jeudi 22 mars 2007

Think global, Act local, en DD aussi...


Think Global, Act Local… Je sais, je sais, c’est le concept marketing de certaines grandes multinationales mais ça pourrait aussi être un plébiscite pour la relocalisation de l’économie. Je pense mondial; d'ailleurs c'est sur Internet que j'ai choisi de m'exprimer mais je tente de ne pas oublier que je vis quelque part, sur un territoire qui m'accueille et sur lequel je suis chez moi. Alors voilà, si j’achète le pain au boulanger du bas de la rue, la viande au boucher, le lait, les fromages et les œufs à la crèmerie, le poisson au poissonnier, etc. Si eux-mêmes appliquent les principes d’économie locale, ils vont chercher leurs produits au plus près et ainsi de suite. Au final, le boulanger qui a gagné de l’argent grâce à ma baguette va acheter du lait au crémier et l’agriculteur qui n’habite pas très loin va aussi venir s’approvisionner chez les mêmes commerçants. Le transport des marchandises locales aura nécessité de faibles quantités de CO2, l’économie de la région est dynamisée et favorise grandement l’agriculture et l’élevage raisonnés. Je sais, je suis dans mon petit monde utopique mais les rayons des supermarchés pleins à craquer nourritures dont on ne peut même pas identifier la provenance. Alors j'imagine, peut-être à tort, qu’elles sont issues de productions massives et qui parcourent des milliers de kilomètres pour se retrouver dans mon assiette. Du coup, je paye les nombreux intermédiaires, les litres de gasoil pour le transport et surtout je cautionne, pour cela, que les producteurs soient rémunérés à des tarifs indécents qui leurs imposent de produire toujours plus avec moins d’argent et qui contribue à ce que la qualité de l’alimentation se dégrade.
Alors dans cette histoire, même si entre le noir et le blanc il y a toujours du gris, j’aime imaginer qu’en densifiant les tissus économiques locaux en France et partout dans le Monde, beaucoup de choses pourraient s’améliorer d’elles-mêmes.
Les Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysannes (
AMAP) sont un maillon de ce cercle vertueux. C’est un circuit de vente directe de l’agriculteur au consommateur dans lequel l’agriculteur s’engage à fournir des produits et le consommateur s’engage à les acheter. Comme Paris ne s’est pas fait en un jour, je ne suis pas un exemple de vertu malgré mes idéaux. Alors, pour l’instant j’essaie de faire attention à ce que j’achète, je scruter les étiquettes et quand c’est possible, j’achète les produits fabriqués au plus près de l’endroit où je me trouve.

mercredi 21 mars 2007

Un bain de luxe.


Etre privilégiée est une chose, mais avoir accès tous les jours au summum du luxe en est une autre… et bien je fais partie de l’infime partie de la population qui peut le dire, je vis dans le luxe : chez moi, pas moins de 2 robinets dispensent de l’eau potable à volonté, vous avez bien lu : a volonté, à toute heure, quand je veux ! Je n’ai qu’à faire un petit geste de la main et l’eau limpide, pure, chaude ou froide, vient à moi et, comble du luxe, elle ne coûte presque rien. Aujourd’hui, Action contre la Faim nous rappelle que l’eau est parfois inaccessible, trop loin, trop profonde ou trop chère. L’eau est la ressource dont nous ne pouvons pas nous passer plus de 3 ou 4 jours alors qu’on peut survivre 40 jours sans manger. Enfin c’est bien de l’eau potable dont nous parlons car l’eau non potable tue. Dans les pays en développement, plus du tiers des décès sont imputables à l’utilisation d’une eau contaminée.
Ces statistiques seront peut être un jour valables pour tous les pays du monde. Les activités industrielles, l’utilisation de pesticides, la surconsommation de médicaments, rendent de moins en moins potable l’eau des pays "riches".
Alors, dédicace spéciale pour quelqu’un qui se reconnaîtra je l’espère : laisser couler l’eau sans arrêt en faisant la vaisselle… ce n’est pas comme ça qu'on traite un produit de luxe...

mardi 20 mars 2007

Frontières fermées à double tour


La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, 28 aout 1789, 617 mots pour préserver l’intégrité des Hommes.
Mais aujourd’hui, en France, si vous passez le pas d’une banque pour ouvrir un compte et que vous "avouez" n’avoir pas de papiers, vous sortez de cet établissement (la Société Générale pour ne pas la citer) escorté par des policiers et menotté.
Ces femmes, ces hommes cherchent des conditions de vie meilleures pour eux-mêmes et pour leurs enfants. Oui, ils sont
en situation illégale sur le sol français, oui, nous ne pouvons accueillir tout le monde mais est-ce une raison pour les traiter comme des délinquants ? Quand vous vivez depuis plusieurs années dans un pays, que vous y travaillez que vous y dépensez votre argent, que vos enfants y sont scolarisés, est-ce normal d’avoir peur chaque jour ?
Les plus hauts murs du monde ne nous protègeront jamais de l’incroyable force de vie qui pousse ces hommes et ces femmes à tout laisser et à partir pour l’inconnu.
NOUS, nos prêts, nos commandes massives de matières premières brutes payées à des prix dérisoires, notre surconsommation de tout et surtout d’inutile, nous sommes responsables de ce monde scindé en deux, de ces milliards de personnes qui rêvent d’une vie acceptable et comment le leur reprocher ?
Ouvrons les yeux, il y a des pays en guerre, des pays dans lesquels on torture, des pays frappés par la famine, des pays rongés par des pandémies, des pays pauvres… derrière ce mot "pays" si pratique, il y a des hommes, des femmes et des enfants qui subissent tout cela au quotidien.
C’est loin ? Une ou deux, allez quatre ou cinq heures tout au plus en avion, le temps de deux films regardés bien installés sur nos canapés moelleux et nous pourrions y être, ce n’est pas loin, eux feront des heures, des jours, des semaines, parfois des mois de marche, de bateau, ballotés au fond de remorques de camions pour toucher le sol français. Là ils vont travailler, faire tout ce qu’ils peuvent pour survivre et envoyer de l’argent à leur famille, raser les murs, ne jamais rien demander, se faire tous petits… pour rester quelques jours de plus ici, en France, jusqu’au jour où, parfois des années après, le gouvernement Français leur offre leur premier cadeau : le billet de retour en avion…
Alors OUI, elle est belle la Tour Eiffel, notre drapeau bleu blanc rouge, nos chères petites têtes blondes, nos inscriptions "Liberté, Egalité, Fraternité" sur les frontons des mairies et des écoles, OUI nous sommes des privilégiés, est-ce une raison pour regarder les hommes, les femmes et les enfants "étrangers" comme des menaces ? Si nous n’avions pas amassé tant de belles choses, nous n’aurions pas si peur de les perdre et nous ouvrir à l’autre ne se limiterait à pas le toiser comme un animal au zoo, bien installé dans le fauteuil du salon au travers de l’écran de télévision, là où il ne risque pas de se matérialiser…
Ces femmes, ces hommes, ces enfants qu’on appelle pudiquement "sans-papiers" ils ont un prénom, une histoire, des joies, des peines, et surtout, nous aurions pu naître à leur place.

J’ai lu dernièrement un livre magnifique :
Eldorado de Laurent Gaudé…


Signez la pétition...

dimanche 18 mars 2007

Plein d'idées Ciné... pour changer.


C’est presque le printemps mais comme il n’y a plus de saison ma brave dame, il pleut… alors quoi de mieux que de se poser quelques heures dans les salles obscures qui fêtent le printemps du cinéma à 3€50 la place.
J’avais très envie de voir le documentaire "notre pain quotidien" de Nikolaus Geyrhalter. En un mot : Impressionnant. 1h32 sans parole, des images qui racontent la vie et la mort de ce que nous avons dans les assiettes, à voir absolument… mais pas seul, le film idéal pour compléter ce tableau c’est "Volarem rien foutre al païs", un bijou un brin militant contre l’aliénation des travailleurs, le contraste entre les deux films fût d’autant plus saisissant que j’ai vu les deux à la suite.
Qu’en ai-je retenu ? En vrac, comme ça : je ne suis pas (encore) végétarienne, mais plus question de manger de la viande industrielle, un délire pour les animaux qui n’est en rien justifié car nous n’avons pas besoin d’être aussi carnivore. La viande à bas prix peut être aisément remplacée par de la viande plus chère mais bien traitée et consommée en plus petite quantité. Quoi d’autre ? Ah oui, j’avais un rêve : savoir monter et démonter un moteur de voiture… drôle de rêve pour une citadine de mon espèce qui n’a jamais possédé rien d’autre qu’un vélo et une carte orange. J’ai compris pourquoi ce rêve : pour échapper à la dépendance que m’infligent les constructeurs en tout genre. Je m’explique : il y a plein de trucs que je ne sais pas faire, je suis dépendante des producteurs de tout et rien pour ma survie. Pas question donc de me rebeller, de sortir du système puisque je ne saurais pas (encore) assurer ma propre survie. D’où l’idée que si un jour je sais monter un moteur de voiture, faire un peu de plomberie et une once de jardinage, avec de la bonne volonté et en me retroussant les manches je pourrai bâtir une maison en bois avec des toilettes sèches, de l’eau du puit… ou lala, je divague… mais qui sait, rendez-vous dans quelques années ;-)
Enfin, si demain vous avez quelques heures de libres, ça vaut le détour !




Et puis pour changer des sorties sérieuses, passez voir Alex Lutz au point virgule, un jeune qui promet, une galerie de portraits très justes, on plonge littéralement dans le spectacle, une délicieuse soirée !

vendredi 9 mars 2007

Imprimer ecolomique


Notes, rapports, comptes-rendus, synthèses, dossiers, présentations, exposés, commentaires, mémentos, autant de documents que je dois souvent imprimer.
J’ai cherché le moyen le plus "écolomique" pour travailler en bonne intelligence avec mes valeurs. La première mesure est une mesure de bon sens assez simple : je n’imprime que ce que j’ai vraiment besoin d’imprimer. Si le texte est assez court ou que j’ai le temps de lire à l’écran, je m'imprime pas.
Ensuite, j’ai réservé un tiroir de mon bureau aux feuilles utilisées que d’un seul côté. Elles me servent de brouillon et quand j’en ai beaucoup j’en fait faire un bloc-notes par notre service économat qui fait ça très bien. Mon imprimante étant partagée, je ne peux pas mettre les feuilles utilisées dans le bac, les collègues risqueraient de m’en vouloir.
En cherchant bien, j’ai fini par trouver dans les propriétés de l’impression un moyen d’imprimer 2 pages sur une seule et recto-verso. Résultat : 4 pages sur 1 feuille ! Et finalement je trouve ça très pratique : moins de papier à transporter, lecture plus rapide et le sourire de la nature (bon d’accord, il faut oublier le sourire en coin de certains collègues que cela amuse beaucoup).
Pour les chefs qui m’ont fait comprendre gentiment que l’écriture était un peu petite en deux pages sur une, je n’envoie plus les documents de synthèse à valider par mail (ils les impriment à coup sur), je les imprime en recto-verso (ça fait toujours une feuille sur deux d’économisée car ils ne pensent jamais à le faire).
Enfin, côté encre : le mode brouillon qui permet d’économiser 50% d’encre est parfait à mon goût et je n’utilise le mode couleur qu’en cas de réel besoin. Enfin, en pied de mail, j'ai ajouté cette ligne : "Afin de contribuer au respect de l'environnement, merci de n'imprimer ce mail qu'en cas de nécessité."

Nous sommes déjà deux dans le service à avoir adopté ces principes d’usage durable de l’imprimante… pour les autres, les habitudes sont difficiles à changer… mais je ne désespère pas.
Et vous, faites nous faire découvrir vos "trucs" !

jeudi 8 mars 2007

Futur nucléaire ?

ITER, International Thermonuclear Experimental Reactor d’après ce que j’ai compris, ITER n'est pas destiné à être une centrale électrique. Ce projet expérimental vise à étudier la faisabilité et les modalités de la fusion nucléaire pour produire de l’énergie récupérable. Il a les objectifs suivants :

- Maintenir les réactions de fusion pendant 1000 secondes

- Dégager 500 Méga Watt avec un apport de 50 Méga Watt.

Comment parvenir à cela ? Ca semble assez simple finalement : on prend un atome de deutérium, un atome de tritium, on fait en sorte qu’ils s’assemblent pour faire une molécule d’Hélium. Cette réaction dégage un neutron et beaucoup d’énergie sous forme de chaleur. Le deutérium et le tritium sont des isotopes de l’hydrogène, ils ont autant de protons et d'électrons que l’hydrogène, seul le nombre de neutrons diffère. Ils ont les mêmes propriétés chimiques que l’hydrogène mais pas la même masse.
Le problème c’est que pour faire cette réaction il faut tout un tas de conditions spécifiques et notamment une température de plusieurs dizaines de millions de degrés. Pour en arriver là il faut beaucoup d’énergie et pour l’instant cette réaction a toujours nécessité plus d'énergie que ce qu’elle a dégagé. Le but des recherches est de permettre de produire 10 fois l’énergie utilisée et surtout que la réaction puisse s’auto entretenir. Il y a tout de mêmes quelques interrogations, entre autres :

- Le risque de contamination radioactive par le tritium qui est une gaz et peut se répandre en cas de fuite.

- Les déchets radioactifs à longue durée de vie restent un problème non résolu, pour l’instant c’est l’arbre de Noël des générations futures.

- L’argent qui sera investi dans cette recherche qui ne devrait pas porter ses fruits avant au moins 20 ans pourrait l’être au dépend des recherches sur les autres sources d’énergie et notamment les énergies renouvelables.

Il y a aussi de belles perspectives comme la possibilité d'une production quasi-infinie d'énergie sans dégagement de gaz à effet de serre.

Voilà, je n’ai pas encore d’avis tranché sur la question ni la prétention d'être exhaustive mais je voulais vous faire partager un petit bout de ce que j'ai découvert à l’expo sur l’énergie à la Cité des sciences de la Villette.

Pour en savoir plus : les "pour"

Pour en savoir plus : les "contre"

Et comme toujours les commentaires son les bienvenus !

mardi 6 mars 2007

DéDéménagement

Il y a deux ans, à cette période je me promenais dans le nord du Laos. J’y ai vu le déménagement le plus écolo qu’il m’ait été donné d’observer. Le dégagement de CO2 est nul, aucun carton pour gonfler les poubelles et surtout une superbe solidarité qui me fait rêver…
Bon c’est vrai qu’à mon dernier déménagement nous étions une dizaine (merci beaucoup à ceux qui se reconnaîtront -surtout que c’était les mêmes un an avant) mais j’ai aussi reçu un paquet de bonnes excuses et autres emplois du temps surbookés (un dimanche pluvieux ;-)…
Voilà, comment sans grosse machine, mais avec un soupçon de bonne volonté et l’envie de faire, on peut déplacer des montagnes… ou des maisons.



lundi 5 mars 2007

Stop aux échantillons! -et aux publicités polluantes-


Plus de set en papier sur mon plateau à la cantine, viande seulement deux fois par semaine et après une longue "bataille", il y a enfin des infusions bio à la cafet’ ; il va même y avoir du café équitable dans les machines et il paraît que les gobelets biodégradables sont à l’étude… sans oublier le commando "extinction des feux" qui passe tous les midis éteindre les lampes de ceux qui n’ont toujours pas compris que leurs ordinateurs ne font pas de photosynthèse même pendant l’heure du déjeuner… C’est un travail de longue haleine pour faire changer un tout petit peu les choses dans l'entreprise. Ceci étant, rien ne vaut, selon moi, la voie pacifique, avec le sourire ça prend du temps mais je suis sûre qu'à terme ça paie plus.
Même si il y a des jours comme aujourd’hui où j’ai vraiment envie de m'énerver : ce midi, alors que je salue la caissière comme tous les midis, elle me glisse subrepticement un sachet plastique. Dans ce sachet, une magnifique pub’ pour Canderel sur papier blanchit, glacé, encres couleurs (pas besoin de faire un dessin) avec deux échantillons de sucre (enfin du faux sucre) dont voici la composition : aspartame, acésulfame-k, dextrose, arôme naturel de vanille, dioxide silicium (argghhhhhhhhh pas très nature tout ça).
Sur six collègues à table, seules deux personnes les ont conservés, les autres ont jeté le plastique, le papier et les échantillons directement à la poubelle. Reste à savoir si les deux qui les ont conservé vont vraiment les essayer ou si c’est juste pour le plaisir d’avoir un cadeau.
Ce qui me révolte c’est la débauche de matériel on ne peut plus non écologique utilisée par les marques pour se faire connaître. L’appel au boycott en France est un délit alors je ne fais pas d’appel, mais à partir d’aujourd’hui, JE boycotte chaque marque qui me donnera des échantillons sans me demander mon avis (ce qui fut le cas de midi).
En même temps, échantillon ou pas échantillon, sur ce coup la, la composition écrite sur le sachet aurait suffit pour me faire prendre mes jambes à mon cou devant le linéaire ;-)

vendredi 2 mars 2007

DéDé voyage en utopie


Que faire… ? Carrière, cultiver un lopin de terre, partir sur les routes du monde, créer un lieu de vie agréable où tout le monde puisse échanger, se retrouver...
Chaque jour je vais au travail avec la masse des parisiens qui se pressent dans les couloirs du RER A. Ce matin c’était impressionnant, je suis arrivée en même temps que "le pic" de neuf heures, je ne sais pas si il existe un pendant pédestre à bison futé mais il aurait, à coup sur, affiché du rouge voire du noir ce matin et c’est tous les jours pareil. Je serais preneuse de l’Itinéraire Bis. En même temps, j’ai un salaire à la fin du mois, "la sécurité", des collègues sympas, je vais au cinéma de temps en temps, j’aime me promener dans les musées, je profite de tout ça, j’ai accès à l’Internet… mais voilà, plus j’avance dans les livres d’Eric Julien, d’Edgar Morin et d’Axel Khan et plus je me pose des questions. Je les rassure tous les trois, ils ne sont en rien responsables de ce post. Cependant, il y a parfois des catalyseurs : des instants, des lectures ou des rencontres qui ouvrent sur d’autres horizons.
Une étincelle qui fait qu’on passe de l’envie à l’action. Celle qui m’a fait prendre un jour mon sac à dos pour découvrir un petit bout du monde. Elle me titille aujourd’hui, elle tente des incursions dans ma vie et je l’étouffe à coups de "ce n’est pas si simple" ou de "je ne vois pas comment faire"… en attendant je m’évade dans mes lectures pour m’extraire un peu de la foule des matins parisiens.
Et demain? Je me sens comme un maillon pris dans la chaine, complètement dépendant des autres maillons pour survivre. Je ne sais pas faire pousser à manger ni trouver de l’eau je ne suis pas non plus très douée pour le bricolage… alors où et comment trouver sur un coin de terre un lieu paisible pour s’épanouir. S’épanouir est-ce l’apanage de ceux qui ont réussi ? Y a-t-il de l’épanouissement pour tout le monde ? Mon pire défaut c’est d’être utopique, ma principale qualité d’être optimiste alors… permettez-moi de rêver que le gâteau ne se partage pas mais qu’il se multiplie à l’infini, comme l’Amour.

jeudi 1 mars 2007

Tout schuss ! neige artificielle et additifs...

Le ski... les cheveux dans le vent frais, les promenades en télésiège et le vin chaud dégusté au zinc d’un petit chalet accroché à la montagne. Quel plaisir… mais voilà, la terre se réchauffe alors : plus de neige. Le blanc immaculé a fait place à la soupe marron alors c’est ski nautique et quand on plonge ça fait plouf, va-t-on devoir d’y habituer ? Certains prennent leur mal en patience et trouvent d’autres attraits à nos magnifiques montagnes tandis que d’autres boudent les stations. Pour remédier à cela certaines communes s’endettent pour longtemps en investissant dans des canons à neige. Comme vous le savez, il faut que la température soit basse pour faire de la neige (même avec des canons) et comme la température monte, les apprentis sorciers ont eu la bonne idée de mettre des additifs (protéines cryogènes fabriquée par les bactéries). Concrètement, rien ne montre que ces additifs peuvent avoir des effets pathogènes sur l’Homme ou des effets négatifs sur la nature mais aucune loi n’encadre l’ajout d’additif dans les neiges artificielles et les skieurs ne sont pas franchement informés de la situation. En bref : pour continuer à skier on utilise de l’énergie, on pompe de l’eau et en plus on pollue… tout ça ne devrait pas arranger les problèmes de biodiversité que rencontrent les écosystèmes montagnards. Enfin, si vous voulez éviter tout cela, vous pouvez faire du ski en plein désert à Dubaï sous un dôme. Après-tout… ça refroidi ça ne réchauffe pas… à méditer ou à éviter… ils sont fous ces terriens !
Quoi qu’il en soit bonnes vacances ! (à ceux qui en ont... ce qui n'est pas mon cas pour cette fois
PS : n’oubliez pas de vérifiez que vous n'êtes pas sous un canon à neige avant de faire dégouliner votre sirop d’érable brulant sur la neige… un délice !
PS 2 : il fait un temps magnifique en Bretagne.

mercredi 28 février 2007

Le monde selon...


Bienvenue à Arthur qui vient de nous rejoindre après avoir passé neuf mois au chaud dans le ventre de sa maman.
Comme ses parents sont globe-trotters, ce petit bonhomme va peut être choisir un autre pays que la France pour vivre. Quel outil pourra l’aider à faire ce choix ?
Il y a les classiques : PIB (Produit Intérieur Brut) et PNB (Produit National Brut) mais il y a aussi l’IDH (Indicateur du Développement Humain), le GPI (Indice de Progrès Authentique - Genuine Progress Indicatorv), le coefficient de Gini, les PIB et PNB-PPA (qui tiennent compte de la Parité du Pouvoir d’Achat), l’ISDH, (Indicateur Sexospécifique du Développement Humain), l’IPF (Indicateur de Participation des Femmes), l’IPH (Indice de Pauvreté Humaine), l’ISEW (Indice du Développement Economique Soutenable - Index of Sustainable Economic Welfare), l’IPC (Indice de Pénurie de Capacité), aaaaaaaaaaaahhhhhhh !
Ce n’est pas très simple tout cela !
Certains économistes ont une vision très claire. Je vous livre une anecdote : il y a quelques semaines j’assistais à un séminaire d’entreprise; lors d’un débat entre deux éminents économistes, cette phrase est sortie sans faire l’objet d’une quelconque discorde : "nous n’avons jamais été aussi heureux sur terre, j’en veux pour preuve que la croissance n’a jamais été aussi forte".
Bien assise dans mon fauteuil, au sous-sol d’un grand hôtel, j’ai été prise d’un spasme. Vu d’ici, on peut se dire que la croissance mesure le bonheur sans se poser de question car la croissance de l'entreprise est effectivement corrélée au bonheur de mes chaussures qui marchent
sur une belle moquette et de mon derrière assis sur un siège confortable. Mais n’est-ce pas supra-réducteur ?
Je comprends bien que pour les besoins de la mondialisation (la gestion mondiale des économies) il faille des indices. Alors faisons un mix de tous ceux cités précédemment avec une préférence (toute subjective) pour l’ISEW d’Herman Daly pas très médiatisé… et pour cause, il aurait plutôt tendance à décroitre et la décroissance n’est pas très populaire.
J’ai envie d’illustrer mon propos : quand vous êtes coincé dans un embouteillage le PIB augmente. Je m’explique : vous polluez plus mais vous consommez aussi plus d’essence, donc vous augmentez le PIB, si vous êtes dans un taxi c’est encore mieux car vous paierez plus cher le taxi qui aura pollué plus. Ainsi, chaque incident, accident, ou catastrophe est source d’augmentation du PIB combien même cet évènement serait à l’origine de diminution du capital humain ou du capital environnemental. Alors coincée dans l’embouteillage, je fais augmenter le bonheur de la France… pas complètement faux, j'en conviens mais discutable tout de même.
Le BNB fait rêver : Bonheur National Brut… peut-on mesurer le bonheur ? Le bonheur des uns est-il le bonheur des autres. Tous ces indices imposent le point de vue des pays riches à l’ensemble de la communauté mondiale. Un dernier exemple : je lis le livre d’Eric Julien : Kogis (un peuple racine d’Amérique du Sud) si nous suivons nos indicateurs, ils sont pauvres, même extrêmement pauvres puisqu’ils refusent toute notion d’argent source, selon eux, de conflits. Ils vivent comme ils l’entendent et protègent la nature qui leur permet de vivre, ce cercle vertueux, cet équilibre si pérenne dans le temps long ne se mesure pas par un quelconque indice. Pire, la vie paisible de ce peuple est mise en péril par l’évangélisation du monde "modernocentré" qui prétend faire le bonheur de tous en imposant un moule unique de développement.
Alors revenons à toi petit Arthur qui vient d’ouvrir les yeux sur ce monde, je te souhaite d’avoir le choix de décider de ce qui te rendra heureux, mais vraiment le plus heureux, car le progrès ne peut justifier des concessions sur le bonheur. Je te souhaite d'avoir chaque matin, à la façon que tu auras décidée, plaisir à ouvrir tes yeux pour une nouvelle journée sur l'orange bleue.

lundi 26 février 2007

Lumière !


Ils marchent la tête en bas, ils mangent des aliments qui n’ont pas beaucoup de goût et surtout ils n’ont toujours pas ratifié les accords de Kyoto… Mais voilà, Les australiens viennent de prendre une décision exemplaire : ils vont bannir les ampoules à incandescence et les remplacer par des ampoules à fluorescence. Je ne vais pas polémiquer sur les actions du gouvernement australien bien peu zélé quand il s'agit de défendre l’environnement en général mais cette fois, il y a du bon.
Alors concrètement, les ampoules à incandescence sont les ampoules classiques avec le petit fil qui chauffe et fait de la lumière. Si vous avez déjà essayé de toucher une ampoule allumée, vous savez que ça chauffe, et bien toute cette chaleur c’est de l’énergie perdue c’est l’effet Joules ou devrais-je dire votre facture d'électricité qui se dissipe sans vous éclairer. Les ampoules à fluorescence, un peu plus chères à l’achat, consomment 5 fois moins d’énergie pour un éclairage comparable.
En plus, elles durent 13 fois plus longtemps. A nouveau le porte-monnaie et l’environnement y gagnent : moins d’ampoules à produire, moins d’ampoules à détruire, c’est moins d’énergie grise (l’énergie utilisée pour fabriquer, transporter, distribuer et détruire les objets).
Et la cerise sur le gâteau : ces ampoules sont recyclables contrairement à leurs petites sœurs à incandescence.
Alors, l’Australie légifère mais gageons que les français n’auront pas besoin de lois pour comprendre leur intérêt à utiliser les ampoules à basse consommation.

dimanche 25 février 2007

DéDé s'emballe

Un petit film sympatique du dimanche après-midi en forme de devinette.


A peine rentrée du magasin et déjà la poubelle se remplit. C’est désespérant, il a fallut hisser les courses au bout de mes petits bras jusqu’au cinquième étage pour les redescendre aussitôt. Je pense par exemple aux cartons qui entourent les desserts frais, pas besoin de les refroidir, alors c’est direct poubelle.
Il y a aussi les multiples sachets fraîcheur, quel gâchis, je finis toujours par manger l’intégralité des gâteaux en deux temps trois mouvements et même si je suis sage, la boite en fer fait très bien l’affaire pour les conserver quelques jours. J’entends souvent depuis que j’ai ouvert le blog : "on ne peut pas y faire grand chose"… et bien si tous les consommacteurs décident de ne pas acheter ce qui est sur-emballé, les marketeurs arrêteront d’imaginer des suremballages inutiles et le tour sera joué.
J’ai abandonné mes céréales préférées, celles avec des petits copeaux de chocolat, un vrai délice, mais il y a le sac, et par-dessus l’énorme carton pour faire croire qu’il y en a beaucoup. J’en ai trouvé des un peu différentes mais elles sont juste dans un sachet. Je ne vous cache pas que mon rêve serait que tous les mangeurs de céréales au chocolat délicieuses fassent comme moi… les fabricants seraient obligés de revoir leur copie et j’aurais ainsi le plaisir d’en acheter de nouveau. Le top c’est les aliments en vrac, on prend ce dont on a besoin dans un sachet le plus souvent en papier.
Il y a aussi les sacs plastiques, un vrai fléau pour les animaux marins et les paysages du monde entier. Par exemple, dans le nord du Pérou, sur la panaméricaine en plein désert, la route et bordée de sacs plastiques déposés là par le vent, une vraie calamité. Il paraîtrait même que les sacs plastiques accélèrent le développement de la malaria dans certaines zones en bouchant les canalisations, l’eau stagne et favorise la ponte des moustiques. Pour remédier à ça j’ai trouvé un truc bien plus facile à trimballer partout que les gros sacs plastiques réutilisables : un sac tout fin en coton bio non blanchit (pour faire du coton non bio on utilise une quantité astronomique de produits phytosanitaires et pour le blanchir c’est du chlore tout ça n’est pas très écologique) une fois plié je l’oublie au fond de mon sac à main, c’est super pratique au quotidien et c’est toujours ça de gagné pour les réserves mondiales de pétrole ;-)… non, je voulais dire pour la nature bien sûr.

vendredi 23 février 2007

Economie Sociale, kô cé ça ?

L’économie sociale regroupe les associations, les mutuelles, les coopératives et les fondations. Avec 7,5 % des actifs occupés en France, l’économie sociale réalise entre 5 et 10% du PIB français. Concrètement, l’économie sociale c’est l’économie non capitaliste.

Là, il y en a qui m’imaginent déjà avec le poing levé mais ce n’était pas mon propos - pas cette fois ;-).

L’économie capitaliste est basée sur la propriété du patrimoine. En d’autres termes, il y a un ou des propriétaires (généralement appelés actionnaires) qui ont pour but de faire fructifier leur capital et donc de faire prendre de la valeur à l’entreprise. Les décisionnaires sont les propriétaires ou les groupes de propriétaires qui sont majoritaires car ils détiennent la majorité du capital de l’entreprise.
Enfin, si l’entreprise est liquidée, le capital peut être partagé entre les propriétaires.

L’économie sociale c’est un peu le contraire : le capital de l’entreprise (ou organisation) appartient à la personne morale elle-même. Les parts sociales, pendant de l’action dans l’économie capitaliste, ont un prix fixe (pas de fluctuation et donc pas de spéculation possible). Elles peuvent être, assujetties au versement d’intérêts préalablement décidés et plafonnés. La prise de décision est basée sur le principe d’une personne = une voix et non une action = une voix. Enfin, en cas de dissolution de l’entreprise, le capital ne sera pas partagé entre les sociétaires, il sera réinvesti au profit d’une autre coopérative.
On entrevoit déjà qu’il n’y a pas grand intérêt à faire fructifier le capital financier de l’entreprise. Il ne profiterait à personne puisqu’il n’est pas partageable. L’entreprise ou l’organisme a donc pour seul objectif : sa pérennité dans le temps long. Dès lors, les bénéfices éventuels vont servir à augmenter le
capital humain (nombre de salariés mais aussi, formation des salariés, etc.), à développer et améliorer les infrastructures.

C’est un pan de l’économie mondiale qui est peu enseigné dans écoles de commerce mais qui présente des aspects intéressants dans le paysage économique mondial.

Au fait, vous saviez que 50 % des établissements bancaires en France sont des entreprises de l’économie sociale ?

Pour en savoir plus...

jeudi 22 février 2007

DéDé compense


Je compense, tu compenses, il compense, nous compensons, vous compensez, ils compensent… oui mais comment et pourquoi ?

Compenser les émissions de CO2, c’est payer pour avoir le droit d’émettre du CO2 ? A vrai dire ma première réaction fut très critique. De quel droit les riches auraient le droit de polluer plus que les pauvres ?

Mais la base de cette action est le volontariat. Il n’y a donc pas de DROIT à polluer. Et l’objection qui consiste à dire : "ça déculpabilise les gens qui ne vont rien faire pour diminuer leur empreinte écologique". Je suis d’accord, en réalité c’est exactement ce que je pense mais en même temps, n’est-ce pas mieux que rien du tout ? Le débat est ouvert…

L’idée est de commencer par diminuer au maximum nos activités qui dégagent des gaz à effet de serre puis, comme il est difficile d’arriver du jour au lendemain à un mode de vie neutre en GES, des associations ou entreprises nous proposent de compenser.

Le processus est simple : on calcule la masse de CO2 dégagée par nos activités puis une règle mathématique nous dit combien ça coûte de financer des projets qui vont diminuer d’autant la présence de CO2 dans l’atmosphère.

Concrètement, ce sont des projets qui touchent principalement au reboisement, aux énergies renouvelables (éolien, solaire et biomasse) et à l’efficacité énergétique.
Dans le monde tout nouveau des compensateurs, il commence à y avoir du monde (37 organismes) et ça manque encore de normes car les différences entre les organismes sont de taille :

- La tonne de CO2 ne coûte pas toujours le même prix –il dépend du coût des projets financés-.

- Le calcul du volume rejets varie car certains organismes ne prennent en compte que le CO2 alors que d’autres comptent tous les gaz à effet de serre.

En bref, plein de bonnes choses mais il manque encore une norme que l’ADEME se propose de mettre en œuvre… affaire à suivre de près.
Pour en savoir plus…

mercredi 21 février 2007

OGM : consultation nationale 2007

Le gouvernement organise une consultation publique sur les demandes d’autorisation pour la mise en place d’expérimentations en plein champ d'OGM.
Vous pouvez consulter l’intégralité des dossiers et donner votre avis sur le site : http://www.ogm.gouv.fr/ jusqu’au 13 mars 2007 inclus.

Quelque soit votre opinion, venez gonfler les rangs de l’expression publique pour montrer que le public n’est pas indifférent au sujet de la culture des OGM. Faites exploser les compteurs des années passées !

J’ai consciencieusement "collé" pour chacun des 15 messages destinés à donner mon avis :

"Au nom du principe de précaution je ne peux pas être d’accord avec la culture en milieu ouvert de végétaux génétiquement modifiés dont l'innocuité sur l'environnement (et pas uniquement sur l'Homme) n'a pas été établi.
D'autre part, le risque de dissémination jugé non existant est, à mon sens, très largement sous évalué. La culture en milieu ouvert d'OGM fait prendre un risque non négligeable aux agriculteurs traditionnels et bio de voir leur récolte devenir inexploitable.
N’étant pas opposée à la recherche en général, je souhaite que ces essais soient pratiqués uniquement en milieu confiné."

Je ne prends aucun droit d’auteur ;-) aussi vous pouvez recopier, modifier, triturer ce texte à votre convenance ou en proposer d’autres en commentaires.

Voici les résultats des années passées :

Les résultats de la consultation 2003
Nombre total des réponses : 565, dont :
- 545 oppositions aux OGM
- 20 favorables aux essais OGM.

Les résultats de la consultation 2004
Nombre total des réponses : 2725, dont :
- 2053 oppositions aux OGM
- 151 favorables aux programmes de recherche OGM
- 77 demandes de maintien des essais en confiné
- 444 messages blancs sans aucun commentaire.

Les résultats de la consultation 2005
Nombre total des réponses : 2451, dont :
- 2097 oppositions aux OGM
- 101 favorables
- 49 demandes de maintien des essais en confiné
- 34 ni pour, ni contre, questions
- 170 messages « blancs » sans aucun commentaires

lundi 19 février 2007

DéDé fait des bulles


Je voulais vous chanter : "J’aimerais bien dans ma salle de bain, faire de la musique, faire de la musique. J’aimerais bien dans ma salle de bain, faire de la musique à la place du bain", vous n’avez pas le son mais le cœur y est.

Alors voilà comment en quelques mois ma salle de bain, temple de l’Oréal qui faisait trembler mon porte-monnaie, s’est transformée en salle de bain "écolo" :

J’ai commencé par terminer mon gel douche conditionné dans une belle bouteille en plastique puis je l’ai remplacé par un bon gros savon d’Alep. Concrètement : il est vendu sans emballage, le savon comme ça, un cube, sans rien autour. Et moi qui pensais qu’il me fallait un savon spécial qui fait la peau comme ci pour ma peau comme ça… je découvre que ce bon vieux savon fabriqué depuis la haute antiquité à base d’huile d’olive et de laurier, fait la peau toute douce. Alors c’est vrai que ce n’est pas très sexy dans une pub avec une fille dénudée… mais c’est parfait à utiliser au quotidien.

Après il fallait continuer sur ma lancée, pour le shampoing : un bon shampoing bio conditionné en très grande bouteille et dont quelques gouttes suffisent. Je n’ai pas trouvé la parade à l’après-shampoing mais ce n’est plus qu’une fois par semaine (si vous avez des suggestions, n’hésitez pas).

Pour les crèmes de jour et de nuit : l’huile de jojoba fait la peau toute douce, un délice. Côté oreilles, j’ai testé les bougies auriculaires, un peu surprenant au début, ça repose et ça nettoie vraiment, Adieu les cotons-tiges ! Pour le déo, je tente la pierre d’alun. Il reste encore le maquillage mais comme je n’achète qu’un mascara tous les 3 ans, on s’en reparle dans quelques années….

Résultat : moins douloureux pour le porte-monnaie, plus de place dans les placards de la salle de bain et surtout plus de Dibenzodioxines Polychlorées (PCDD), Dibenzofuranes Polychlorés (PCDF), Biphényles Polychlorés (PCB), Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP), Pentachlorophénol (PCP), Paraffines chlorées à chaîne courte (SCCP) Isomères de l’Hexachlorocyclohexane (HCH) Mercure et composés organiques mercuriels, Cadmium, Plomb et composés organiques du plomb, Composés organoétains, Nonylphénol / Ethoxylates de nonylphénol (NP/NPE) et substances assimilées, Musk xylène, Retardateurs de flamme au brome, phtalates - Dibutylphtalate (DBP) et Diethylhexylphtalate (DEHP), autres muscs synthétiques nitrés et muscs polycycliques, autres phtalates, autres éthoxylates d’alkylphénol, bisphénol A.

Ouf, ça devenait dangereux la salle de bain ! ! !

dimanche 18 février 2007

La forêt sous les fenêtres


Depuis que je suis arrivée dans mon nouveau bureau, je ne peux pas ouvrir ma fenêtre car c’est le balai permanent des tracteurs, camions et autres marteau-piqueurs pour faire surgir de terre de nouveaux bâtiments tous neufs. Mais cet après-midi un étrange balai a retenu toute mon attention : des camions sont venus avec des tractopelles mais cette fois la cargaison était vivante… enfin je l’espère. Nous ne sommes pas à la Sainte Catherine mais pourtant, à ma grande surprise, ils ont planté une dizaine d’arbres.
Quand j’étais petite je mettais une graine dans la terre et en attendant patiemment que ça pousse, je faisais la course avec elle… vous savez les encoches au couteau sur l’encadrement de la porte pour voir de "combien j’ai grandis Maman ???" et je comparais avec la jeune pousse. Mais aujourd’hui, plus le temps de regarder les plantes grimper, il faut que tout soit comme sur les maquettes à la livraison. Alors on déracine des arbres parfois centenaires qu’on transporte en camion jusqu'à leur nouvelle adresse.
Enfin les arbres en face de ma fenêtre ne sont pas dans ce cas, ils ont juste grandi en pépinière avant de venir se repaitre du CO2 si généreusement dégagé par les automobiles avec qui ils partagent désormais l’espace entre les deux immeubles.
Du coup par solidarité j’ai fait des boutures pour mon bureau, et puis du CO2 il y a en a pour tout le monde ;-).

samedi 17 février 2007

DéDé creuse !


Comment remplacer le pétrole qui devrait venir à manquer ? Plein de Géo Trouvetout et de scientifiques planchent sur cette question. Je connaissais les énergies solaires (photovoltaïque et thermique), éolienne, et hydraulique.
Oui mais voilà, il semblerait qu’en choisissant bien l’emplacement de ma maison, en creusant assez profond dans mon jardin, je puisse bénéficier du chauffage gratis et ad-vitam, c’est la géothermie. Cette énergie est dégagée par l’activité nucléaire du noyau de la terre qui libère de la chaleur. Alors le principe est simple : plus on creuse profond plus c’est chaud. Enfin, en fonction de la localisation on trouve plus ou moins profond la température qui convient (de quelques dizaines à quelques centaines de mètres). Le gradient moyen en France est de 4°C tous les 100 mètres, ça démarre à 14°C environ et puis, à vous de choisir la température idéale.

Il suffit ensuite de placer une pompe à chaleur et le tour est joué. La pompe fonctionne à l’électricité mais les économies pour le porte monnaie et pour la nature sont tout de même conséquentes.
L’idéal c’est de l’utiliser pour des logements collectifs ou des grandes administrations, plus il y a de monde au dessus plus ça fait d’économies et ça rentabilise les énergies grises liées à l’installation.
Une variante très répandue dans les maisons écologiques :
le puit canadien, il profite de l’inertie thermique du sous sol de la maison (mais pas de la géothermie) pour réguler la température de l’intérieur de la maison (plus chaude en hiver et plus froide en été).
Pour ce type d’installation, on parle de géothermie à basse et à très basse énergie. Il existe aussi une géothermie à haute énergie qui permet de produire de l’électricité dans des centrales géothermiques.
Pour en savoir plus

Info de dernière minute : la Chine a construit 34 centrales thermiques qui fonctionnent à base de paille. Au moins, ça ne partira plus en feu de paille.

vendredi 16 février 2007

Les noms des responsables


Les entreprises, le système, l’Etat, ces entités ont-elles la faculté de penser par elles-mêmes ? Comment oublier que derrière ces mots il y a des Hommes. Des individus qui pensent, qui ont leur libre arbitre, qui ont des droits et des devoirs. Chaque entreprise a son ou ses dirigeants, ses salariés, éventuellement ses actionnaires et ses membres du conseil d’administration. Les Etats ont leurs ministres, chef d’Etat, etc. Utiliser les termes génériques, ne pas nommer c’est libérer l’individu de son devoir. Une entreprise en temps que personne physique n’a pas de morale. La seule raison pour laquelle elle a été créée c’est d’engranger des bénéfices. Le problème de la personnalité morale c’est qu’elle protège les agissements des personnes physiques qui la dirigent. On peu poursuivre en justice une entreprise, c’est déjà plus difficile de lui demander de faire des travaux d’intérêts généraux en réparation… alors le seul moyen de la punir c’est de la faire payer, donc de limiter ses bénéfices. Cette "punition" responsabilise-t-elle vraiment les dirigeants ? Ainsi, certains calculent qu’il coûte moins cher de payer une hypothétique amende pour déballastage sauvage que de payer le nettoyage des cuves par une entreprise spécialisée dans des conditions sanitaires acceptables pour le personnel et l’environnement… voilà comment des quantité astronomiques de produits pétroliers (plusieurs millions de tonnes par an dans le monde) se retrouvent dans les océans et parfois, au hasard des courants, sur les côtes. Avec l’argent on achète tout y compris la liberté des personnes physiques influentes parfaitement au courant des décisions immorales qu’elles prennent en sacrifiant les indigents et les générations futures sur l’autel du profit. Ces assassins se cachent derrière une personne morale qui sera liquidée si d’aventure le scandale était trop bruyant.


Alors si on arrêtait de dire Total, Trafigura, Mosanto, et qu’on nommait les responsables des décisions catastrophiques par leur nom et leur prénom… ils réfléchiraient peut être à plusieurs fois avant de prendre leurs décisions. Il en va de même pour les actionnaires qui se noient dans la masse des assemblées générales mais qui sont tout aussi responsables (en tant que propriétaires) des impacts de leurs pépites qui font des miracles en bourse mais au détriment de qui ?

Dessin de Jean Louis Brahem.