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jeudi 29 novembre 2007

A vos boites à œufs !



J’ai eu vent (merci Valérie) d’une information qui me semble très instructive, encore faut-il le savoir. Figurez-vous que les chiffres incompréhensibles tamponnés sur les œufs ont un sens qui nous en apprend beaucoup.
En effet, leur signification est la suivante :
0 : Nourriture à 90 % biologique, abri à poules ouvert sur l'extérieur, et chemin herbeux extérieur de mini 4 m² par poule. (bio plein air)
1 : abri à poules ouvert sur l'extérieur, et chemin herbeux extérieur de mini 4 m² par poule. (plein air)
2 : abri clos, avec 1/3 de la surface recouvert de litière (élevage au sol)
3 : abri clos et 550 cm² de cage par poule -l'équivalent d'une feuille A4- (cages de batterie)

Cette indication nous permet d’imaginer la vie de la poule qui est à l’origine de celui-ci. Mais notons tout de même que les catégories 1, 2 et 3 ne présagent pas du type de nourriture.

En France tous les œufs doivent être marqués ainsi d’une encre indélébile.

mercredi 25 juillet 2007

Je Grennelle, Tu Grenelles, Il Grenelle, Nous Grenellons...

Le Grenelle de l’environnement… Il y a les "pour", les "septiques", les "anti" et les autres.

Qu’est ce que le Grenelle de l’environnement ?
C’est une négociation / consultation qui met toutes les parties prenantes autour de la table pour discuter Développement Durable. L’Etat dans le rôle du chef d’orchestre en la personne de Jean-Louis Borloo assisté de Dominique Bussereau et de Nathalie Kosciusko-Morizet.
Chaque partie prenante forme un collège : l’Etat, les collectivités locales, les ONG, les employeurs et les salariés.
Le sujet est "découpé" en cinq groupes de travail :
1) Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie
2) Préserver la biodiversité et les ressources naturelles
3) Instaurer un environnement respectueux de la santé
4) Adopter des modes de production et de consommation durables
5) Construire une démocratie écologique
6) Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l’emploi et à la compétitivité.
Dans chaque groupe, des représentants de chaque collège siègent pour l’élaborer ensemble des propositions d’action qui seront ensuite soumises à une consultation du public ; fin octobre aura lieu le "Grenelle" qui actera les décisions.

Qui sont les ONG du Grenelle Officiel ?
Le collège des ONG est formé de : WWF, Greenpeace, Amis de la Terre, Ecologies sans frontière, Réseau Action Climat, France Nature Environnement, ROC, LPO, Fondation Nicolas Hulot.
Que disent-elles?

- Il faut tirer un maximum de ce temps pour parler et agir en faveur de l'écologie en France.
- Il existe des luttes entre les ONG car les places dans les groupes de travail sont chères.
- L’Etat a rajouté un collège supplémentaire appelé "personnes morales associées" dans lequel siègent des personnes choisies par l’Etat (ce collège est flou et diminue le temps de parole des ONG).
- Les ONG ne sont pas d’accord entre elles sur les mesures à demander mais elles travaillent pour arriver à une unité de parole.
- Nous allons organiser des "Grenelle-citoyens" pour recueillir les doléances des français.
Les ONG créent des blogs : Grenellorama de l'Alliance pour la planète ; FNE

Qui sont les Anti-Grenelle ?
Casseurs de pub,
EESDS, La confédération paysanne, Alternatives non-violentes, Le Sarkophage, Université Populaire de Lyon, Alter Ekolo, CRIIAD
Que disent-ils ?

- C’est de l’écologie spectacle.
- Le Grenelle est une vitrine pour le gouvernement qui va instrumentaliser des enjeux environnementaux pour des raisons politiques.
- Certains thèmes seront interdits au Grenelle de l'Environnement officiel
- Les ONG ne sont pas représentatives de tous les mouvements environnementaux français.
Les "anti-Grenelle" organisent un "Contre Grenelle" le 6 octobre à Lyon.

L’Etat a créé un site officiel… à qui profite tout cela ? Si la mobilisation citoyenne est forte, on peut espérer que le DéDé sorte gagnant.




vendredi 20 juillet 2007

OGM : Monsanto envahiseur moderne


Des OGM dans nos assiettes c'est pour maintenant ! Le gouvernent français publie le registre national des cultures commerciales "MON810".

Le "MON 810" est un maïs qui sécrète lui-même un insecticide pour tuer des insectes tels que la pyrale et la sésamie. Il fait l'objet d'un moratoire en Allemagne car les doses d'insecticide produites par un épi peuvent varier d'un facteur 1 à un facteur 100 (la dose ingurgitée est donc très aléatoire) et que les effets réels sur la santé ne sont pas bien connus (Monsanto, le fabricant ayant notamment pris la fourchette basse des quantités d'insecticide pour faire ses études de toxicité).

En France, plus de 21 000 Hectares (soit 3 135 parcelles) sont actuellement ensemencées avec du "MON 810" pas pour des faire des expérimentations mais bien pour nous nourrir !

Cela pose plusieurs problèmes :

- Les champs situés aux alentours des parcelles de MON 810 peuvent être contaminés ce qui signifie que les parcelles non OGM peuvent receler des épis OGM.

- L'étiquetage des aliments avec la mention : "contient des OGM" est obligatoire à partir de 0,9% de produits transgéniques à l'intérieur mais cette règle n'est pas valable pour le lait (et ces produits dérivés) ou la viande dont l'animal aurait été nourrie avec ce maïs ! La traçabilité des animaux et des produits transformés n'est pas prévue ce qui pose problème pour l'information du consommateur.

Info de dernière minute : les produits de Monsanto dits "Roundup Ready" sont résistants à l'herbicide Roundup. Ces semences sont interdites en France mais sont cultivés massivement, notamment au Canada, aux Etats-Unis et en Argentine (il n'est pas cultivé en France). Les agriculteurs sèment leur maïs puis déversent du Roundup et seul le maïs génétiquement modifié y résiste et le champ est débarrassé des "mauvaises herbes". Mais le Criigen rend publiques ses conclusions sur le Roundup : "Il a des effets délétères sur des cellules embryonnaires et des tissus placentaires humains, et agit comme un perturbateur endocrinien" et "on observe les premiers effets toxiques à des doses 10 000 fois moins concentrées que la formulation vendue en magasin".

Pour résumer, les animaux (et les Hommes) nourris au Roundup Ready (le maïs) mangent les épis aspergés de Roundup. De plus les populations locales sont en danger car elles risquent de respirer ces substances toxiques. Encore une fois, le consommateur n'étant pas informé n'est pas vraiment libre de dire "non".

jeudi 19 juillet 2007

Le déferlement Nord > Sud.


Les exportations de produits vers les pays en voie de développement ont des impacts importants sur leur économie.
Un exemple au Burkina Faso : 1 Litre de lait local coûte 50% plus cher qu'un litre de lait en poudre importé de France.
Comment est-ce possible, le coût de la vie en France est bien supérieur à celui du Burkina Faso? Et bien c'est assez simple : les états européens (et surtout la France) subventionnent massivement leur agriculture même pour les produits destinés à l'export vers les pays moins riches le litre de lait est donc vendu à perte par l'agriculteur qui sera payé par les subventions. D'autre part, les méthodes de sélection et d'élevage intensif font qu'une vache française produit entre 6000 et 10 000 Litres de lait/an contre moins de 300 Litres pour la vache locale. Avec plus de 500 tonnes de lait en poudre envoyé par l'Europe au Burkina c'est un raz de marée de 4 300 000 Litres de lait reconstitué qui se déverse sur le pays. Au final, les éleveurs burkinabé ne parviennent pas à vendre leur lait, ils ne peuvent pas en vivre. L'économie locale est court-circuitée par cette arrivée massive de matière première à bas prix. Il en va de même pour de nombreux autres produits (volaille, etc.). Ce fonctionnement dégrade non seulement les économies locales mais aussi la balance commerciale de ce pays plombée par les importations. Pour faire rentrer des devises et équilibrer la balance commerciale, le Burkina Faso exporte des matières premières (majoritairement du coton) mais elles sont à nouveau mises en concurrence avec les producteurs subventionnés qui tirent les prix du marché vers le bas. Pour résumer, nos subventions détruisent les économies locales et accentuent les déficits macro-économiques des pays en voie de développement. Ce processus est d'autant plus vicieux qu'en limitant le développement des moyens de production locaux, la dépendance aux importations est accrue... Et ce n'est pas en acheminant des centaines de tonnes de denrées alimentaires par le biais des programmes humanitaires que le problème se réglera... Les gouvernements des pays riches devraient arrêter de fausser le marché avec leurs subventions (Pascal Lamy y travaille à l'OMC mais ce n'est pas gagné) et les consommateurs français se demander si, faire produire jusqu'à 40 Litres de lait par jour à une vache est vraiment raisonnable...


mardi 17 juillet 2007

Ciel bleu sur commande.

"Sale temps pour les mouches en short" comme dirait ma maman… et elle continue avec : "en même temps si l’Homme maîtrisait la météo il y aurait des guerres". Je suis bien d’accord avec toi ma petite maman mais il y a toujours eu des apprentis sorciers.
Pour faire pleuvoir : les indiens dansent, les australiens et les africains prient, Takeshi Imai verse de l’eau pure sur les nuages, et sur Photoshop on reste au sec ;-).
Les Chînois, y vont un peu plus fort : le Bureau des Manipulations Climatiques de Pékin annonce qu’il ne pleuvra pas sur les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux Olympiques 2008...
La technique : observation des nuages par satellite puis, le cas échéant, un peu d’"agent chimique" disséminé par avion ou au moyen de roquettes et le tour est joué. Le nuage qui passait par là se déverse sur la banlieue Pékinoise et le ciel au dessus du stade reste bleu. Au fait, c’est quoi cet "agent chimique"? De la neige carbonique, de l’iodure d’argent, du cholure de sodium, des alginates ou un autre produit miracle? Quels sont les impacts sur l’environnement, sur les personnes qui vivent là où les pluies vont s’abattre à la suite de ces traitements?
Et puis d'abord, les centaines de milliers de touristes qui attendent le beau temps pour aller sur la plage en France, pourquoi ne peuvent-ils pas bénéficier de ces nouvelles technologies ? Le syndicat des vendeurs de parapluies français fait du lobbying appuyé par les fabricants de parapluie pékinois qui ne pourront pas écouler leur stock pendant les JO, a refusé que nous ayons beau temps... alors il pleut...
Les quelques lignes du dessus ne sont que pure fiction mais pour combien de temps encore ? Les enjeux financiers liés au tourisme sont tellement énormes que…
Et puis pourquoi ne pas changer le climat de toute la terre, ça résoudrait le problème du réchauffement? Et bien, ne croyez pas si bien dire, ça porte un nom : la géoingéniérie et il y a peut être déjà des expérimentations en cours... folie, quand tu tiens l'Homme, on ne sait jamais où il va s'arrêter.

mercredi 4 juillet 2007

Le marche de l'électricité s'ouvre...

Produire de l'électricité avec une petite heure de vélo matin midi et soir… ça c’est une idée ! Mais en attendant, vous savez que vous avez la possibilité de changer de fournisseur ?

EDF n’a plus le monopole depuis le début du mois de juillet. Concrètement, Chacun peut choisir de changer d’opérateur mais attention, ce choix engage le logement qui ne pourra plus être à nouveau client de EDF ou du fournisseur actuel dont les tarifs sont réglementés. En même temps, il ne faut pas oublier que les tarifs ne sont réglementés que jusqu’en 2010 (c'est-à-dire demain)…

Maintenant que le contexte est posé, que vient faire DéDé là dedans ? Et bien, il se trouve qu’un certain nombre d’opérateurs se revendiquent "verts". Dans un monde idéal, l’électricité verte est une électricité produite grâce aux énergies renouvelables. Oui mais voilà, il y a des nuances dans le "vert" et n’est pas vert qui veut… Certains fournisseurs font en réalité appel au nucléaire (qui ne dégage pas directement de Gaz à Effets de Serre mais qui présente d’autres inconvénients et qui, rappelons le, n’est pas une énergie renouvelable). Alors, pour nous éclairer un peu dans ce dédale, Greenpeace a concocté une notation très détaillée dont voici la synthèse :

Le Cler en partenariat avec WWF France mettent en place le label EVE : pour la première promotion, seul Enercoop devrait obtenir le précieux label.

Mon avis perso : les notes ne sont pas définitives et changer d’opérateur est une décision engageante alors DéDé, votre serviteur, attendra quelques mois pour y voir plus clair avant d’être connecté à l’électricité verte mais il y a fort à parier que Enercoop ait ma préférence… Sans oublier que la meilleure électricité c’est celle qu’on n’utilise pas !

Pour en savoir plus...

mardi 24 avril 2007

L'impact réel d'un Monde Virtuel.


Une vie ce n’est pas suffisant ! Maintenant on peut en avoir une seconde. Vous pouvez créer votre double dans un monde virtuel. Ce double va danser, discuter, voler, se promener, s’informer, consommer, etc. Bref, il va vivre !
Mais pour le faire vivre il faut des connections internet, des serveurs spécifiques de grosse capacité (forcément tout le monde doit pouvoir se connecter en même temps sinon c’est pas drôle), des infrastructures, etc. Alors des personnes un peu tatillonnes ont trouvé le moyen de calculer la consommation d’énergie (réelle) de nos avatars (virtuels). Et là, Ô surprise : ces petits bouts de rien, même pas capables de prendre des décisions tous seuls, consomment plus que certains habitants de la terre ! Un double pour adulte (vous savez, le copain imaginaire de vos 7 ans mais sur Internet) consomme 1 752 kWh par an soit 10 fois plus qu’un vrai camerounais en chair et en os !
Alors si vous cédez à l’attrait d’une vie meilleure dans l’autre monde, n’oubliez pas de l’inclure dans votre calcul d’empreinte écologique.

vendredi 20 avril 2007

Initiation au Parachute en Or...


Quand le parachute devient un sport national, la France d’en bas s’écrase et la France d’en haut s’envoie en l’air.
Je vous propose de jouer à un petit jeu : avec (417 120 €) 172 628,9 € vous faites quoi ? Aller, je complique le jeu, vous ne touchez pas tout d’un coup mais seulement (6 592 € par mois pendant 5 ans) 5400€ par mois pendant 6 mois puis l’indemnité est dégressive pendant 5 ans… Il faut garder à l’esprit que vous avez autant de temps libre que vous le désirez. Et oui, le temps du "tout travail mérite salaire" devient aléatoire mais le temps du "tout salaire ne nécessite pas de travailler" commence à être à la mode. Alors voilà la recette pour gagner le jackpot : se faire élire député, venir de temps en temps (rien d’obligatoire bien sûr mais l’hiver c’est chauffé, il fait bon l’été pendant la canicule) et surtout… ne pas se faire réélire. Voilà, le tour est joué : 5 ans de vacances aux frais de la princesse… euh de ces idiots de travailleurs français qui paient des impôts.
Ah j’allais oublier, il y a un peu plus dur mais le jeu en vaut la chandelle : avec 8 millions d’€ vous faites quoi ? Là c’est encore mieux : vous touchez la somme en une fois. La recette : dépenser tout son salaire en €uromillions (mais c’est très aléatoire) ou devenir PDG d’une grosse boite française, licencier un bon paquet de personnes et se faire virer… facile ! Même moi je pourrais y arriver et puis avec 8 millions d’€ on a les moyens de s’acheter des somnifères… bah oui, dormir avec tant de personnes restées sur le carreau ça ne doit pas être facile tous les jours.
Les parties en gris ont été modifiées à la suite de recherches plus approfondies inspirées par le commentaire de Stéphane.

jeudi 8 mars 2007

Futur nucléaire ?

ITER, International Thermonuclear Experimental Reactor d’après ce que j’ai compris, ITER n'est pas destiné à être une centrale électrique. Ce projet expérimental vise à étudier la faisabilité et les modalités de la fusion nucléaire pour produire de l’énergie récupérable. Il a les objectifs suivants :

- Maintenir les réactions de fusion pendant 1000 secondes

- Dégager 500 Méga Watt avec un apport de 50 Méga Watt.

Comment parvenir à cela ? Ca semble assez simple finalement : on prend un atome de deutérium, un atome de tritium, on fait en sorte qu’ils s’assemblent pour faire une molécule d’Hélium. Cette réaction dégage un neutron et beaucoup d’énergie sous forme de chaleur. Le deutérium et le tritium sont des isotopes de l’hydrogène, ils ont autant de protons et d'électrons que l’hydrogène, seul le nombre de neutrons diffère. Ils ont les mêmes propriétés chimiques que l’hydrogène mais pas la même masse.
Le problème c’est que pour faire cette réaction il faut tout un tas de conditions spécifiques et notamment une température de plusieurs dizaines de millions de degrés. Pour en arriver là il faut beaucoup d’énergie et pour l’instant cette réaction a toujours nécessité plus d'énergie que ce qu’elle a dégagé. Le but des recherches est de permettre de produire 10 fois l’énergie utilisée et surtout que la réaction puisse s’auto entretenir. Il y a tout de mêmes quelques interrogations, entre autres :

- Le risque de contamination radioactive par le tritium qui est une gaz et peut se répandre en cas de fuite.

- Les déchets radioactifs à longue durée de vie restent un problème non résolu, pour l’instant c’est l’arbre de Noël des générations futures.

- L’argent qui sera investi dans cette recherche qui ne devrait pas porter ses fruits avant au moins 20 ans pourrait l’être au dépend des recherches sur les autres sources d’énergie et notamment les énergies renouvelables.

Il y a aussi de belles perspectives comme la possibilité d'une production quasi-infinie d'énergie sans dégagement de gaz à effet de serre.

Voilà, je n’ai pas encore d’avis tranché sur la question ni la prétention d'être exhaustive mais je voulais vous faire partager un petit bout de ce que j'ai découvert à l’expo sur l’énergie à la Cité des sciences de la Villette.

Pour en savoir plus : les "pour"

Pour en savoir plus : les "contre"

Et comme toujours les commentaires son les bienvenus !

vendredi 23 février 2007

Economie Sociale, kô cé ça ?

L’économie sociale regroupe les associations, les mutuelles, les coopératives et les fondations. Avec 7,5 % des actifs occupés en France, l’économie sociale réalise entre 5 et 10% du PIB français. Concrètement, l’économie sociale c’est l’économie non capitaliste.

Là, il y en a qui m’imaginent déjà avec le poing levé mais ce n’était pas mon propos - pas cette fois ;-).

L’économie capitaliste est basée sur la propriété du patrimoine. En d’autres termes, il y a un ou des propriétaires (généralement appelés actionnaires) qui ont pour but de faire fructifier leur capital et donc de faire prendre de la valeur à l’entreprise. Les décisionnaires sont les propriétaires ou les groupes de propriétaires qui sont majoritaires car ils détiennent la majorité du capital de l’entreprise.
Enfin, si l’entreprise est liquidée, le capital peut être partagé entre les propriétaires.

L’économie sociale c’est un peu le contraire : le capital de l’entreprise (ou organisation) appartient à la personne morale elle-même. Les parts sociales, pendant de l’action dans l’économie capitaliste, ont un prix fixe (pas de fluctuation et donc pas de spéculation possible). Elles peuvent être, assujetties au versement d’intérêts préalablement décidés et plafonnés. La prise de décision est basée sur le principe d’une personne = une voix et non une action = une voix. Enfin, en cas de dissolution de l’entreprise, le capital ne sera pas partagé entre les sociétaires, il sera réinvesti au profit d’une autre coopérative.
On entrevoit déjà qu’il n’y a pas grand intérêt à faire fructifier le capital financier de l’entreprise. Il ne profiterait à personne puisqu’il n’est pas partageable. L’entreprise ou l’organisme a donc pour seul objectif : sa pérennité dans le temps long. Dès lors, les bénéfices éventuels vont servir à augmenter le
capital humain (nombre de salariés mais aussi, formation des salariés, etc.), à développer et améliorer les infrastructures.

C’est un pan de l’économie mondiale qui est peu enseigné dans écoles de commerce mais qui présente des aspects intéressants dans le paysage économique mondial.

Au fait, vous saviez que 50 % des établissements bancaires en France sont des entreprises de l’économie sociale ?

Pour en savoir plus...

jeudi 22 février 2007

DéDé compense


Je compense, tu compenses, il compense, nous compensons, vous compensez, ils compensent… oui mais comment et pourquoi ?

Compenser les émissions de CO2, c’est payer pour avoir le droit d’émettre du CO2 ? A vrai dire ma première réaction fut très critique. De quel droit les riches auraient le droit de polluer plus que les pauvres ?

Mais la base de cette action est le volontariat. Il n’y a donc pas de DROIT à polluer. Et l’objection qui consiste à dire : "ça déculpabilise les gens qui ne vont rien faire pour diminuer leur empreinte écologique". Je suis d’accord, en réalité c’est exactement ce que je pense mais en même temps, n’est-ce pas mieux que rien du tout ? Le débat est ouvert…

L’idée est de commencer par diminuer au maximum nos activités qui dégagent des gaz à effet de serre puis, comme il est difficile d’arriver du jour au lendemain à un mode de vie neutre en GES, des associations ou entreprises nous proposent de compenser.

Le processus est simple : on calcule la masse de CO2 dégagée par nos activités puis une règle mathématique nous dit combien ça coûte de financer des projets qui vont diminuer d’autant la présence de CO2 dans l’atmosphère.

Concrètement, ce sont des projets qui touchent principalement au reboisement, aux énergies renouvelables (éolien, solaire et biomasse) et à l’efficacité énergétique.
Dans le monde tout nouveau des compensateurs, il commence à y avoir du monde (37 organismes) et ça manque encore de normes car les différences entre les organismes sont de taille :

- La tonne de CO2 ne coûte pas toujours le même prix –il dépend du coût des projets financés-.

- Le calcul du volume rejets varie car certains organismes ne prennent en compte que le CO2 alors que d’autres comptent tous les gaz à effet de serre.

En bref, plein de bonnes choses mais il manque encore une norme que l’ADEME se propose de mettre en œuvre… affaire à suivre de près.
Pour en savoir plus…

samedi 17 février 2007

DéDé creuse !


Comment remplacer le pétrole qui devrait venir à manquer ? Plein de Géo Trouvetout et de scientifiques planchent sur cette question. Je connaissais les énergies solaires (photovoltaïque et thermique), éolienne, et hydraulique.
Oui mais voilà, il semblerait qu’en choisissant bien l’emplacement de ma maison, en creusant assez profond dans mon jardin, je puisse bénéficier du chauffage gratis et ad-vitam, c’est la géothermie. Cette énergie est dégagée par l’activité nucléaire du noyau de la terre qui libère de la chaleur. Alors le principe est simple : plus on creuse profond plus c’est chaud. Enfin, en fonction de la localisation on trouve plus ou moins profond la température qui convient (de quelques dizaines à quelques centaines de mètres). Le gradient moyen en France est de 4°C tous les 100 mètres, ça démarre à 14°C environ et puis, à vous de choisir la température idéale.

Il suffit ensuite de placer une pompe à chaleur et le tour est joué. La pompe fonctionne à l’électricité mais les économies pour le porte monnaie et pour la nature sont tout de même conséquentes.
L’idéal c’est de l’utiliser pour des logements collectifs ou des grandes administrations, plus il y a de monde au dessus plus ça fait d’économies et ça rentabilise les énergies grises liées à l’installation.
Une variante très répandue dans les maisons écologiques :
le puit canadien, il profite de l’inertie thermique du sous sol de la maison (mais pas de la géothermie) pour réguler la température de l’intérieur de la maison (plus chaude en hiver et plus froide en été).
Pour ce type d’installation, on parle de géothermie à basse et à très basse énergie. Il existe aussi une géothermie à haute énergie qui permet de produire de l’électricité dans des centrales géothermiques.
Pour en savoir plus

Info de dernière minute : la Chine a construit 34 centrales thermiques qui fonctionnent à base de paille. Au moins, ça ne partira plus en feu de paille.

mardi 13 février 2007

DéDé c'est quoi ?


C’est bien beau de faire un blog qui parle de développement durable mais c’est quoi au juste le développement durable?


L’idée c’est de vivre avec une économie qui fonctionne, un schéma social qui respecte les individus et une organisation générale qui respecte l’environnement. Etre à la croisée de ces chemins c’est vivre le mieux possible aujourd’hui, tout en laissant le capital économique social et environnemental intact pour les générations futures. Pour arriver à cela, il est nécessaire de penser une gouvernance intègre, désintéressée et efficace dont l’objectif serait la pérennité du système.

Ce schéma présente les sphères d'influence dans lesquelles nous pouvons évoluer.

Le développement durable est potentiellement dans chacun des gestes et des décisions de notre quotidien de citoyen, de consommateur, de professionnel et de membre d’une famille.

Si en temps que citoyen et membre de la famille nous sommes très souvent sensibles à la durabilité (on le voit dans les sondages d’opinion), il n’en va pas toujours de même pour lorsque nous nous retrouvons en situation de consommer ou de prendre des décisions d’ordre professionnelles.

Penser et agir durable (ou soutenable) pose de nombreux cas de conscience au quotidien.
Dois-je acheter ce petit pull à la mode sans savoir par qui et dans quelles conditions il a été fabriqué ? Et Ces tomates elles ont l’air délicieuses alors que février commence à peine, ça fait des couleurs dans l’assiette… mais voilà, ce n’est pas un fruit de saison, importé de loin, l’acheter ne sert pas l’économie locale et son poids en CO2 (équivalent carbone) doit être très important.

Le manager, le dirigeant doit-il investir dans la formation ou mieux rémunérer les actionnaires?...

Quand nous lisons des blogs, c’est en général en position de citoyen mais derrière notre caddie, devant les linéaires à perte de vue ou devant les futurs investisseurs qui croient enfin à votre projet… la réponse sera-t-elle aussi évidente ?

Même très convaincue de la nécessité du durable, je reconnais qu’il n’est pas toujours évident de prendre la bonne option mais il y a souvent une solution meilleure qu’une autre pour se rapprocher d’un "monde meilleur".

Dessin de Jean Louis Brahem.

vendredi 9 février 2007

Une Reach iDée


Il y a quelques semaines un collègue a déboulé dans mon bureau pour me demander une note sur Reach… J’ai trouvé ce sujet super intéressant alors autant en faire profiter les lecteurs de DéDé qui seraient passés à travers les mailles du filet.

Le 13 décembre dernier le programme Reach (enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques) a été adopté par le parlement européen.

En quelques mots Reach c’est :

-Le premier répertoire de substances chimiques à fournir des informations liées à la présomption de toxicité et de dangerosité pour l’Homme et l’environnement.

-Le renversement de la charge de la preuve. En d’autres termes c’est le fabricant qui devra prouver l’innocuité de la substance.
Jusqu'à présent les victimes et/ou les autorités devaient apporter elles-même le preuve du préjudice ou du risque potentiel.

-Les substances les plus dangereuses seront soumises à une autorisation de mise sur le marché.
D’autre part, les fabricants seront dans l’obligation d’informer les personnes qui en feront la demande de la présence de ces substances "très préoccupantes".

-Une amorce du principe de substitution est inscrite au programme. Il s’agit de substituer, dans la mesure du possible, les produits dangereux par d’autres produits moins risqués.

C’est une grande avancée car les produits de synthèse mis en circulation avant 1981 n'étaient soumis à aucune réglementation. Seuls quelques scandales isolés ont permis l'interdiction de quelques substances.

Reach c’est le retour partiel au Principe de Précaution. Partiel, car les lobbys de l’industrie chimique ont réussi à vider le texte d’une partie de ses contraintes.

Il Restera donc à obtenir lors des prochaines révisions du programme :

-l’obligation de substitution des produits "extrêmement préoccupants",

-la limitation dans le temps des autorisations accordées (pour les produits préoccupants) qui devrait encourager les entreprises à innover et à trouver des alternatives,

-l’élargissement de la base de données détaillée à l’intégralité des 30 000 substances (dans le premier texte, 12 500 substances sur 30 000 ne seront répertoriées que succinctement sans véritable évaluation de leur dangerosité).

-l’obligation d’indiquer sur l’emballage des biens de consommation la présence éventuelle de produits dangereux.

Avec Reach je donnerais au parlement européen la mention "en progrès mais la marge de progression reste considérable".

Pour en savoir plus… et aussi ici...