jeudi 17 mai 2007

Les boules... de Noël.


Au lendemain des saints de glace, les petits français commencent à se demander ce qu’ils vont offrir à leur chère et tendre Maman pour la fête des mères… pendant ce temps, avec une saison d’avance, les supermarchés passent leurs commandes de Noël.
Pour faire une boule de Noël, une de celles qu’on pose avec délice sur le sapin avec plein de petits miroirs… les petites mains sont bien plus efficaces et moins chères que les grandes. Les boules ne doivent pas être trop coûteuses, elles ne sont que des accessoires, les cadeaux fabriqués en Chine voleront la vedette aux petites sphères dès que le Père Noël sera passé. Si chaque français regardait à deux fois avant d’acheter ses décorations de Noël… et que par magie, ceux qui auraient oublié ce détail voyaient se refléter dans ces milliers de miroirs les visages des enfants qui ont perdu leur jeunesse à fabriquer nos objets de consommation futile. Et dire qu’en Inde on ne fête même pas Noël…

mercredi 16 mai 2007

De ma fenêtre...


De ma fenêtre, sans même me lever je vois 4 caméras, il y en a en fait plus d’une dizaine. Je vois aussi un petit bout qui joue et à qui on fait croire que le monde est une jungle dangereuse, que derrière les murs de son école transformée en bunker il ne craint rien. Un camion de police, des hommes avec des gilets par-balle en permanence devant cette école. Autrefois la religion était l’Opium du peuple, à présent c’est la peur. Je suis de la génération "peur du SIDA", "peur du chômage", la génération qui vient aura juste peur de sortir de chez elle. Mais comment faire autrement après avoir grandi sous le regard des caméras, sous protection policière permanente? Quand j’étais jeune je séchais les cours pour courir dans mon monde et je rentrais bien sagement le soir… plus tard, je suis partie faire le tour du monde… aujourd'hui je ne regrette rien mais l’aurais-je fait si j’avais grandi dans la peur ?A ce stade certains doivent se demander ou je vis… Après tout Internet permet toutes les fantaisies et une francophone peut écrire son blog depuis le monde entier. J’habite Boulogne-Billancourt à quelques stations de métro de Paris, dans une banlieue "bourgeoise" et ma fenêtre donne sur une école privée pour des enfants de 3 à 18 ans. A méditer…

lundi 30 avril 2007

Un tour au petit coin... japonais.

C’est tellement simple que les japonais y ont pensé… et pas nous. Voilà le concept : le lave-main se trouve au dessus du réservoir de la chasse d’eau des toilettes. Ca y est, vous me suivez ? Quand vous vous lavez les mains, l’eau que vous avez utilisée part directement dans le réservoir et sert au prochain tirage de chasse.
L’idéal c’est les toilettes sèches (dans certaines régions de Suède, il est à présent obligatoire d’en mettre dans les nouvelles constructions) d’ailleurs voici un blog très bien fait sur le sujet : http://ec-eau-logis.over-blog.net/article-6395665.html
Enfin, en attendant que tout le monde y passe, la solution japonaise c’est toujours ça de gagné… alors qu’EST-CE QU’ON ATTEND POUR EN VOIR PARTOUT ????



dimanche 29 avril 2007

Paris, ville lumière !

Pour ou contre les petites lumières de la Tour Eiffel? ce soir, alors que j'arrivais au pied de la grande dame j'ai eu la surprise de la voir se parer de mille feux, j’ai trouvé ce spectacle magnifique oui mais voilà, quelle débauche d’électricité pour un usage somme toute très discutable… Alors, je vais vite éteindre les lumières de mon petit chez moi pour compenser ces quelques instants de plaisir très peu DéDé ;-) Ah culpabilité ! quand tu nous tiens…

vendredi 27 avril 2007

A ne rater sous aucun pretexte :

Dans la lignée de "Notre Pain Quotidien", "We Feed the World" va plus loin ou plutôt prend un angle différend. Le documentaire se fait pédagogue, il nous fait toucher du doigt, les aberrations du système de la mondialisation et de la marchandisation à tout va.
Ce film devrait être présenté à toutes les personnes influentes de ce monde, à tous les enfants qui sont les futurs acteurs de ce monde mais aussi aux adultes qui vont chaque jour faire leurs courses avec leur casquette de consommateur insouciant.
Chaque séquence de ce film explique la mise en marche de rouleau compresseur qu’est la mondialisation et comment la faim dans le monde, la pauvreté ont été organisées par les sociétés riches pour que les entreprises (et au final leurs actionnaires) s’enrichissent au dépend de la protection élémentaire des individus. Rapporteur spécial de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU pour le droit à l’alimentation, Jean Ziegler nous dit : "L’agriculture mondiale actuelle peut nourrir sans problème 12 milliards d’individus. Autrement dit, chaque enfant qui, aujourd’hui, meurt de faim, est en fait assassiné".

Alors que dire ? Rien…je reste sans voix. Enfin, si, juste une chose, pour ceux qui pensent que tout est loin qu’ici ça va bien… le film commence par un marin pêcheur de Concarneau, un ville que je connais bien, et là on découvre comment, dans quelques années, quelques mois, voire dans quelques heures quand vous irez faire vos courses, quels types de poissons atterrissent finalement dans votre assiette… et ça fait peur !

Ce film c’est donc l’histoire de la faim, de la fin et du début… le début d’une prise de conscience, le début d’une touche d’espoir, certains y croient et j’en fais partie !


mercredi 25 avril 2007

Chaud au bureau...


Je ne sais pas vous mais ici il commence à faire très chaud… surtout pour ceux qui sont exposés plein sud ce qui n’est pas le cas de DéDé votre serviteur. Du coup tout le monde s’insurge de l’absence de clim’ et migre vers les quelques bureaux qui en sont pourvus. Alors que finalement il y a d’autres solutions… Par exemple, un nouvel immeuble tout en verre à vu le jour en face de ma fenêtre. J’ose espérer que c’est du double-vitrage faiblement émissif (ou vitrage à isolation renforcée) mais tout de même, une petite avancée pour éviter le soleil direct… une zone tampon et un bon circuit de ventilation n’auraient pas été de trop. En l’absence de ce dispositif, on peut toujours baisser les stores extérieurs car l’isolation par l’extérieur est beaucoup plus efficace que de tirer les rideaux à l’intérieur (il vaut mieux laisser la chaleur dehors que de la bloquer dedans).
Une fois tous ces stratagèmes épuisés, il ne reste plus qu’à… se dévêtir… à chacun de connaitre sa limite ou celle du patron. Enfin, vous pouvez toujours expliquer à votre chef que les japonais ont fait des économies substantielles d’électricité l’été dernier en faisant tomber la cravate et la veste et en réglant la clim’ quelques degrés plus chaud.

Au fait, il n’y a pas comme un problème ? Cherchez bien, il y a un indice juste au dessus du titre… nous sommes le 25 avril ! ! ! ! Si on tombe la veste et la cravate, si les mini-jupes sont de retour… cet été on enlève quoi ?

mardi 24 avril 2007

L'impact réel d'un Monde Virtuel.


Une vie ce n’est pas suffisant ! Maintenant on peut en avoir une seconde. Vous pouvez créer votre double dans un monde virtuel. Ce double va danser, discuter, voler, se promener, s’informer, consommer, etc. Bref, il va vivre !
Mais pour le faire vivre il faut des connections internet, des serveurs spécifiques de grosse capacité (forcément tout le monde doit pouvoir se connecter en même temps sinon c’est pas drôle), des infrastructures, etc. Alors des personnes un peu tatillonnes ont trouvé le moyen de calculer la consommation d’énergie (réelle) de nos avatars (virtuels). Et là, Ô surprise : ces petits bouts de rien, même pas capables de prendre des décisions tous seuls, consomment plus que certains habitants de la terre ! Un double pour adulte (vous savez, le copain imaginaire de vos 7 ans mais sur Internet) consomme 1 752 kWh par an soit 10 fois plus qu’un vrai camerounais en chair et en os !
Alors si vous cédez à l’attrait d’une vie meilleure dans l’autre monde, n’oubliez pas de l’inclure dans votre calcul d’empreinte écologique.

lundi 23 avril 2007

OGM : Canada, un exemple à ne pas suivre.


Un de mes premiers billets dénonçait l’oubli du principe de précaution. Depuis, j’ai vu de nombreux reportages, lu de nombreux articles alors naïvement, je pensais que tout le monde avait réalisé le risque potentiel des cultures en plein champs. Et puis de discussion en débat, de brunchs en dîners, je me rends compte que le message a du mal à passer. Serait-il brouillé par des communiqués qui émanent des semenciers organisés en puissants lobbys ?
Je sais que la preuve par l’image est loin d’être une preuve irréfragable mais l’exemple de l’invasion de Monsanto au Canada présente une autre facette des problèmes liés aux OGM. Après notre santé, celle des animaux, l’utilisation de plus en plus importante de Roundup (désherbant appartenant à Monsanto), la dépendance totale des agriculteurs vis-à-vis des semenciers on connaissait… il y a maintenant : la contamination générale des cultures et les "milices" déversent des produits chimiques sur les champs qui ne leurs appartiennent pas, qui dressent des amendes aux agriculteurs contaminés… (voir le reportage ci-après) Mais où va-t-on ? Peut-on laisser toutes ces menaces prendre racine en France ? Le moratoire sur les cultures en plein champs me semblent être un impératif non négociable ! ! !

Et puis qui sait, ce que l'avenir nous réserve... cliquez ici juste pour rire

dimanche 22 avril 2007

Juste pour rire...


Le site le plus écolo du monde… enfin presque ! Alors juste un petit jeu pour rire en ce dimanche un peu sérieux.
Allez faire un tour sur le site :
http://maps.google.fr/maps et demandez votre chemin de Paris à New York par exemple…

Pensez à vous attarder sur l’instruction n° 20
Au moins comme ça on sait exactement d’où partir… et comment y aller :-)

samedi 21 avril 2007

Bonheur = Diversité + Utopie


Grand, petit, blonde, homo, pas beau, gros, a fait des enfants, vieux, handicapé, bègue, bronzé, la diversité de l’espèce humaine est sans fin mais si vous rajoutez le mot "trop" devant chacun des adjectifs qui précédents vous obtenez une liste non exhaustive des critères de discrimination (ok blonde ça se discute ;-).
Discrimination à l’embauche, discrimination pour trouver un logement, pour entrer en soirée, difficultés pour s’habiller, pour prendre les transports. Si vous ne correspondez pas exactement aux standards d’une sorte d’idéal de société… la vie est plus dure ! Et dire que si nous continuons comme ça, dans quelques temps seuls les avatars de Second Life et les mannequins "Photoshop" respecteront les critères…
Et si le "standard" était d’être comme on est… ok, ok, c’est l’utopie qui revient au galop (mon médecin m’a confirmé que c’est une maladie chronique mais pas létale alors…)

vendredi 20 avril 2007

Initiation au Parachute en Or...


Quand le parachute devient un sport national, la France d’en bas s’écrase et la France d’en haut s’envoie en l’air.
Je vous propose de jouer à un petit jeu : avec (417 120 €) 172 628,9 € vous faites quoi ? Aller, je complique le jeu, vous ne touchez pas tout d’un coup mais seulement (6 592 € par mois pendant 5 ans) 5400€ par mois pendant 6 mois puis l’indemnité est dégressive pendant 5 ans… Il faut garder à l’esprit que vous avez autant de temps libre que vous le désirez. Et oui, le temps du "tout travail mérite salaire" devient aléatoire mais le temps du "tout salaire ne nécessite pas de travailler" commence à être à la mode. Alors voilà la recette pour gagner le jackpot : se faire élire député, venir de temps en temps (rien d’obligatoire bien sûr mais l’hiver c’est chauffé, il fait bon l’été pendant la canicule) et surtout… ne pas se faire réélire. Voilà, le tour est joué : 5 ans de vacances aux frais de la princesse… euh de ces idiots de travailleurs français qui paient des impôts.
Ah j’allais oublier, il y a un peu plus dur mais le jeu en vaut la chandelle : avec 8 millions d’€ vous faites quoi ? Là c’est encore mieux : vous touchez la somme en une fois. La recette : dépenser tout son salaire en €uromillions (mais c’est très aléatoire) ou devenir PDG d’une grosse boite française, licencier un bon paquet de personnes et se faire virer… facile ! Même moi je pourrais y arriver et puis avec 8 millions d’€ on a les moyens de s’acheter des somnifères… bah oui, dormir avec tant de personnes restées sur le carreau ça ne doit pas être facile tous les jours.
Les parties en gris ont été modifiées à la suite de recherches plus approfondies inspirées par le commentaire de Stéphane.

jeudi 19 avril 2007

DéDé voit tout rouge...


Il y a quelques temps que je n’ai pas écrit. La raison est assez simple : au-delà des coups de gueule de DéDé, ce blog se veut être à mon image : optimiste…
Bien que les arbres soient en fleurs et que le soleil nous fasse le plaisir de son retour, je ne sais plus vraiment…
Sommes-nous si nombreux à y croire, à agir en conscience… je ne parle pas d’être parfait, juste conscient, éveillé.
J’ai l’impression lorsque je sors du microcosme DD, tout le monde a toujours une très bonne raison de faire le contraire du minimum.
Les lumières se croient à Versailles, les robinets jouent les grandes eaux en circuit ouvert, les ordures s’enfuient des bacs de recyclage pour mourir en paix : incinérées, les voitures accélèrent bruyamment pour exister et les multinationales qui licencient annoncent toujours d’aussi beaux résultats …
Le citoyen et le consommateur ne se rencontrent pas comme Dr Jekyll et M. Hyde. Le citoyen serait presque prêt à changer ses habitudes mais le consommateur voit son plaisir dans le temps court.
Se lever de son fauteuil pour éteindre la veille de la télé, pour quoi faire ? C’est tellement plus facile de pointer la "zappette" sans se poser de question…
J’entends de plus en plus : "ils nous saoulent avec le développement durable, ils en font trop". A cela j’ai envie de hurler : "continuez à mettre vos enfants au chômage en exigeant de vos placements de rendements à 2 chiffres, continuez à consommer de l’énergie nucléaire avec des ampoules qui se prennent pour des chauffages, continuez à confondre vos robinet avec des sources inépuisables et puis tant que vous y êtes, écrivez un mot pour vos petits enfants et arrières petits enfants, qu’ils sachent que la soif de vivre dans l’opulence est plus importante que les quelques efforts à consentir."
AVOIR mais…à quel prix ? Le moins cher possible : un Tee-shirt distribué dans un évènement sportif : moins de 1€ … ça servira de chemise de nuit… fait par Qui ? Où ? Dans quelles conditions de sécurité ? Qui pose la question ? Personne, il faut bien que les participants en aient pour leur argent mais je repose la question : A quel prix ? Le tribu est payé de l’autre côté de la planète, nos enfants vont à l’école et les accidents du travail sont bien couverts…
Chez DéDé ne passent que les convaincus est-ce que ça vaut le coup de continuer… on ne sait jamais, quelqu’un pourrait s’égarer sur la toile et…
J’hésite.

jeudi 22 mars 2007

Think global, Act local, en DD aussi...


Think Global, Act Local… Je sais, je sais, c’est le concept marketing de certaines grandes multinationales mais ça pourrait aussi être un plébiscite pour la relocalisation de l’économie. Je pense mondial; d'ailleurs c'est sur Internet que j'ai choisi de m'exprimer mais je tente de ne pas oublier que je vis quelque part, sur un territoire qui m'accueille et sur lequel je suis chez moi. Alors voilà, si j’achète le pain au boulanger du bas de la rue, la viande au boucher, le lait, les fromages et les œufs à la crèmerie, le poisson au poissonnier, etc. Si eux-mêmes appliquent les principes d’économie locale, ils vont chercher leurs produits au plus près et ainsi de suite. Au final, le boulanger qui a gagné de l’argent grâce à ma baguette va acheter du lait au crémier et l’agriculteur qui n’habite pas très loin va aussi venir s’approvisionner chez les mêmes commerçants. Le transport des marchandises locales aura nécessité de faibles quantités de CO2, l’économie de la région est dynamisée et favorise grandement l’agriculture et l’élevage raisonnés. Je sais, je suis dans mon petit monde utopique mais les rayons des supermarchés pleins à craquer nourritures dont on ne peut même pas identifier la provenance. Alors j'imagine, peut-être à tort, qu’elles sont issues de productions massives et qui parcourent des milliers de kilomètres pour se retrouver dans mon assiette. Du coup, je paye les nombreux intermédiaires, les litres de gasoil pour le transport et surtout je cautionne, pour cela, que les producteurs soient rémunérés à des tarifs indécents qui leurs imposent de produire toujours plus avec moins d’argent et qui contribue à ce que la qualité de l’alimentation se dégrade.
Alors dans cette histoire, même si entre le noir et le blanc il y a toujours du gris, j’aime imaginer qu’en densifiant les tissus économiques locaux en France et partout dans le Monde, beaucoup de choses pourraient s’améliorer d’elles-mêmes.
Les Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysannes (
AMAP) sont un maillon de ce cercle vertueux. C’est un circuit de vente directe de l’agriculteur au consommateur dans lequel l’agriculteur s’engage à fournir des produits et le consommateur s’engage à les acheter. Comme Paris ne s’est pas fait en un jour, je ne suis pas un exemple de vertu malgré mes idéaux. Alors, pour l’instant j’essaie de faire attention à ce que j’achète, je scruter les étiquettes et quand c’est possible, j’achète les produits fabriqués au plus près de l’endroit où je me trouve.

mercredi 21 mars 2007

Un bain de luxe.


Etre privilégiée est une chose, mais avoir accès tous les jours au summum du luxe en est une autre… et bien je fais partie de l’infime partie de la population qui peut le dire, je vis dans le luxe : chez moi, pas moins de 2 robinets dispensent de l’eau potable à volonté, vous avez bien lu : a volonté, à toute heure, quand je veux ! Je n’ai qu’à faire un petit geste de la main et l’eau limpide, pure, chaude ou froide, vient à moi et, comble du luxe, elle ne coûte presque rien. Aujourd’hui, Action contre la Faim nous rappelle que l’eau est parfois inaccessible, trop loin, trop profonde ou trop chère. L’eau est la ressource dont nous ne pouvons pas nous passer plus de 3 ou 4 jours alors qu’on peut survivre 40 jours sans manger. Enfin c’est bien de l’eau potable dont nous parlons car l’eau non potable tue. Dans les pays en développement, plus du tiers des décès sont imputables à l’utilisation d’une eau contaminée.
Ces statistiques seront peut être un jour valables pour tous les pays du monde. Les activités industrielles, l’utilisation de pesticides, la surconsommation de médicaments, rendent de moins en moins potable l’eau des pays "riches".
Alors, dédicace spéciale pour quelqu’un qui se reconnaîtra je l’espère : laisser couler l’eau sans arrêt en faisant la vaisselle… ce n’est pas comme ça qu'on traite un produit de luxe...

mardi 20 mars 2007

Frontières fermées à double tour


La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, 28 aout 1789, 617 mots pour préserver l’intégrité des Hommes.
Mais aujourd’hui, en France, si vous passez le pas d’une banque pour ouvrir un compte et que vous "avouez" n’avoir pas de papiers, vous sortez de cet établissement (la Société Générale pour ne pas la citer) escorté par des policiers et menotté.
Ces femmes, ces hommes cherchent des conditions de vie meilleures pour eux-mêmes et pour leurs enfants. Oui, ils sont
en situation illégale sur le sol français, oui, nous ne pouvons accueillir tout le monde mais est-ce une raison pour les traiter comme des délinquants ? Quand vous vivez depuis plusieurs années dans un pays, que vous y travaillez que vous y dépensez votre argent, que vos enfants y sont scolarisés, est-ce normal d’avoir peur chaque jour ?
Les plus hauts murs du monde ne nous protègeront jamais de l’incroyable force de vie qui pousse ces hommes et ces femmes à tout laisser et à partir pour l’inconnu.
NOUS, nos prêts, nos commandes massives de matières premières brutes payées à des prix dérisoires, notre surconsommation de tout et surtout d’inutile, nous sommes responsables de ce monde scindé en deux, de ces milliards de personnes qui rêvent d’une vie acceptable et comment le leur reprocher ?
Ouvrons les yeux, il y a des pays en guerre, des pays dans lesquels on torture, des pays frappés par la famine, des pays rongés par des pandémies, des pays pauvres… derrière ce mot "pays" si pratique, il y a des hommes, des femmes et des enfants qui subissent tout cela au quotidien.
C’est loin ? Une ou deux, allez quatre ou cinq heures tout au plus en avion, le temps de deux films regardés bien installés sur nos canapés moelleux et nous pourrions y être, ce n’est pas loin, eux feront des heures, des jours, des semaines, parfois des mois de marche, de bateau, ballotés au fond de remorques de camions pour toucher le sol français. Là ils vont travailler, faire tout ce qu’ils peuvent pour survivre et envoyer de l’argent à leur famille, raser les murs, ne jamais rien demander, se faire tous petits… pour rester quelques jours de plus ici, en France, jusqu’au jour où, parfois des années après, le gouvernement Français leur offre leur premier cadeau : le billet de retour en avion…
Alors OUI, elle est belle la Tour Eiffel, notre drapeau bleu blanc rouge, nos chères petites têtes blondes, nos inscriptions "Liberté, Egalité, Fraternité" sur les frontons des mairies et des écoles, OUI nous sommes des privilégiés, est-ce une raison pour regarder les hommes, les femmes et les enfants "étrangers" comme des menaces ? Si nous n’avions pas amassé tant de belles choses, nous n’aurions pas si peur de les perdre et nous ouvrir à l’autre ne se limiterait à pas le toiser comme un animal au zoo, bien installé dans le fauteuil du salon au travers de l’écran de télévision, là où il ne risque pas de se matérialiser…
Ces femmes, ces hommes, ces enfants qu’on appelle pudiquement "sans-papiers" ils ont un prénom, une histoire, des joies, des peines, et surtout, nous aurions pu naître à leur place.

J’ai lu dernièrement un livre magnifique :
Eldorado de Laurent Gaudé…


Signez la pétition...

dimanche 18 mars 2007

Plein d'idées Ciné... pour changer.


C’est presque le printemps mais comme il n’y a plus de saison ma brave dame, il pleut… alors quoi de mieux que de se poser quelques heures dans les salles obscures qui fêtent le printemps du cinéma à 3€50 la place.
J’avais très envie de voir le documentaire "notre pain quotidien" de Nikolaus Geyrhalter. En un mot : Impressionnant. 1h32 sans parole, des images qui racontent la vie et la mort de ce que nous avons dans les assiettes, à voir absolument… mais pas seul, le film idéal pour compléter ce tableau c’est "Volarem rien foutre al païs", un bijou un brin militant contre l’aliénation des travailleurs, le contraste entre les deux films fût d’autant plus saisissant que j’ai vu les deux à la suite.
Qu’en ai-je retenu ? En vrac, comme ça : je ne suis pas (encore) végétarienne, mais plus question de manger de la viande industrielle, un délire pour les animaux qui n’est en rien justifié car nous n’avons pas besoin d’être aussi carnivore. La viande à bas prix peut être aisément remplacée par de la viande plus chère mais bien traitée et consommée en plus petite quantité. Quoi d’autre ? Ah oui, j’avais un rêve : savoir monter et démonter un moteur de voiture… drôle de rêve pour une citadine de mon espèce qui n’a jamais possédé rien d’autre qu’un vélo et une carte orange. J’ai compris pourquoi ce rêve : pour échapper à la dépendance que m’infligent les constructeurs en tout genre. Je m’explique : il y a plein de trucs que je ne sais pas faire, je suis dépendante des producteurs de tout et rien pour ma survie. Pas question donc de me rebeller, de sortir du système puisque je ne saurais pas (encore) assurer ma propre survie. D’où l’idée que si un jour je sais monter un moteur de voiture, faire un peu de plomberie et une once de jardinage, avec de la bonne volonté et en me retroussant les manches je pourrai bâtir une maison en bois avec des toilettes sèches, de l’eau du puit… ou lala, je divague… mais qui sait, rendez-vous dans quelques années ;-)
Enfin, si demain vous avez quelques heures de libres, ça vaut le détour !




Et puis pour changer des sorties sérieuses, passez voir Alex Lutz au point virgule, un jeune qui promet, une galerie de portraits très justes, on plonge littéralement dans le spectacle, une délicieuse soirée !

vendredi 9 mars 2007

Imprimer ecolomique


Notes, rapports, comptes-rendus, synthèses, dossiers, présentations, exposés, commentaires, mémentos, autant de documents que je dois souvent imprimer.
J’ai cherché le moyen le plus "écolomique" pour travailler en bonne intelligence avec mes valeurs. La première mesure est une mesure de bon sens assez simple : je n’imprime que ce que j’ai vraiment besoin d’imprimer. Si le texte est assez court ou que j’ai le temps de lire à l’écran, je m'imprime pas.
Ensuite, j’ai réservé un tiroir de mon bureau aux feuilles utilisées que d’un seul côté. Elles me servent de brouillon et quand j’en ai beaucoup j’en fait faire un bloc-notes par notre service économat qui fait ça très bien. Mon imprimante étant partagée, je ne peux pas mettre les feuilles utilisées dans le bac, les collègues risqueraient de m’en vouloir.
En cherchant bien, j’ai fini par trouver dans les propriétés de l’impression un moyen d’imprimer 2 pages sur une seule et recto-verso. Résultat : 4 pages sur 1 feuille ! Et finalement je trouve ça très pratique : moins de papier à transporter, lecture plus rapide et le sourire de la nature (bon d’accord, il faut oublier le sourire en coin de certains collègues que cela amuse beaucoup).
Pour les chefs qui m’ont fait comprendre gentiment que l’écriture était un peu petite en deux pages sur une, je n’envoie plus les documents de synthèse à valider par mail (ils les impriment à coup sur), je les imprime en recto-verso (ça fait toujours une feuille sur deux d’économisée car ils ne pensent jamais à le faire).
Enfin, côté encre : le mode brouillon qui permet d’économiser 50% d’encre est parfait à mon goût et je n’utilise le mode couleur qu’en cas de réel besoin. Enfin, en pied de mail, j'ai ajouté cette ligne : "Afin de contribuer au respect de l'environnement, merci de n'imprimer ce mail qu'en cas de nécessité."

Nous sommes déjà deux dans le service à avoir adopté ces principes d’usage durable de l’imprimante… pour les autres, les habitudes sont difficiles à changer… mais je ne désespère pas.
Et vous, faites nous faire découvrir vos "trucs" !

jeudi 8 mars 2007

Futur nucléaire ?

ITER, International Thermonuclear Experimental Reactor d’après ce que j’ai compris, ITER n'est pas destiné à être une centrale électrique. Ce projet expérimental vise à étudier la faisabilité et les modalités de la fusion nucléaire pour produire de l’énergie récupérable. Il a les objectifs suivants :

- Maintenir les réactions de fusion pendant 1000 secondes

- Dégager 500 Méga Watt avec un apport de 50 Méga Watt.

Comment parvenir à cela ? Ca semble assez simple finalement : on prend un atome de deutérium, un atome de tritium, on fait en sorte qu’ils s’assemblent pour faire une molécule d’Hélium. Cette réaction dégage un neutron et beaucoup d’énergie sous forme de chaleur. Le deutérium et le tritium sont des isotopes de l’hydrogène, ils ont autant de protons et d'électrons que l’hydrogène, seul le nombre de neutrons diffère. Ils ont les mêmes propriétés chimiques que l’hydrogène mais pas la même masse.
Le problème c’est que pour faire cette réaction il faut tout un tas de conditions spécifiques et notamment une température de plusieurs dizaines de millions de degrés. Pour en arriver là il faut beaucoup d’énergie et pour l’instant cette réaction a toujours nécessité plus d'énergie que ce qu’elle a dégagé. Le but des recherches est de permettre de produire 10 fois l’énergie utilisée et surtout que la réaction puisse s’auto entretenir. Il y a tout de mêmes quelques interrogations, entre autres :

- Le risque de contamination radioactive par le tritium qui est une gaz et peut se répandre en cas de fuite.

- Les déchets radioactifs à longue durée de vie restent un problème non résolu, pour l’instant c’est l’arbre de Noël des générations futures.

- L’argent qui sera investi dans cette recherche qui ne devrait pas porter ses fruits avant au moins 20 ans pourrait l’être au dépend des recherches sur les autres sources d’énergie et notamment les énergies renouvelables.

Il y a aussi de belles perspectives comme la possibilité d'une production quasi-infinie d'énergie sans dégagement de gaz à effet de serre.

Voilà, je n’ai pas encore d’avis tranché sur la question ni la prétention d'être exhaustive mais je voulais vous faire partager un petit bout de ce que j'ai découvert à l’expo sur l’énergie à la Cité des sciences de la Villette.

Pour en savoir plus : les "pour"

Pour en savoir plus : les "contre"

Et comme toujours les commentaires son les bienvenus !

mardi 6 mars 2007

DéDéménagement

Il y a deux ans, à cette période je me promenais dans le nord du Laos. J’y ai vu le déménagement le plus écolo qu’il m’ait été donné d’observer. Le dégagement de CO2 est nul, aucun carton pour gonfler les poubelles et surtout une superbe solidarité qui me fait rêver…
Bon c’est vrai qu’à mon dernier déménagement nous étions une dizaine (merci beaucoup à ceux qui se reconnaîtront -surtout que c’était les mêmes un an avant) mais j’ai aussi reçu un paquet de bonnes excuses et autres emplois du temps surbookés (un dimanche pluvieux ;-)…
Voilà, comment sans grosse machine, mais avec un soupçon de bonne volonté et l’envie de faire, on peut déplacer des montagnes… ou des maisons.



lundi 5 mars 2007

Stop aux échantillons! -et aux publicités polluantes-


Plus de set en papier sur mon plateau à la cantine, viande seulement deux fois par semaine et après une longue "bataille", il y a enfin des infusions bio à la cafet’ ; il va même y avoir du café équitable dans les machines et il paraît que les gobelets biodégradables sont à l’étude… sans oublier le commando "extinction des feux" qui passe tous les midis éteindre les lampes de ceux qui n’ont toujours pas compris que leurs ordinateurs ne font pas de photosynthèse même pendant l’heure du déjeuner… C’est un travail de longue haleine pour faire changer un tout petit peu les choses dans l'entreprise. Ceci étant, rien ne vaut, selon moi, la voie pacifique, avec le sourire ça prend du temps mais je suis sûre qu'à terme ça paie plus.
Même si il y a des jours comme aujourd’hui où j’ai vraiment envie de m'énerver : ce midi, alors que je salue la caissière comme tous les midis, elle me glisse subrepticement un sachet plastique. Dans ce sachet, une magnifique pub’ pour Canderel sur papier blanchit, glacé, encres couleurs (pas besoin de faire un dessin) avec deux échantillons de sucre (enfin du faux sucre) dont voici la composition : aspartame, acésulfame-k, dextrose, arôme naturel de vanille, dioxide silicium (argghhhhhhhhh pas très nature tout ça).
Sur six collègues à table, seules deux personnes les ont conservés, les autres ont jeté le plastique, le papier et les échantillons directement à la poubelle. Reste à savoir si les deux qui les ont conservé vont vraiment les essayer ou si c’est juste pour le plaisir d’avoir un cadeau.
Ce qui me révolte c’est la débauche de matériel on ne peut plus non écologique utilisée par les marques pour se faire connaître. L’appel au boycott en France est un délit alors je ne fais pas d’appel, mais à partir d’aujourd’hui, JE boycotte chaque marque qui me donnera des échantillons sans me demander mon avis (ce qui fut le cas de midi).
En même temps, échantillon ou pas échantillon, sur ce coup la, la composition écrite sur le sachet aurait suffit pour me faire prendre mes jambes à mon cou devant le linéaire ;-)