le grand monsieur qui donne à manger aux pigeons et le gamin qui passe ses journée à compter les fourmis, tu sais, le fiancé de la puce du rez-de-chaussée…
- Et ils faisaient quoi tout ces gens ?
- Ils venaient de partout pour partager… partager des mots, des sourires, mais aussi de magnifiques salades, des cakes, des gâteaux au chocolat, des pensées philosophiques, des coins de couverture, des verres de vin, de jus de fruits, des coupes de Kéfir, des fraises, des fous rires, du plaisir…
- Et pourquoi tout le monde est venu partager tout cela ? Il faut toujours une bonne raison, une revendication, une pensée commune pour se rassembler ?
- Dans mon rêve, être tous des habitants de cette merveilleuse planète était une raison suffisante pour qu'ils aient envie de se connaître…
Maintenant que je suis réveillée, je me dis que ce rêve est prémonitoire… si nous passions chercher les voisins, la famille (sans oublier les plus jeunes et les anciens), les amis, les gens que nous croisons tous les jours dans le métro ou en bas de l’immeuble, dans l’ascenseur au travail ou à la piscine et que nous faisons tous ensemble connaissance ?

Où ? Quand ? Comment ?
Je propose à ceux qui vivent vers Paris de se retrouver pour pique-niquer sur le Champ de Mars à côté de la Tour Eiffel dimanche 14 septembre 2008 à partir de midi. Pour se retrouver, disons que nous investirons le milieu (voir plan ci-joint)

Pour les autres, lancez le mot en choisissant un lieu proche de chez vous !

Faites passer le mot à tout le monde, le beau temps est déjà réservé !

Des bises à tous,

Gaëlle B.

jeudi 29 novembre 2007

A vos boites à œufs !



J’ai eu vent (merci Valérie) d’une information qui me semble très instructive, encore faut-il le savoir. Figurez-vous que les chiffres incompréhensibles tamponnés sur les œufs ont un sens qui nous en apprend beaucoup.
En effet, leur signification est la suivante :
0 : Nourriture à 90 % biologique, abri à poules ouvert sur l'extérieur, et chemin herbeux extérieur de mini 4 m² par poule. (bio plein air)
1 : abri à poules ouvert sur l'extérieur, et chemin herbeux extérieur de mini 4 m² par poule. (plein air)
2 : abri clos, avec 1/3 de la surface recouvert de litière (élevage au sol)
3 : abri clos et 550 cm² de cage par poule -l'équivalent d'une feuille A4- (cages de batterie)

Cette indication nous permet d’imaginer la vie de la poule qui est à l’origine de celui-ci. Mais notons tout de même que les catégories 1, 2 et 3 ne présagent pas du type de nourriture.

En France tous les œufs doivent être marqués ainsi d’une encre indélébile.

lundi 26 novembre 2007

Le goût amer du chocolat équitable


Ce soir au dessert : chocolat lait au miel Alter Eco (commerce équitable). L’avantage de ces produits : il y a toujours un peu de lecture au dos. Mais cette fois-ci la surprise fut de taille, on peut lire : Sucre de canne* (Costa Rica), beurre de cacao* (Ghana), poudre de lait entier, miel (Guatemala), pâte de cacao (Bolivie), noisettes moulues, poudre de lait écrémé, matières grasses de lait, extrait de vanille. Chocolat fabriqué en Suisse.

Ce chocolat a fait le tour du monde en pièces détachées avant de nous arriver. En plus seuls 80,6% du produit est issu du commerce équitable, d’où viennent le 19,4% qui restent ? Pourquoi est-ce un pays "riche" comme la Suisse qui a le privilège de faire la transformation (seule opération à forte valeur ajoutée).

Est-ce ça là une démarche équitable ? C’est mieux que rien, bien sur, mais tant qu’à afficher des valeurs, il serait intéressant qu’elles tiennent un peu la route en grattant.

Je note qu’on nous parle du Guatemala et de la Bolivie dans le petit texte au dos du chocolat mais que le Costa Rica et le Ghana sont oubliés. En France la règle veut que les aliments soient cités dans l’ordre de la plus grande quantité utilisée à la plus faible. Les productions Ghanéenne(s) et Costaricienne(s) sont-elles moins "vendables"? Elles sont pourtant plus importantes que la Bolivienne et la Guatémaltèque. L’usine Suisse on ne nous en parle pas non plus.

Attention, ne me faites pas écrire ce que je n’ai pas dit, je suis POUR le commerce équitable des matières premières… mais un peu plus de transparence, de cohérence sociale et écologique ferait du bien à ce marché en pleine expansion.

dimanche 25 novembre 2007

Objets du bout du monde.

Mattel, Crayola, Gap sont parmi les marques les plus connues ; alors quand des géants comme ceux-là, qui ont leurs chaînes de production et de distribution pleine à craquer de contrôles en tous genre, sont cités dans les scandales du "made in china" on peut imaginer que les sous-marques inconnues connaissent le même type de problèmes.

Alors comme ça, les vêtements pour enfants sont faits par des enfants (ils ont des doigts plus agiles et une meilleure vue que leurs ainés), les jouets sont recouverts de solvants voire d’une substance proche du GHB (drôgue du violeur). Et bien il y a de l’ambiance en Chine !

En même temps, ces objets doivent être les moins chers et les plus ressemblants au modèle original de la marque, ensuite tous les coups sont permis. D’autant que ces produits ne sont pas destinés au marché local mais bien à des enfants gâtés du bout du monde.

L’équation infernale est posée :

Guerre des prix + distance entre fabricants et consommateurs = conditions de fabrication indignes + produits dangereux + coûts de transports importants (en montant et en CO2)

Cette équation pose d’elle-même sa petite sœur vertueuse :

Prix "équitable" + re-localisation de la production = conditions de travail acceptables + produits de confiance + diminution des distances parcourues par les produits.

Mais oui mais c’est bien sûr ! Pourquoi n’y a-t-on pas pensé plus tôt ?

Parce que nous achetons tellement que notre salaire ne permettrait pas de nous payer tout ce que nous voulons "made in France". Alors il y a plusieurs solutions : revaloriser le prix du travail (au dépend de la rentabilité du Capital et non au dépend du prix de vente du produit), consommer moins (si si, nous avons des tas de trucs chez nous qui ne servent pas à grand-chose et finalement nous pourrions très bien nous en passer sans parler des fringues et des paires de chaussure ;-) et pour nous aider dans cette diète de consommation : faire en sorte que le harcèlement publicitaire dont nous sommes l’objet CESSE définitivement.

A méditer : faire un tour en forêt le samedi après-midi en famille, ça vaut bien… une sortie au centre commercial

mercredi 21 novembre 2007

Cadeaux en tous genres pour tous les styles...

Dans les ateliers du barbu vêtu de rouge qui doit venir nous rendre visite dans un mois et quelques jours, les enfants sont au travail depuis pour préparer les cadeaux. Il y a aussi les grands qui travaillent jour et nuit pour que tout soit prêt. Et puis, le vieux qui va faire le tour du monde plusieurs fois pour livrer tous les cadeaux aux enfants sages. Cette histoire que nous racontons aux enfants au coin du feu provoque leur fureur quand ils découvrent que tout cela est faux. Entre nous je m’en étais rendu compte rapidement car même les années pauvres en sagesse furent généreusement dotées en cadeaux.

Mais voilà, tout cela est vrai… sauf peut être le barbu (les conducteurs, commandants et capitaines ne sont pas tous vieux et barbus je vous l’accorde) et la sagesse (la qualité de celle-ci ne présage pas de la quantité de cadeaux, il faudrait remplacer le mot par "richesse"). Mais il y a bien les enfants qui travaillent, les adultes qui s’épuisent (l’histoire avait oublié de dire que c’était parfois dans des conditions d’hygiène et de sécurité déplorables) et les millions de kilomètres parcourus par les cadeaux qui s’entassent au pied du sapin.

Tout près de nous il y a des artisans géniaux qui savent donner une âme à leurs créations, des utopistes qui relèvent le défi de faire autrement et des entrepreneurs qui ont décidé que même si ça vient de loin, les hommes et les femmes qui ont réalisé de leurs mains nos cadeaux doivent avoir une rémunération décente.

Alors un petit post, avant les achats, on ne sait jamais… Noël, plein de cadeaux Français, solidaires, bio, équitables… ça pourrait être un Noël sympa. Il y en a même qui font tout cela en même temps !

Je vous livre mes pépites :

- www.seyes.fr (Des écharpes Françaises super sympa et toutes douces)
- so.latappy.free.fr (J’adore ses créations !)
- www.vitrine-des-cat.com (Made In France of course, de la qualité et un super accueil à la boutique parisienne)
- www.laspid.com (Des Tee-shirts Idéo sérigraphiés en série limité)

L’année prochaine, j’essaie de me mettre à faire des choses de mes dix doigts !

mercredi 25 juillet 2007

Je Grennelle, Tu Grenelles, Il Grenelle, Nous Grenellons...

Le Grenelle de l’environnement… Il y a les "pour", les "septiques", les "anti" et les autres.

Qu’est ce que le Grenelle de l’environnement ?
C’est une négociation / consultation qui met toutes les parties prenantes autour de la table pour discuter Développement Durable. L’Etat dans le rôle du chef d’orchestre en la personne de Jean-Louis Borloo assisté de Dominique Bussereau et de Nathalie Kosciusko-Morizet.
Chaque partie prenante forme un collège : l’Etat, les collectivités locales, les ONG, les employeurs et les salariés.
Le sujet est "découpé" en cinq groupes de travail :
1) Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie
2) Préserver la biodiversité et les ressources naturelles
3) Instaurer un environnement respectueux de la santé
4) Adopter des modes de production et de consommation durables
5) Construire une démocratie écologique
6) Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l’emploi et à la compétitivité.
Dans chaque groupe, des représentants de chaque collège siègent pour l’élaborer ensemble des propositions d’action qui seront ensuite soumises à une consultation du public ; fin octobre aura lieu le "Grenelle" qui actera les décisions.

Qui sont les ONG du Grenelle Officiel ?
Le collège des ONG est formé de : WWF, Greenpeace, Amis de la Terre, Ecologies sans frontière, Réseau Action Climat, France Nature Environnement, ROC, LPO, Fondation Nicolas Hulot.
Que disent-elles?

- Il faut tirer un maximum de ce temps pour parler et agir en faveur de l'écologie en France.
- Il existe des luttes entre les ONG car les places dans les groupes de travail sont chères.
- L’Etat a rajouté un collège supplémentaire appelé "personnes morales associées" dans lequel siègent des personnes choisies par l’Etat (ce collège est flou et diminue le temps de parole des ONG).
- Les ONG ne sont pas d’accord entre elles sur les mesures à demander mais elles travaillent pour arriver à une unité de parole.
- Nous allons organiser des "Grenelle-citoyens" pour recueillir les doléances des français.
Les ONG créent des blogs : Grenellorama de l'Alliance pour la planète ; FNE

Qui sont les Anti-Grenelle ?
Casseurs de pub,
EESDS, La confédération paysanne, Alternatives non-violentes, Le Sarkophage, Université Populaire de Lyon, Alter Ekolo, CRIIAD
Que disent-ils ?

- C’est de l’écologie spectacle.
- Le Grenelle est une vitrine pour le gouvernement qui va instrumentaliser des enjeux environnementaux pour des raisons politiques.
- Certains thèmes seront interdits au Grenelle de l'Environnement officiel
- Les ONG ne sont pas représentatives de tous les mouvements environnementaux français.
Les "anti-Grenelle" organisent un "Contre Grenelle" le 6 octobre à Lyon.

L’Etat a créé un site officiel… à qui profite tout cela ? Si la mobilisation citoyenne est forte, on peut espérer que le DéDé sorte gagnant.




vendredi 20 juillet 2007

OGM : Monsanto envahiseur moderne


Des OGM dans nos assiettes c'est pour maintenant ! Le gouvernent français publie le registre national des cultures commerciales "MON810".

Le "MON 810" est un maïs qui sécrète lui-même un insecticide pour tuer des insectes tels que la pyrale et la sésamie. Il fait l'objet d'un moratoire en Allemagne car les doses d'insecticide produites par un épi peuvent varier d'un facteur 1 à un facteur 100 (la dose ingurgitée est donc très aléatoire) et que les effets réels sur la santé ne sont pas bien connus (Monsanto, le fabricant ayant notamment pris la fourchette basse des quantités d'insecticide pour faire ses études de toxicité).

En France, plus de 21 000 Hectares (soit 3 135 parcelles) sont actuellement ensemencées avec du "MON 810" pas pour des faire des expérimentations mais bien pour nous nourrir !

Cela pose plusieurs problèmes :

- Les champs situés aux alentours des parcelles de MON 810 peuvent être contaminés ce qui signifie que les parcelles non OGM peuvent receler des épis OGM.

- L'étiquetage des aliments avec la mention : "contient des OGM" est obligatoire à partir de 0,9% de produits transgéniques à l'intérieur mais cette règle n'est pas valable pour le lait (et ces produits dérivés) ou la viande dont l'animal aurait été nourrie avec ce maïs ! La traçabilité des animaux et des produits transformés n'est pas prévue ce qui pose problème pour l'information du consommateur.

Info de dernière minute : les produits de Monsanto dits "Roundup Ready" sont résistants à l'herbicide Roundup. Ces semences sont interdites en France mais sont cultivés massivement, notamment au Canada, aux Etats-Unis et en Argentine (il n'est pas cultivé en France). Les agriculteurs sèment leur maïs puis déversent du Roundup et seul le maïs génétiquement modifié y résiste et le champ est débarrassé des "mauvaises herbes". Mais le Criigen rend publiques ses conclusions sur le Roundup : "Il a des effets délétères sur des cellules embryonnaires et des tissus placentaires humains, et agit comme un perturbateur endocrinien" et "on observe les premiers effets toxiques à des doses 10 000 fois moins concentrées que la formulation vendue en magasin".

Pour résumer, les animaux (et les Hommes) nourris au Roundup Ready (le maïs) mangent les épis aspergés de Roundup. De plus les populations locales sont en danger car elles risquent de respirer ces substances toxiques. Encore une fois, le consommateur n'étant pas informé n'est pas vraiment libre de dire "non".

jeudi 19 juillet 2007

Le déferlement Nord > Sud.


Les exportations de produits vers les pays en voie de développement ont des impacts importants sur leur économie.
Un exemple au Burkina Faso : 1 Litre de lait local coûte 50% plus cher qu'un litre de lait en poudre importé de France.
Comment est-ce possible, le coût de la vie en France est bien supérieur à celui du Burkina Faso? Et bien c'est assez simple : les états européens (et surtout la France) subventionnent massivement leur agriculture même pour les produits destinés à l'export vers les pays moins riches le litre de lait est donc vendu à perte par l'agriculteur qui sera payé par les subventions. D'autre part, les méthodes de sélection et d'élevage intensif font qu'une vache française produit entre 6000 et 10 000 Litres de lait/an contre moins de 300 Litres pour la vache locale. Avec plus de 500 tonnes de lait en poudre envoyé par l'Europe au Burkina c'est un raz de marée de 4 300 000 Litres de lait reconstitué qui se déverse sur le pays. Au final, les éleveurs burkinabé ne parviennent pas à vendre leur lait, ils ne peuvent pas en vivre. L'économie locale est court-circuitée par cette arrivée massive de matière première à bas prix. Il en va de même pour de nombreux autres produits (volaille, etc.). Ce fonctionnement dégrade non seulement les économies locales mais aussi la balance commerciale de ce pays plombée par les importations. Pour faire rentrer des devises et équilibrer la balance commerciale, le Burkina Faso exporte des matières premières (majoritairement du coton) mais elles sont à nouveau mises en concurrence avec les producteurs subventionnés qui tirent les prix du marché vers le bas. Pour résumer, nos subventions détruisent les économies locales et accentuent les déficits macro-économiques des pays en voie de développement. Ce processus est d'autant plus vicieux qu'en limitant le développement des moyens de production locaux, la dépendance aux importations est accrue... Et ce n'est pas en acheminant des centaines de tonnes de denrées alimentaires par le biais des programmes humanitaires que le problème se réglera... Les gouvernements des pays riches devraient arrêter de fausser le marché avec leurs subventions (Pascal Lamy y travaille à l'OMC mais ce n'est pas gagné) et les consommateurs français se demander si, faire produire jusqu'à 40 Litres de lait par jour à une vache est vraiment raisonnable...


mardi 17 juillet 2007

Ciel bleu sur commande.

"Sale temps pour les mouches en short" comme dirait ma maman… et elle continue avec : "en même temps si l’Homme maîtrisait la météo il y aurait des guerres". Je suis bien d’accord avec toi ma petite maman mais il y a toujours eu des apprentis sorciers.
Pour faire pleuvoir : les indiens dansent, les australiens et les africains prient, Takeshi Imai verse de l’eau pure sur les nuages, et sur Photoshop on reste au sec ;-).
Les Chînois, y vont un peu plus fort : le Bureau des Manipulations Climatiques de Pékin annonce qu’il ne pleuvra pas sur les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux Olympiques 2008...
La technique : observation des nuages par satellite puis, le cas échéant, un peu d’"agent chimique" disséminé par avion ou au moyen de roquettes et le tour est joué. Le nuage qui passait par là se déverse sur la banlieue Pékinoise et le ciel au dessus du stade reste bleu. Au fait, c’est quoi cet "agent chimique"? De la neige carbonique, de l’iodure d’argent, du cholure de sodium, des alginates ou un autre produit miracle? Quels sont les impacts sur l’environnement, sur les personnes qui vivent là où les pluies vont s’abattre à la suite de ces traitements?
Et puis d'abord, les centaines de milliers de touristes qui attendent le beau temps pour aller sur la plage en France, pourquoi ne peuvent-ils pas bénéficier de ces nouvelles technologies ? Le syndicat des vendeurs de parapluies français fait du lobbying appuyé par les fabricants de parapluie pékinois qui ne pourront pas écouler leur stock pendant les JO, a refusé que nous ayons beau temps... alors il pleut...
Les quelques lignes du dessus ne sont que pure fiction mais pour combien de temps encore ? Les enjeux financiers liés au tourisme sont tellement énormes que…
Et puis pourquoi ne pas changer le climat de toute la terre, ça résoudrait le problème du réchauffement? Et bien, ne croyez pas si bien dire, ça porte un nom : la géoingéniérie et il y a peut être déjà des expérimentations en cours... folie, quand tu tiens l'Homme, on ne sait jamais où il va s'arrêter.

lundi 16 juillet 2007

Surf sur la vague... écolo.

Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, une petite fée du web nous a concocté une barre d’outils collaborative et gratuite, un vrai petit bijou qui permet en un quart de seconde d’accéder à toute l’actualité du Développement Durable (dit DéDé). Une mine de blogs, de sites, de flux RSS déjà installés, il n’y a plus qu’à surfer ! Pour l'installer... cliquez ici.

Merci Anne-So et Bon été à tous (surtout aux vendeurs de parapluies qui doivent faire fortune).

Ecolos-Infos

Recommandé par des Influenceurs

mercredi 4 juillet 2007

Le marche de l'électricité s'ouvre...

Produire de l'électricité avec une petite heure de vélo matin midi et soir… ça c’est une idée ! Mais en attendant, vous savez que vous avez la possibilité de changer de fournisseur ?

EDF n’a plus le monopole depuis le début du mois de juillet. Concrètement, Chacun peut choisir de changer d’opérateur mais attention, ce choix engage le logement qui ne pourra plus être à nouveau client de EDF ou du fournisseur actuel dont les tarifs sont réglementés. En même temps, il ne faut pas oublier que les tarifs ne sont réglementés que jusqu’en 2010 (c'est-à-dire demain)…

Maintenant que le contexte est posé, que vient faire DéDé là dedans ? Et bien, il se trouve qu’un certain nombre d’opérateurs se revendiquent "verts". Dans un monde idéal, l’électricité verte est une électricité produite grâce aux énergies renouvelables. Oui mais voilà, il y a des nuances dans le "vert" et n’est pas vert qui veut… Certains fournisseurs font en réalité appel au nucléaire (qui ne dégage pas directement de Gaz à Effets de Serre mais qui présente d’autres inconvénients et qui, rappelons le, n’est pas une énergie renouvelable). Alors, pour nous éclairer un peu dans ce dédale, Greenpeace a concocté une notation très détaillée dont voici la synthèse :

Le Cler en partenariat avec WWF France mettent en place le label EVE : pour la première promotion, seul Enercoop devrait obtenir le précieux label.

Mon avis perso : les notes ne sont pas définitives et changer d’opérateur est une décision engageante alors DéDé, votre serviteur, attendra quelques mois pour y voir plus clair avant d’être connecté à l’électricité verte mais il y a fort à parier que Enercoop ait ma préférence… Sans oublier que la meilleure électricité c’est celle qu’on n’utilise pas !

Pour en savoir plus...

jeudi 28 juin 2007

Taguée !


J’ai pris pas mal de retard sur le Tag de Thibault et voilà que SoAnn s’y met alors je me jette à l’eau. La règle du jeu : j’ai été taguée, je dois donc écrire 7 choses sur moi et taguer à mon tour 7 blogs pour que la chaîne continue.

Alors, alors, voyons ce que je peux vous raconter….
1- Ce qui fait mon bonheur : l’océan (démonté de préférence) et plein d’Amour !
2- Ce que je ne supporte pas : que quelqu’un jette un détritus parterre et me dise que ça créé
de l’emploi.
3- Ce qui me fait rire : un oiseau qui chante à tue tête sous la pluie battante.
4- Ce qui me révolte : que nous n’ayons pas réussi à faire de la terre un gâteau partagé en parts
égales et renouvelables.
5- Ce qui me motive : les milliards de projets qui me passent par la tête.
6- Ce qui m’interpelle : que l’éducation se base sur des résultats immédiats, qu’il n’y ait pas de
sensibilisation aux chaînes de conséquences…
7- Ce que je suis : un Objet Véhément Non Identifié de 27 ans qui tente de concilier ses valeurs,
ses rêves et ses envies avec la réalité.

Voilà Thibault et Anne-Sophie, alors maintenant je passe la main à : Photographe zevillage, Pour un monde durable, Le Purin d’ortie, Le plancher des vaches, Croissance verte, Tout en allant vert, Girafette devient verte... à votre tour de nous faire découvrir un peu de vous.

vendredi 22 juin 2007

Les innombrables vies du verre.

Quand j’étais haute comme trois pommes à genoux j’adorais apporter les bouteilles de verre à la consigne et récupérer le trésor de pièces jaunes qui se déversait dans mon porte-monnaie.

Aujourd’hui plus moyen d’arrondir ses fins de mois avec les consignes… elles ont disparu. Dommage car une bouteille rapportée à la consigne est lavée re-remplie et remise dans le circuit 80 fois! Ca marcherait si les emballages en verre étaient beaucoup plus utilisés car plus il y a de masse plus les transports utilisés pour les re-router sont rentabilisés. Je ne comprends pas que nous ayons abandonné le principe de la consigne grand public plutôt que d’éduquer les consommateurs à ce geste citoyen (rappelons que pour les restaurateurs elle existe toujours).

Je m’explique : recycler revient à casser la vaisselle après chaque repas, la fondre et la re-fabriquer… On comprend vite l’intérêt de faire la vaisselle ! Mais c’est toujours mieux que de retourner extraire les matières premières, les acheminer, les travailler et fabriquer de nouveaux produits.

Pour résumer, l’idéal est de :

1- Laver ses contenants et les réutiliser (pour les jus de fruit maison, les confitures, etc.)

2- Retourner les contenants consignés (ou militer pour que ce système soit remis en service)

3- Déposer les contenants dans les bacs de recyclage

4- NE JAMAIS JETER LES CONTENANTS EN VERRE DANS UNE POUBELLE ORDINAIRE !

La seule limite au recyclage est le problème de couleur (on ne peut pas faire de verre transparent avec du verre brun ou vert) alors si votre conteneur permet de trier par couleur, ce n’est pas du tout superflu… et pour les couleurs étranges, il faut les mettre dans le conteneur "vert".

Au fait, pas besoin d’enlever les étiquettes ni de laver le verre. Par contre il faut bien enlever les bouchons et les couvercles.

En attendant le retour des consignes, il est bon de rappeler que le verre est recyclable à 100% et à l’infini alors jeter un bocal ou une bouteille de verre à la poubelle c’est vraiment du gâchis d’autant que le verre dans une poubelle ordinaire ne brûle pas dans l’incinérateur et finit dans les scories d’incinération et sera stocké.

Juste pour info, en France nous recyclons 57,4 % du verre alors que la Suisse affiche 95,6%. Nous avons encore une bonne marge de progression !

vendredi 15 juin 2007

Politique, image et rien...


Le train, le vélo, le jet privé…. Trouvez l’intrus… Tic, tac, tic, tac, tic, tac...
Et bien c’est à M. Juppé qu’il faut poser la question : il fait campagne en vélo devant un parterre de photographes puis il fonce faire un discours pour l’inauguration du TGV-Est. Le TGV est le moyen transport idéal pour limiter son empreinte écologique. D’ailleurs nous sommes nombreux à prioriser ce moyen de transport quand cela est possible. Félicitations MM. Juppé et Fillon, vous faites la promotion de cette nouvelle ouverture vers l’Est !
En même temps, c’est bien gentil le train mais c’est tout de même moins sympa qu’un petit décollage en jet privé. C’est d’ailleurs ce que se sont dits nos deux compères qui ont été en avion faire le discours d’inauguration du TGV. Alors, juste une requête : les photos sur vos vélos et les bonnes idées télégéniques… à d’autres. Chez DéDé ça ne prend pas. Ca met même très en colère. Comme le disait si bien notre ancien président : "La maison brûle et"... on souffle dessus pour que ça prenne! Les grands effets d’annonce c’est bien mais la pédagogie par l’exemple commence par être un ministre du Développement Durable irréprochable…

jeudi 7 juin 2007

Lamentables Infos du Matin...


Petit déjeuner avec la radio… je sais, il y a mieux mais bon, comme ça j’ai les oreilles ouvertes sur le monde enfin c’est ce que je croyais jusqu’à ce matin.
Au milieu des nouvelles du jour, le décès de 4 personnes dans l’incendie de leur maison… Encore une fois, un fait divers se glisse au milieu des informations, des évènements comme celui-ci arrivent, malheureusement, tous les jours. Le summum de l’horreur arrive avec le témoignage de la voisine qui raconte au micro du journaliste avide de "SCOOP" l’agonie et le désespoir de cette mère qui tente de sauver ses enfants (sachant qu’ils vont tous décéder).
Là, je m’insurge, je m’énerve, que cherchent les journalistes ? Que cherchent les directeurs de programmes ? Que cherchent les auditeurs qui écoutent sans bouger le récit d’une femme traumatisée par ce qu’elle vient de vivre ??? Qu’est ce que cette information apporte à ceux qui écoutent écoute la radio ???? En quoi cette information peut-elle aider à mieux comprendre le monde, les enjeux ? En quoi est-ce une Information ?
Je suis choquée par le traitement médiatique des faits divers qui viennent combler les plages horaires d’information. Ne se passe-t-il vraiment rien en France et dans le Monde ou préfère-t-on nous faire croire que ça c’est important ? C’est vrai, raz le bol de l’écologie, des guerres, de l’économie… alors un peu de proximité macabre… "CA AURAIT PU ÊTRE VOUS, TREMBLEZ AUDITEURS DONT LA VIE NE TIENT QU’A 1 FIL, OUBLIEZ VOS REVOLTES, SOYEZ SAGES, LA VIE EST TROP COURTE ET EN PLUS ELLE PEUT SE FINIR DANS D’ATROCES SOUFFRANCES…PENSEZ-Y LA PROCHAINE FOIS QU’IL VOUS VIENDRA A L’ESPRIT DE PARLER DE SUJETS PLUS PROFONDS QUE LE FILM D’HIER SOIR OU LA DERNIER MATCH DE FOOT".
Je m’éloigne du développement durable… mais pas tant que ça. Je pense que le développement durable s’inscrit dans une approche systémique dans laquelle les médias ont, quoi qu’on en pense, un rôle important à jouer. Ils tiennent les rênes de l’information.

samedi 2 juin 2007

Demain c'est la fête !

Bonne Fête Maman, ça raisonne, ça hurle, comme une lame de fond qui va déferler dimanche matin, sur les foyers français… un tsunami de fleurs, de colliers de nouilles et de cœurs en tous genres.
Pour qui? Pour quoi?
Des vitrines à perte de vue qui crient "Maman Je t’Aime", quel beau message subliminal, pas besoin de décodeur pour comprendre : "enfants, j’aime votre carte de crédit et si vous êtes trop jeune, celle de Papa fera l’affaire".
Oui, nous les enfants devenus adultes, nous aimons notre Maman. Oui, nous faisons parfois preuve d’ingratitude face à celle qui a fait tant d’efforts et surtout fait de son mieux…
Pour nous absoudre de nos pêchés d’ingratitude et comme nous ne le faisons pas tout seul, l’Etat a organisé pour nous la grand-messe du pardon. Grand-messe reprise par les prophètes des temps moderne : la grande distribution !
Et puis, n’allez pas penser que la grand distribution a du cœur… dans les rayons, juste derrière les compositions florales, les devoirs de vacances de l’été 2007 sont déjà là… bientôt la rentrée, les cadeaux de Noël… à passer du temps dans ces rayons sans fin, le temps doit sembler courir… moi je préfère le présent et les "nous verrons bien"…
Enfin, pour ceux qui succomberont au cadeau, une petite pensée pour les objets made in France, le commerce équitable… Bref, tous ces cadeaux qui n’ont pas oublié d’avoir une éthique. Parce que ça fait désordre d’offrir pour la Fête des Mères, un cadeau fabriqué à l’autre bout du monde par des enfants ou par des mamans qui travaillent dans des conditions telles qu’elles ne voient jamais leurs enfants.
Alors "Bonne Fête Maman", ta fille qui t’aime (tous les jours).

vendredi 1 juin 2007

DéDé au temple... de la consommation


Une envie de plantes, des plantes pour me faire croire que dans 35 m2 il peut y avoir un coin de nature… Les 4 Temps, La Défense, mais où puis-je acheter des plantes ?
La femme tronc derrière sa borne "renseignements" affiche une mine déconfite, "drôle de question? Peut-être chez Auchan…" Gagné, c’est la fête des mères alors il y en a partout ! Je regarde autour de moi : des rayons à perte de vue. C’est vrai que je n’ai pas mis les pieds dans un hypermarché depuis des mois, j’ai l’impression d’avoir le tournis, cette débauche de trucs en tous genres à ACHETER, cet étalage indécent de nourriture sur des kilomètres linéaires se superpose aux images des films "We feed the world" et "Notre pain quotidien", à ces récits d’enfants et d’adultes qui meurent partout dans le monde de n’avoir rien à ce mettre sous la dent. Et nous, qui baignons avec le sourire au milieu de ces rayons où derrière chacune des étiquettes "le prix le plus bas" on devrait lire "fait dans des conditions de travail les plus inacceptables". Il faut aussi que je vous raconte le passage en caisse, avec mes 2 boites de céréales, je me dirige vers l’espace "moins de 10 articles" et bien quand vous avez moins de 10 articles, c’est à vous de faire votre addition avec l’aide d’un ordinateur qui dit "bonjour" et "au revoir".
Des sourires, des conseils, un lieu où on peut trouver ce dont on a besoin et non un magasin dans lequel s’exprime notre boulimie acheteuse de tout et de rien qui vient s’entasser dans nos appartements trop petits… voilà l’endroit où j’ai plaisir à faire mes courses.

jeudi 17 mai 2007

Les boules... de Noël.


Au lendemain des saints de glace, les petits français commencent à se demander ce qu’ils vont offrir à leur chère et tendre Maman pour la fête des mères… pendant ce temps, avec une saison d’avance, les supermarchés passent leurs commandes de Noël.
Pour faire une boule de Noël, une de celles qu’on pose avec délice sur le sapin avec plein de petits miroirs… les petites mains sont bien plus efficaces et moins chères que les grandes. Les boules ne doivent pas être trop coûteuses, elles ne sont que des accessoires, les cadeaux fabriqués en Chine voleront la vedette aux petites sphères dès que le Père Noël sera passé. Si chaque français regardait à deux fois avant d’acheter ses décorations de Noël… et que par magie, ceux qui auraient oublié ce détail voyaient se refléter dans ces milliers de miroirs les visages des enfants qui ont perdu leur jeunesse à fabriquer nos objets de consommation futile. Et dire qu’en Inde on ne fête même pas Noël…

mercredi 16 mai 2007

De ma fenêtre...


De ma fenêtre, sans même me lever je vois 4 caméras, il y en a en fait plus d’une dizaine. Je vois aussi un petit bout qui joue et à qui on fait croire que le monde est une jungle dangereuse, que derrière les murs de son école transformée en bunker il ne craint rien. Un camion de police, des hommes avec des gilets par-balle en permanence devant cette école. Autrefois la religion était l’Opium du peuple, à présent c’est la peur. Je suis de la génération "peur du SIDA", "peur du chômage", la génération qui vient aura juste peur de sortir de chez elle. Mais comment faire autrement après avoir grandi sous le regard des caméras, sous protection policière permanente? Quand j’étais jeune je séchais les cours pour courir dans mon monde et je rentrais bien sagement le soir… plus tard, je suis partie faire le tour du monde… aujourd'hui je ne regrette rien mais l’aurais-je fait si j’avais grandi dans la peur ?A ce stade certains doivent se demander ou je vis… Après tout Internet permet toutes les fantaisies et une francophone peut écrire son blog depuis le monde entier. J’habite Boulogne-Billancourt à quelques stations de métro de Paris, dans une banlieue "bourgeoise" et ma fenêtre donne sur une école privée pour des enfants de 3 à 18 ans. A méditer…

lundi 30 avril 2007

Un tour au petit coin... japonais.

C’est tellement simple que les japonais y ont pensé… et pas nous. Voilà le concept : le lave-main se trouve au dessus du réservoir de la chasse d’eau des toilettes. Ca y est, vous me suivez ? Quand vous vous lavez les mains, l’eau que vous avez utilisée part directement dans le réservoir et sert au prochain tirage de chasse.
L’idéal c’est les toilettes sèches (dans certaines régions de Suède, il est à présent obligatoire d’en mettre dans les nouvelles constructions) d’ailleurs voici un blog très bien fait sur le sujet : http://ec-eau-logis.over-blog.net/article-6395665.html
Enfin, en attendant que tout le monde y passe, la solution japonaise c’est toujours ça de gagné… alors qu’EST-CE QU’ON ATTEND POUR EN VOIR PARTOUT ????



dimanche 29 avril 2007

Paris, ville lumière !

Pour ou contre les petites lumières de la Tour Eiffel? ce soir, alors que j'arrivais au pied de la grande dame j'ai eu la surprise de la voir se parer de mille feux, j’ai trouvé ce spectacle magnifique oui mais voilà, quelle débauche d’électricité pour un usage somme toute très discutable… Alors, je vais vite éteindre les lumières de mon petit chez moi pour compenser ces quelques instants de plaisir très peu DéDé ;-) Ah culpabilité ! quand tu nous tiens…

vendredi 27 avril 2007

A ne rater sous aucun pretexte :

Dans la lignée de "Notre Pain Quotidien", "We Feed the World" va plus loin ou plutôt prend un angle différend. Le documentaire se fait pédagogue, il nous fait toucher du doigt, les aberrations du système de la mondialisation et de la marchandisation à tout va.
Ce film devrait être présenté à toutes les personnes influentes de ce monde, à tous les enfants qui sont les futurs acteurs de ce monde mais aussi aux adultes qui vont chaque jour faire leurs courses avec leur casquette de consommateur insouciant.
Chaque séquence de ce film explique la mise en marche de rouleau compresseur qu’est la mondialisation et comment la faim dans le monde, la pauvreté ont été organisées par les sociétés riches pour que les entreprises (et au final leurs actionnaires) s’enrichissent au dépend de la protection élémentaire des individus. Rapporteur spécial de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU pour le droit à l’alimentation, Jean Ziegler nous dit : "L’agriculture mondiale actuelle peut nourrir sans problème 12 milliards d’individus. Autrement dit, chaque enfant qui, aujourd’hui, meurt de faim, est en fait assassiné".

Alors que dire ? Rien…je reste sans voix. Enfin, si, juste une chose, pour ceux qui pensent que tout est loin qu’ici ça va bien… le film commence par un marin pêcheur de Concarneau, un ville que je connais bien, et là on découvre comment, dans quelques années, quelques mois, voire dans quelques heures quand vous irez faire vos courses, quels types de poissons atterrissent finalement dans votre assiette… et ça fait peur !

Ce film c’est donc l’histoire de la faim, de la fin et du début… le début d’une prise de conscience, le début d’une touche d’espoir, certains y croient et j’en fais partie !


mercredi 25 avril 2007

Chaud au bureau...


Je ne sais pas vous mais ici il commence à faire très chaud… surtout pour ceux qui sont exposés plein sud ce qui n’est pas le cas de DéDé votre serviteur. Du coup tout le monde s’insurge de l’absence de clim’ et migre vers les quelques bureaux qui en sont pourvus. Alors que finalement il y a d’autres solutions… Par exemple, un nouvel immeuble tout en verre à vu le jour en face de ma fenêtre. J’ose espérer que c’est du double-vitrage faiblement émissif (ou vitrage à isolation renforcée) mais tout de même, une petite avancée pour éviter le soleil direct… une zone tampon et un bon circuit de ventilation n’auraient pas été de trop. En l’absence de ce dispositif, on peut toujours baisser les stores extérieurs car l’isolation par l’extérieur est beaucoup plus efficace que de tirer les rideaux à l’intérieur (il vaut mieux laisser la chaleur dehors que de la bloquer dedans).
Une fois tous ces stratagèmes épuisés, il ne reste plus qu’à… se dévêtir… à chacun de connaitre sa limite ou celle du patron. Enfin, vous pouvez toujours expliquer à votre chef que les japonais ont fait des économies substantielles d’électricité l’été dernier en faisant tomber la cravate et la veste et en réglant la clim’ quelques degrés plus chaud.

Au fait, il n’y a pas comme un problème ? Cherchez bien, il y a un indice juste au dessus du titre… nous sommes le 25 avril ! ! ! ! Si on tombe la veste et la cravate, si les mini-jupes sont de retour… cet été on enlève quoi ?

mardi 24 avril 2007

L'impact réel d'un Monde Virtuel.


Une vie ce n’est pas suffisant ! Maintenant on peut en avoir une seconde. Vous pouvez créer votre double dans un monde virtuel. Ce double va danser, discuter, voler, se promener, s’informer, consommer, etc. Bref, il va vivre !
Mais pour le faire vivre il faut des connections internet, des serveurs spécifiques de grosse capacité (forcément tout le monde doit pouvoir se connecter en même temps sinon c’est pas drôle), des infrastructures, etc. Alors des personnes un peu tatillonnes ont trouvé le moyen de calculer la consommation d’énergie (réelle) de nos avatars (virtuels). Et là, Ô surprise : ces petits bouts de rien, même pas capables de prendre des décisions tous seuls, consomment plus que certains habitants de la terre ! Un double pour adulte (vous savez, le copain imaginaire de vos 7 ans mais sur Internet) consomme 1 752 kWh par an soit 10 fois plus qu’un vrai camerounais en chair et en os !
Alors si vous cédez à l’attrait d’une vie meilleure dans l’autre monde, n’oubliez pas de l’inclure dans votre calcul d’empreinte écologique.

lundi 23 avril 2007

OGM : Canada, un exemple à ne pas suivre.


Un de mes premiers billets dénonçait l’oubli du principe de précaution. Depuis, j’ai vu de nombreux reportages, lu de nombreux articles alors naïvement, je pensais que tout le monde avait réalisé le risque potentiel des cultures en plein champs. Et puis de discussion en débat, de brunchs en dîners, je me rends compte que le message a du mal à passer. Serait-il brouillé par des communiqués qui émanent des semenciers organisés en puissants lobbys ?
Je sais que la preuve par l’image est loin d’être une preuve irréfragable mais l’exemple de l’invasion de Monsanto au Canada présente une autre facette des problèmes liés aux OGM. Après notre santé, celle des animaux, l’utilisation de plus en plus importante de Roundup (désherbant appartenant à Monsanto), la dépendance totale des agriculteurs vis-à-vis des semenciers on connaissait… il y a maintenant : la contamination générale des cultures et les "milices" déversent des produits chimiques sur les champs qui ne leurs appartiennent pas, qui dressent des amendes aux agriculteurs contaminés… (voir le reportage ci-après) Mais où va-t-on ? Peut-on laisser toutes ces menaces prendre racine en France ? Le moratoire sur les cultures en plein champs me semblent être un impératif non négociable ! ! !

Et puis qui sait, ce que l'avenir nous réserve... cliquez ici juste pour rire

dimanche 22 avril 2007

Juste pour rire...


Le site le plus écolo du monde… enfin presque ! Alors juste un petit jeu pour rire en ce dimanche un peu sérieux.
Allez faire un tour sur le site :
http://maps.google.fr/maps et demandez votre chemin de Paris à New York par exemple…

Pensez à vous attarder sur l’instruction n° 20
Au moins comme ça on sait exactement d’où partir… et comment y aller :-)

samedi 21 avril 2007

Bonheur = Diversité + Utopie


Grand, petit, blonde, homo, pas beau, gros, a fait des enfants, vieux, handicapé, bègue, bronzé, la diversité de l’espèce humaine est sans fin mais si vous rajoutez le mot "trop" devant chacun des adjectifs qui précédents vous obtenez une liste non exhaustive des critères de discrimination (ok blonde ça se discute ;-).
Discrimination à l’embauche, discrimination pour trouver un logement, pour entrer en soirée, difficultés pour s’habiller, pour prendre les transports. Si vous ne correspondez pas exactement aux standards d’une sorte d’idéal de société… la vie est plus dure ! Et dire que si nous continuons comme ça, dans quelques temps seuls les avatars de Second Life et les mannequins "Photoshop" respecteront les critères…
Et si le "standard" était d’être comme on est… ok, ok, c’est l’utopie qui revient au galop (mon médecin m’a confirmé que c’est une maladie chronique mais pas létale alors…)

vendredi 20 avril 2007

Initiation au Parachute en Or...


Quand le parachute devient un sport national, la France d’en bas s’écrase et la France d’en haut s’envoie en l’air.
Je vous propose de jouer à un petit jeu : avec (417 120 €) 172 628,9 € vous faites quoi ? Aller, je complique le jeu, vous ne touchez pas tout d’un coup mais seulement (6 592 € par mois pendant 5 ans) 5400€ par mois pendant 6 mois puis l’indemnité est dégressive pendant 5 ans… Il faut garder à l’esprit que vous avez autant de temps libre que vous le désirez. Et oui, le temps du "tout travail mérite salaire" devient aléatoire mais le temps du "tout salaire ne nécessite pas de travailler" commence à être à la mode. Alors voilà la recette pour gagner le jackpot : se faire élire député, venir de temps en temps (rien d’obligatoire bien sûr mais l’hiver c’est chauffé, il fait bon l’été pendant la canicule) et surtout… ne pas se faire réélire. Voilà, le tour est joué : 5 ans de vacances aux frais de la princesse… euh de ces idiots de travailleurs français qui paient des impôts.
Ah j’allais oublier, il y a un peu plus dur mais le jeu en vaut la chandelle : avec 8 millions d’€ vous faites quoi ? Là c’est encore mieux : vous touchez la somme en une fois. La recette : dépenser tout son salaire en €uromillions (mais c’est très aléatoire) ou devenir PDG d’une grosse boite française, licencier un bon paquet de personnes et se faire virer… facile ! Même moi je pourrais y arriver et puis avec 8 millions d’€ on a les moyens de s’acheter des somnifères… bah oui, dormir avec tant de personnes restées sur le carreau ça ne doit pas être facile tous les jours.
Les parties en gris ont été modifiées à la suite de recherches plus approfondies inspirées par le commentaire de Stéphane.

jeudi 19 avril 2007

DéDé voit tout rouge...


Il y a quelques temps que je n’ai pas écrit. La raison est assez simple : au-delà des coups de gueule de DéDé, ce blog se veut être à mon image : optimiste…
Bien que les arbres soient en fleurs et que le soleil nous fasse le plaisir de son retour, je ne sais plus vraiment…
Sommes-nous si nombreux à y croire, à agir en conscience… je ne parle pas d’être parfait, juste conscient, éveillé.
J’ai l’impression lorsque je sors du microcosme DD, tout le monde a toujours une très bonne raison de faire le contraire du minimum.
Les lumières se croient à Versailles, les robinets jouent les grandes eaux en circuit ouvert, les ordures s’enfuient des bacs de recyclage pour mourir en paix : incinérées, les voitures accélèrent bruyamment pour exister et les multinationales qui licencient annoncent toujours d’aussi beaux résultats …
Le citoyen et le consommateur ne se rencontrent pas comme Dr Jekyll et M. Hyde. Le citoyen serait presque prêt à changer ses habitudes mais le consommateur voit son plaisir dans le temps court.
Se lever de son fauteuil pour éteindre la veille de la télé, pour quoi faire ? C’est tellement plus facile de pointer la "zappette" sans se poser de question…
J’entends de plus en plus : "ils nous saoulent avec le développement durable, ils en font trop". A cela j’ai envie de hurler : "continuez à mettre vos enfants au chômage en exigeant de vos placements de rendements à 2 chiffres, continuez à consommer de l’énergie nucléaire avec des ampoules qui se prennent pour des chauffages, continuez à confondre vos robinet avec des sources inépuisables et puis tant que vous y êtes, écrivez un mot pour vos petits enfants et arrières petits enfants, qu’ils sachent que la soif de vivre dans l’opulence est plus importante que les quelques efforts à consentir."
AVOIR mais…à quel prix ? Le moins cher possible : un Tee-shirt distribué dans un évènement sportif : moins de 1€ … ça servira de chemise de nuit… fait par Qui ? Où ? Dans quelles conditions de sécurité ? Qui pose la question ? Personne, il faut bien que les participants en aient pour leur argent mais je repose la question : A quel prix ? Le tribu est payé de l’autre côté de la planète, nos enfants vont à l’école et les accidents du travail sont bien couverts…
Chez DéDé ne passent que les convaincus est-ce que ça vaut le coup de continuer… on ne sait jamais, quelqu’un pourrait s’égarer sur la toile et…
J’hésite.

jeudi 22 mars 2007

Think global, Act local, en DD aussi...


Think Global, Act Local… Je sais, je sais, c’est le concept marketing de certaines grandes multinationales mais ça pourrait aussi être un plébiscite pour la relocalisation de l’économie. Je pense mondial; d'ailleurs c'est sur Internet que j'ai choisi de m'exprimer mais je tente de ne pas oublier que je vis quelque part, sur un territoire qui m'accueille et sur lequel je suis chez moi. Alors voilà, si j’achète le pain au boulanger du bas de la rue, la viande au boucher, le lait, les fromages et les œufs à la crèmerie, le poisson au poissonnier, etc. Si eux-mêmes appliquent les principes d’économie locale, ils vont chercher leurs produits au plus près et ainsi de suite. Au final, le boulanger qui a gagné de l’argent grâce à ma baguette va acheter du lait au crémier et l’agriculteur qui n’habite pas très loin va aussi venir s’approvisionner chez les mêmes commerçants. Le transport des marchandises locales aura nécessité de faibles quantités de CO2, l’économie de la région est dynamisée et favorise grandement l’agriculture et l’élevage raisonnés. Je sais, je suis dans mon petit monde utopique mais les rayons des supermarchés pleins à craquer nourritures dont on ne peut même pas identifier la provenance. Alors j'imagine, peut-être à tort, qu’elles sont issues de productions massives et qui parcourent des milliers de kilomètres pour se retrouver dans mon assiette. Du coup, je paye les nombreux intermédiaires, les litres de gasoil pour le transport et surtout je cautionne, pour cela, que les producteurs soient rémunérés à des tarifs indécents qui leurs imposent de produire toujours plus avec moins d’argent et qui contribue à ce que la qualité de l’alimentation se dégrade.
Alors dans cette histoire, même si entre le noir et le blanc il y a toujours du gris, j’aime imaginer qu’en densifiant les tissus économiques locaux en France et partout dans le Monde, beaucoup de choses pourraient s’améliorer d’elles-mêmes.
Les Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysannes (
AMAP) sont un maillon de ce cercle vertueux. C’est un circuit de vente directe de l’agriculteur au consommateur dans lequel l’agriculteur s’engage à fournir des produits et le consommateur s’engage à les acheter. Comme Paris ne s’est pas fait en un jour, je ne suis pas un exemple de vertu malgré mes idéaux. Alors, pour l’instant j’essaie de faire attention à ce que j’achète, je scruter les étiquettes et quand c’est possible, j’achète les produits fabriqués au plus près de l’endroit où je me trouve.

mercredi 21 mars 2007

Un bain de luxe.


Etre privilégiée est une chose, mais avoir accès tous les jours au summum du luxe en est une autre… et bien je fais partie de l’infime partie de la population qui peut le dire, je vis dans le luxe : chez moi, pas moins de 2 robinets dispensent de l’eau potable à volonté, vous avez bien lu : a volonté, à toute heure, quand je veux ! Je n’ai qu’à faire un petit geste de la main et l’eau limpide, pure, chaude ou froide, vient à moi et, comble du luxe, elle ne coûte presque rien. Aujourd’hui, Action contre la Faim nous rappelle que l’eau est parfois inaccessible, trop loin, trop profonde ou trop chère. L’eau est la ressource dont nous ne pouvons pas nous passer plus de 3 ou 4 jours alors qu’on peut survivre 40 jours sans manger. Enfin c’est bien de l’eau potable dont nous parlons car l’eau non potable tue. Dans les pays en développement, plus du tiers des décès sont imputables à l’utilisation d’une eau contaminée.
Ces statistiques seront peut être un jour valables pour tous les pays du monde. Les activités industrielles, l’utilisation de pesticides, la surconsommation de médicaments, rendent de moins en moins potable l’eau des pays "riches".
Alors, dédicace spéciale pour quelqu’un qui se reconnaîtra je l’espère : laisser couler l’eau sans arrêt en faisant la vaisselle… ce n’est pas comme ça qu'on traite un produit de luxe...

mardi 20 mars 2007

Frontières fermées à double tour


La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, 28 aout 1789, 617 mots pour préserver l’intégrité des Hommes.
Mais aujourd’hui, en France, si vous passez le pas d’une banque pour ouvrir un compte et que vous "avouez" n’avoir pas de papiers, vous sortez de cet établissement (la Société Générale pour ne pas la citer) escorté par des policiers et menotté.
Ces femmes, ces hommes cherchent des conditions de vie meilleures pour eux-mêmes et pour leurs enfants. Oui, ils sont
en situation illégale sur le sol français, oui, nous ne pouvons accueillir tout le monde mais est-ce une raison pour les traiter comme des délinquants ? Quand vous vivez depuis plusieurs années dans un pays, que vous y travaillez que vous y dépensez votre argent, que vos enfants y sont scolarisés, est-ce normal d’avoir peur chaque jour ?
Les plus hauts murs du monde ne nous protègeront jamais de l’incroyable force de vie qui pousse ces hommes et ces femmes à tout laisser et à partir pour l’inconnu.
NOUS, nos prêts, nos commandes massives de matières premières brutes payées à des prix dérisoires, notre surconsommation de tout et surtout d’inutile, nous sommes responsables de ce monde scindé en deux, de ces milliards de personnes qui rêvent d’une vie acceptable et comment le leur reprocher ?
Ouvrons les yeux, il y a des pays en guerre, des pays dans lesquels on torture, des pays frappés par la famine, des pays rongés par des pandémies, des pays pauvres… derrière ce mot "pays" si pratique, il y a des hommes, des femmes et des enfants qui subissent tout cela au quotidien.
C’est loin ? Une ou deux, allez quatre ou cinq heures tout au plus en avion, le temps de deux films regardés bien installés sur nos canapés moelleux et nous pourrions y être, ce n’est pas loin, eux feront des heures, des jours, des semaines, parfois des mois de marche, de bateau, ballotés au fond de remorques de camions pour toucher le sol français. Là ils vont travailler, faire tout ce qu’ils peuvent pour survivre et envoyer de l’argent à leur famille, raser les murs, ne jamais rien demander, se faire tous petits… pour rester quelques jours de plus ici, en France, jusqu’au jour où, parfois des années après, le gouvernement Français leur offre leur premier cadeau : le billet de retour en avion…
Alors OUI, elle est belle la Tour Eiffel, notre drapeau bleu blanc rouge, nos chères petites têtes blondes, nos inscriptions "Liberté, Egalité, Fraternité" sur les frontons des mairies et des écoles, OUI nous sommes des privilégiés, est-ce une raison pour regarder les hommes, les femmes et les enfants "étrangers" comme des menaces ? Si nous n’avions pas amassé tant de belles choses, nous n’aurions pas si peur de les perdre et nous ouvrir à l’autre ne se limiterait à pas le toiser comme un animal au zoo, bien installé dans le fauteuil du salon au travers de l’écran de télévision, là où il ne risque pas de se matérialiser…
Ces femmes, ces hommes, ces enfants qu’on appelle pudiquement "sans-papiers" ils ont un prénom, une histoire, des joies, des peines, et surtout, nous aurions pu naître à leur place.

J’ai lu dernièrement un livre magnifique :
Eldorado de Laurent Gaudé…


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